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I LOVE HARVARD
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    We don't talk anymore, but still care for each other ft Joyce (21.11)
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    Ji-hun HwangMembre de la Pforzheimer House
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    Ji-hun Hwang
    Membre de la Pforzheimer House
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    Âge : 27
    Lieu de naissance : Hamheung, ville de la région de Hamgyeong du sud. La Corée du Nord l'a vu naître, l'a élevé. Elle a forgé une partie de l'homme qu'il est aujourd'hui, mais c'est sur un tout autre continent qu'il désire construire son avenir.
    Quartier.s d'habitation & Colocation : Il a vécu la Pforzheimer House durant une année, l'a quitté en juillet pour s'installer provisoirement chez un ami, à Chinatown, Boston, le temps de déménager dans un studio au 499 Beacon St.
    Situation sentimentale : Il a retrouvé les champs, un petit peu plus d'un mois avant le printemps. Maintenant que n'existe plus de pression, la relation peut enfin préparer sa floraison ; dans une relation avec Lilia, demoiselle qu'il connaît depuis un an déjà ; 2024년 2월 16일
    Études & Métiers : doctorant en pharmacologie, au sein du laboratoire de l'école de médecine, il assiste également son superviseur dans ses recherches et participe activement à des conférences. En-dehors de ça, il fait du tutorat en sciences et en coréen ; ça paye bien mieux que serveur à la Luna Caffe, même si sa passion pour les latte art ne s'est pas envolée.
    Date d'inscription : 16/04/2022
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    Warning : régime totalitaire, sanctions (ex : camp de concentration, travail forcé, exécution publique), patriarcat social / juridique, tortures / actes de barbarie, détention provisoire, violences policières (Japon), ablation d'un rein, 18+, racisme / discrimination / bashing subis, grossesse extra-utérine de son ex-copine / maladie : insuffisance rénale.
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    Lien du postDim 12 Nov - 21:57
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    Ji-hun avait retardé au mieux le fait de venir récupérer les résultats des examens qu'il avait effectués, mais à force d'appels répétés et d'excuses à trouver, il avait bien fallu promettre au secrétariat de passer. Même si le premier rendez-vous s'était fait dans un autre cabinet, la médecin qui le suivait, spécialisée en néphrologie, était rattachée ici, ce qui expliquait pourquoi ce fut au Massachusetts General Hospital qu'il se rendit. Pas pressés vers l'entrée, les portes automatiques finirent par être dépassées, non sans un regard sur la montre qu'il portait. Dix-sept heures avaient sonné depuis presqu'un quart d'heure, et il se promit de ne pas rester plus qu'il ne fallait à l'intérieur, parce qu'il y perdait toujours son sourire et sa bonne humeur ; pour plusieurs raisons, ce n'était pas un endroit qu'il portait dans son cœur. Il navigua dans de nombreux couloirs, passa inaperçu devant de nombreux patients qui allaient rester jusque très tard. Les urgences étaient bondées, et il en était de même dans les services réservés. Il dut patienter, assis sur une chaise maintes fois réchauffée par différents fessiers, avant de pouvoir s'approcher et demander ce qu'il était venu chercher. Il eut le droit au fameux  « on ne vous attendait plus  », et il tenta de se montrer charmant autant qu'il le put. Le dossier cartonné cédé avec les doubles de ce qu'on lui avait fait, il remercia poliment la secrétaire avant de filer.

    Chemin inverse réalisé, bien décidé à quitter l'établissement aussi rapidement qu'il le pouvait, il se permit d'ouvrir la couverture pour zieuter sur l'analyse du sang qu'on lui avait prélevé, là où le débit de filtration avait encore baissé depuis la fois passée. Le stade deux progressait trop rapidement de ce qu'il en lisait, entraînant des carences dont il faudrait s'inquiéter – déni dont il faudra d'abord s'occuper, car les recommandations du mois de septembre n'étaient pas encore parfaitement appliquées. Il voulait tourner les pages pour voir ce qu'il en était des photographies du rein qu'on avait capturées, mais il fut bousculé au même moment, voyant alors les feuilles s'étaler à une vingtaine de mètres de la sortie qu'il voulait emprunter. Des regrets sincères furent prononcés ; la personne était attendue, sa femme allait mettre au monde leur bébé. C'est bon, je vais m'en occuper, répondit-il qu'elle ferait mieux d'y aller, un geste de tête qui la confortait à se dépêcher. Remerciements articulés avant que des pas de course ne viennent à résonner jusqu'à l'ascenseur dont les portes tardèrent à s'ouvrir pour lui permettre de grimper. Regard perdu sur la silhouette qui disparut aussitôt le métal refermé, Ji-hun baissa les yeux sur les dégâts qu'on lui avait causés avant de s'accroupir pour tout regrouper ; le sourire n'était pas prêt d'être affiché.

    Seul, mais pas pour longtemps : une main s'ajouta à la sienne, et il la reconnut avant même de lever ses obsidiennes. Paralysé, ce fut ainsi que son corps réagit. Incapable d'aller confirmer l'identité, ses billes cherchèrent à terre de quoi s'intéresser, parce qu'il ne savait comment échanger ; deux mois étaient passés depuis qu'ils s'étaient croisés, mais ça lui avait paru des années, d'autant plus qu'elle avait affirmé avoir besoin de temps pour savoir ce qu'à l'avenir ils seront vraiment. C'était dingue pourtant, puisqu'un an et demi auparavant, ces deux-là s'étaient retrouvés dans le même embarras – sauf que le malade était Loki, et non pas lui. Tant pis s'il ne savait toujours pas sur quel pied danser, il finit soudainement par s'y confronter. Rétines plongées sur le visage qui confirma de qui il s'agissait, une chose était sûre c'était qu'elle n'avait pas changé. Des tonnes de questions passaient à vitesse grand « v » dans sa tête, mais elles restèrent toutes muettes, sauf une qui franchit la barrière de ses lèvres jusqu'alors figées, il se permit de demander : est-ce que ça va ? Qu'est-ce qu'elle venait faire là...

    @Joyce Millett
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    Lien du postMer 15 Nov - 6:43
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    Si Joyce avait redouté ce rendez-vous pour les questions qu'on risquait de lui poser, tout s'était plutôt bien passé au final. Dans un si grand hôpital, on n'avait pas le temps de s'intéresser à autre chose que la santé physique des patients. Aussi personne ne s'était attardé à lui demande si elle continuait à aller voir sa psy ou comment elle allait réellement. Les réponses à ces deux questions étaient négatives et probablement intrasèquement liées ; la doctorante avait cependant renoncé aux rendez-vous avec la professionnelle depuis son retour de Grèce. Y aller n'aurait fait que gratter les défenses pleine de vase qu'elle tentait vaguement de construire sur ses blessures et reconnaître qu'elle souffrait de ses plaies. Celles infligées par sa grossesse et qui n'étaient pas complètement cicatrisées, celle au goût des larmes de l'océan qui ballotait ces corps entres ses lames, celle de sa séparation avec Jay et de tout le processus de deuil enclenché quand elle avait compris que cette relation était définitivement terminée. Dans tous ces tourments, la biologiste préférait encore souffrir que guérir, et elle y mettait beaucoup de force.
    Rien, cependant, n'avait été remué à cet endroit. On s'était contenté de vérifier que tout allait bien au niveau de ses trompes, que les cicatrices - physique celle-ci - ne risquaient plus de s'infecter et que sa trompe de Phallipe restante allait bien. Tout était en ordre, les résultats satisfaisant, et aussi simplement qu'on referme un dossier, les médecins avaient clôt cette affaire. Classé le cas de cette jeune femme qui s'était un jour présentée aux urgences avec un terrible mal de ventre, on pouvait passer à autre chose, parce qu'on avait pas le temps, qu'on avait encore plein de patients à voir aujourd'hui, certains avec des symptômes bien plus graves et des pronostics vitaux engagés. Joyce aurait aimé avoir cette possibilité là également, clore le dossier d'un claquement de doigt, passer à autre chose, retourner à ses études, à sa vie. Mais elle savait que c'était là, ça resterait là pour toujours, les cicatrices avaient beau blanchir, s'affiner, arrêter de se boursouffler, elle n'oublierait pas cette vie qui avait tenté de s'implanter au mauvais endroit.

    Après avoir rempli les derniers papiers administratifs, elle se perd dans le dédale de couloirs, se trompe de chemin et doit faire demi tour pour trouver la sortie. Et, alors qu'elle pensait enfin y être parvenue, une voix qui remonte des tréfonds de sa mémoire la fait se figer en plein mouvement. Son qui devient glacial, elle ose à peine se tourner pour poser ses yeux sur lui, son ex, celui qui encore parfois vient lui rendre visite dans ses cauchemars. Même accroupi à rassembler un paquet de feuilles, il a l'air d'avoir mauvaise mine et l'américaine hésite un instant en se mordillant la lèvre sur le comportement à adopter. Sa psy lui dirait sûrement de déguerpir, qu'il est encore trop tôt pour se confronter à ses démons. Ou alors tout l'inverse, qu'elle doit foncer affronter son passé. Elle n'en a aucune idée ; elle ne la voit plus. Alors Joyce se laisse pousser par son instinct, brise la dernière distance qui reste entre eux et s'accroupit à son tour pour l'aider à ramasser les différentes feuilles qui ont volé sur le sol.
    Instant d'hésitation. Il ne lève pas la tête tout de suite et elle se doute bien de la raison ; comme elle a reconnu sa voix, il l'a immédiatement reconnue aussi. Leur dernière rencontre et leurs derniers messages sont trop plein de rancœur pour qu'il puisse affronter ce moment avec légèreté - c'est sa faute, blessée elle n'a pas été tendre avec lui. Enfin, ses iris se relèvent et la déroutent presque : quand on a aimé, il est difficile d'effacer tous les sentiments comme on referme un dossier.

    - Ça va.

    Elle réunit les quelques feuilles ramassées pour les lui tendre, non sans égarer un instant son regard sur les différents papiers imprimés. Pas qu'elle veuille être ainsi intrusive, mais c'est juste sous ses yeux et l'hôpital n'est certainement pas l'endroit où elle s'attendait à retomber sur son ex.

    - C'est ton rein, c'est ça ?

    Pas de pluriel nécessaire. Elle connaît assez son corps pour savoir la cicatrice qui le déchire et pour en avoir deviné les raisons. Un peu comme elle n'a plus qu'une seule trompe, il ne possède plus qu'un rein. La différence étant que celui qui lui reste est trop abîmé pour faire pleinement son travail selon les résultats qu'elle a sous les yeux. Et que, contrairement à ce qui lui manque et qui n'impacte que sa fertilité, on ne peut pas vivre sans rein. Ça sent la dialyse, probablement même la greffe...
    Ji-hun HwangMembre de la Pforzheimer House
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    Lien du postVen 17 Nov - 22:24
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    Réalité pourtant inscrite dans le dossier qu'il venait de récupérer, Ji-hun l'ouvrir et analysa ce qu'il renfermait, comparant les lignes qui se succedaient comme s'il n'y avait absolument rien qui le concernait. Il déduisit facilement qu'il y avait de quoi se montrer alarmant, parce qu'en un mois le stade 2 avait pris un peu trop de poids, qu'on se dirigeait dangereusement vers le trois. Il eut tout juste le temps de tourner la page de ce qu'on avait échographié qu'une épaule vint le bousculer, envoyant balader une bonne partie du dossier. Les feuilles volèrent dans le couloir qui menait vers l'entrée, mais ce fut vers cet homme qui s'excusait qu'il préféra se tourner. Sa femme mettait au monde leur premier bébé et elle avait besoin de soutien, il était paniqué mais n'allait pas hésiter à lui tenir la main ; le Nord-coréen ne chercha pas plus loin. Il le laissa filer, parce qu'il pouvait très bien se charger de tout ramasser, en revanche il était bien placé pour savoir à quel point il était important d'avoir une personne sur laquelle pouvoir compter quand tout nous semblait s'effondrer. Le regard fixa la silhouette agitée jusqu'à ce qu'elle disparaisse derrière les épaisses portes blindées, et ce fut à ce moment-là qu'il se décida à se baisser pour rassembler ce qui avait volé, sans se douter qu'une jeune femme qu'il connaissait viendrait l'assister.

    Difficile de ne pas reconnaître ces doigts qu'il avait souvent emprisonnés, il ne sut comment l'aborder, les derniers échanges qu'ils avaient eus n'ayant rien donné. Devait-il laisser sa tête baisser ou pouvait-il la regarder ? Devait-il garder ses lèvres fermées ou pouvait-il lui parler ? Tant de questions fusèrent en cet instant  « T », mais ce fut une autre interrogation que se permit sa voix. Ses pierres finirent par se poser sur le visage de celle qui était accroupie là, et ne purent cacher ce qui le contrariait, il demanda forcément si ça allait. Étrange de croiser son ex-copine entre les murs d'un établissement qui les avaient un jour vus tout chamboulés. Il espérait que rien de grave ne lui était arrivé, rassuré à moitié par ces deux petits mots prononcés. Il ne put deviner la définition à leur dédier, si elle disait vrai ou si elle n'avait pas envie de s'étaler – après tout, est-ce que ça le regardait ? Il ne voulut pas insister. Merci, dit-il lorsqu'elle lui tendit les imprimés. C'était bien sympa qu'elle ne l'ait pas laissé dans de beaux draps, la politesse ne manqua pas. Il les classa, pas prêt de les déchiffrer avant d'être enfin rentré. La question qui suivit le surprit, ça se lut aussitôt dans ce regard qui s'agrandit. Moment d'hésitation qui surgit, un ton interrogatif après un court temps de surcis : ouais ? Les yeux tombèrent sur le nom qui y était inscrit.

    Patronyme qu'il ne connaissait que trop bien, parce qu'en effet : c'était le sien. Prise de conscience qui s'effacera sans nul doute une fois les portes de l'hôpital dépassées, il acquiesça plus franchement la deuxième fois, et tenta un sourire qui ne s'afficha pas : c'est ça. Esquisse retournée, sur lui le sort continuait de s'acharner. Encore merci de t'être arrêtée, fit-il, tout en évitant de croiser ses billes foncées. Il ne tarda pas, finit par se relever pour ne pas plus lui imposer cette présence qu'elle ne voulait plus à ses côtés. Il avança et mit son sac de côté pour pouvoir y ranger la pochette cartonnée. Il sortit et rejoignit le premier arrêt de bus qui se présenta, tête tournée et levée en direction du ciel au cas où il serait rejoint par la demoiselle. Il ne pouvait deviner si elle était venue à vélo ou à pieds, ça faisait tout de même loin pour marcher jusqu'à la Dudley, et en ce mois de novembre la pluie menaçait souvent de tomber, mais une chose était sûre : ils prenaient le même aller, qu'importait où il allait s'arrêter. La question se posait : allait-il rejoindre le labo ou allait-il s'enfermer dans son studio ? Perdu entre le sentiment de vouloir travailler et celui d'avoir besoin de se reposer, il choisira probablement sur le trajet. Là, la priorité était de passer outre ses problèmes de santé qu'il n'avait pas le courage de gérer, et la douleur d'avoir perdu une alliée à tout jamais.

    @Joyce Millett
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    Lien du postMer 22 Nov - 14:35
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    C’était étrange de se retrouver ainsi, à partager le même espace à la fois plutôt grand et étouffant étant donné l’endroit insolite dans lequel ils se croisaient. Joyce, bien sûr, avait imaginé mille scénarios où elle décroiserait les iris foncées qui l’avaient tant fait chavirer par le passé. Bien sûr, ils ne bossaient pas dans le même bâtiment et Harvard était grand – Boston plus encore –, mais il leur arrivait de fréquenter les mêmes lieux, parfois les mêmes personnes, les mêmes soirées. Le hasard aimait tant s’incruster dans ce petit monde bien ordre qu’elle se doutait que ce moment fatidique arriverait forcément un jour ; celui où son cœur, pas complètement soigné, battrait un peu trop proche de celui qui lui avait donné tant de raison d’accélérer. Pour autant, dans tous ces scénarios, jamais elle n’avait pu penser que ça serait ici, dans cet hôpital qui avait finalement participé au début de leur chute – parfois, lorsque la colère dévorait ses entrailles, elle se demandait s’ils seraient encore ensemble sans la grossesse extra-utérine, l’opération, les discussions houleuses qui s’en étaient suivies, allant même jusqu’à haïr la chose qui avait pu pousser en elle malgré le dispositif qui aurait dû l’en empêcher ; puis elle s’en voulait terriblement pour cet être qui lui avait été arraché et qu’une part d’elle aimait, projetait comme l’enfant qu’elle n’aurait jamais puisqu’il avait fallu le lui retirer avant même de lui offrir une chance de vivre.
    Le hasard, rieur, avait cependant décidé e s’infiltrer dans des brèches étranges, jouant avec des échos malins qui n’étaient pas sans leur rappeler leur première conversation. La jeune biologiste marine pressée dans les couloirs de l’aquarium, le cœur serré par la maladie qui hantait Loki, la bousculade qui s’en était suivi et leur première conversation, alors. Jay avait proposé de l’aider, avait cherché un remède pour soigner le phoque, mais ça avait été trop tard et le mammifère était parti pour un océan salé aux larmes de Joyce. Désormais, ce n’était plus l’anima qui était malade, mais bien le doctorant lui-même, ce rein unique qu’il lui restait – et le cœur au bord des lèvres, il fallait espérer que son destin ne fasse pas écho à celui de Loki.

    Après avoir attrapé les derniers papiers qui s’étaient échappés, Joyce les lui remet, bref échange pendant lequel sa curiosité ne peut s’empêcher de s’étaler. Bien sûr, elle est toujours en colère, bien sûr, elle a toujours mal ; mais Jay est une personne à qui elle a tenu, à qui elle tient et tiendra probablement toujours, et elle ne lui souhaite pas les horreurs qu’elle peut deviner entre les analyses. Alors l’inquiétude, forcément, l’interrogation formulée, presque rhétorique quand elle se doute bien de la réponse. Il semble étonné, cependant, bien qu’elle peine à deviner pourquoi – étonné qu’elle s’inquiète pour lui, étonné qu’elle ait eu le culot de violer le secret médical derrière ces chiffres ? La confirmation vient cependant, combler un peu le silence sans recouvrir les inquiétudes. C’est son rein. Et de toute évidence, son rein ne va pas bien.
    La Dudley se mordille les lèvre inférieure alors qu’il détourne les yeux, comme une fuite – d’elle ou de ce qui le ronge de l’intérieur – confirme à nouveau avant de clore la conversation. Échange futile, elle sent la fragilité dans chacun e ses mouvements, le poids qui pèse sur ses épaules et elle ne peut s’empêcher de se projeter elle, quelques mois plus tôt, dans ce même hôpital alors qu'on lui annonçait l’improbable. La grossesse. Le fait qu’elle se déroule en dehors de son utérus. L’urgence à lui retirer ce que son propre corps – celui qui l’avait pourtant créé – considérait comme un corps étranger, un ennemi. Une bombe qui menaçait de la tuer quand ce n’était que quelques cellules, si innocentes. Est-ce que l’organe abîmé de Jay aussi, c’était transformé en bombe à retardement, à la déflagration silencieuse ?
    Avant qu’elle n’ait pu dire quoi que ce soit, il se relève et prend la direction de l’extérieur, la laissant là avec ses questions, encore accroupie. Il a déjà passé la porte qu’elle se relève à peine, hésite sur la direction à prendre. Faut-il aller chercher son vélo et retourner à Harvard pour continuer à bosser, ignorer toute cette histoire avec comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête, se demandant si un jour elle apprendra au détour d’une conversation que cette bombe ancré en lui lui a été fatale ? Ou pire même, ne jamais l’apprendre, ne jamais savoir que celui qu’elle a tant aimé ne marche plus sur la même Terre ? Elle pourrait fermer les yeux, ça serait peut-être plus sage, mais une impulsion étrange la pousse à partir à sa recherche, sortant du bâtiment à son tour pour découvrir sa silhouette filant en direction de l’arrêt de bus le plus proche.

    – Jay, attends !

    Pas qui se précipitent, courent presque pour arriver à sa hauteur.

    – Jay, je… hésite-t-elle entre l’essoufflement et l’absurdité de la situation, je sais comme ça peut être délicat de vivre ces moments et ces annonces. La situation est différente, mais quand, enfin quand tu sais… j’ai dû me faire opérer, à mon réveil tu étais là pour moi et ça m’a beaucoup aidée à traverser tout ça alors… enfin laisse moi t’offrir un thé ou un café, on n’est pas obligé de parler de tes résultats, mais… c’est mieux de ne pas rester seul dans ces moments-là.

    Peut-être qu’elle met les pieds là où elle ne devrait pas, peut-être qu’elle est la dernière personne qu’il a envie de voir ou qu’il a de toute manière déjà prévu de rejoindre un ami ou sa copine… elle n’en sait rien. Mais elle ne peut pas imaginer garder en mémoire cette silhouette vagabonde qui s’enfonce seule dans le néant, des nuages plein la tête.
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    Lien du postSam 25 Nov - 9:07
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    Ji-hun s'était relevé sans un regard ; les derniers messages étaient bien passés il fallait croire. De toute façon, que pouvait-il bien ajouter ? Comme lui, la demoiselle devait forcément rentrer. Question qui vint se poser quand, vers l'arrêt de bus, il marchait : à quelle station s'arrêter ? Il avait encore quelques travaux à terminer, mais il lui arrivait plus souvent de se sentir fatigué, et il avait déjà pas mal accumulé, c'était prendre le risque de tout faire foirer plutôt que d'avancer. Malheureusement, il ne lui restait plus qu'un an et demi pour conclure son travail doctoral avant le grand oral, ralentir le rythme maintenant n'était pas l'idéal. Vers les étoiles bien trop discrètes, Ji-hun avait levé la tête, réflexion pas tout à fait faite. Ses mains rejoignirent les poches doublées du manteau qu'il portait, l'hiver montrait doucement aux habitants qu'il se préparait à froidement s'installer, jetant quelques coups de vents parés à les frigorifier. Et alors qu'il était dans ses pensées, à chercher au fond de lui la motivation que, peu à peu, il perdait, une voix qu'il connaissait si bien vint à l'interpeller. Peut-être était-ce le souffle d'automne qui se mettait à blaguer, mais au cas où il préféra tout de même se stopper. Demi-tour du corps, ainsi pivoté, il put voir Joyce trottiner dans la direction qu'il prenait, lèvres scellées mais sourcils d'ores et déjà levés pour l'interroger.

    Au fur et à mesure qu'elle s'approchait, ses yeux se baissaient au rythme des centimètres qu'elle perdait, et une fois qu'elle fut arrivée à sa hauteur, il l'écouta en bon auditeur. L'annonce, il l'avait reçue il y avait deux mois de ça, durant une visite de routine à laquelle il assista, ce qu'il avait dans son sac n'était que les résultats d'une longue série auxquels il s'habituera. Il ne donnait pas grande importance à ce qu'il se passait, tout de moins c'était ce qu'il pensait. Mis à part quelques symptômes qui s'invitaient, il se persuadait de pouvoir vivre normalement, se sentait incapable de faire autrement ; gérer l'éventualité d'un jour y passer était trop compliqué, il avait déjà tant à s'occuper en priorité. Mais dans ce qu'elle disait, il y avait bien une chose qui était vraie : c'était qu'il ne l'aurait jamais lâchée, qu'importait ô combien c'était difficile de prendre un rôle auquel on n'était pas spécialement préparé. Et si ça devait se répéter, certainement que rien ne changerait. De son côté, il ne savait si elle disait ça par pitié, si elle voulait ne plus rien lui devoir, se racheter, ou si c'était l'occasion pour elle de lui reparler, mais c'était son opportunité à lui de passer un peu de temps à ses côtés, alors même si la raison n'était pas celle qu'il avait espérée, il ne pouvait passer à côté de la petite chance qu'elle lui offrait de la retrouver ; il ne put qu'accepter.

    On peut se poser à la cafétéria de l'hôpital, suggéra-t-il simplement. Les boissons n'étaient pas infectes, et les tables qui y étaient disposées faisaient bien moins penser à celle qu'on rejoignait pour un tête-à-tête. Il l'invita à se retourner pour l'y accompagner, d'un bref geste de main qui lui demandait d'avancer en premier. Il la suivit, ses jambes le portant bien plus loin que celles de Joyce, alors il ralentit, un bon mètre séparant les corps refroidis par les nouvelles gouttelettes de pluie. Ils rejoignirent les portes automatiques, s'arrêtèrent tout juste pour prendre connaissance des signalétiques. Ils s'engagèrent ensuite dans le bon couloir, empruntèrent des allées qui n'étaient jamais plongées dans le noir, pour arriver dans une salle munie d'un comptoir. Derrière celui-ci, une personne semblait s'ennuyer, obnubilée par l'écran qui, de son côté, était affiché. Bonsoir, un double expresso s'il vous plaît, commença-t-il une fois qu'ils furent repérés, ainsi qu'un... Moment où il se tourna vers Joyce pour qu'elle annonce ce qu'elle voulait commander. Les préparations furent très vite posées sur un plateau, il paya l'addition sans même demander à son ex si elle voulait partager les frais. Il porta leur commande jusqu'à une table libre, il se défit de son sac, de son manteau, et s'installa sur une chaise vide. Une fois posé, il ne sut quel sujet lancé, osa à peine de temps en temps la regarder.

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    Lien du postLun 11 Déc - 11:44
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    D’un pied sur l’autre, elle se balance, se demandant à quel point tout cela n’est pas un peu déplacé ou si Jay risque de s’offenser de son offre. Après tout, c’est elle qui souhaitait ne plus le voir, trop blessée par les derniers événements et l’impression affreuse qu’il l’avait remplacée d’un claquement de doigt pour une relation qu’il assumait au grand jour, quand il n’avait jamais tellement voulu parler de leur histoire à ses proches – qu’il lui avait même reproché d’en parler à Haley ou à ses parents. Probablement était-elle aussi fautive, probablement qu’elle aurait dû plus communiquer avec lui et lui dire que cette situation la blessait ; mais à l’époque elle n’en avait pas véritablement conscience, aveuglée par ses sentiments et simplement heureuse de pouvoir passer du temps avec lui. Tout lui avait explosé au visage lors de cette soirée Barbie où, non contente de s’être pris un coup en pleine gorge, elle avait également fini affichée Veritas qui n’avait pas manqué de critiquer sa tenue avec, pour le moins, une réflexion bien sexiste. Oh oui, une bien brillante soirée qui avait laissé des séquelles profondément ancrées ; s’en relever serait délicat, mais il fallait savoir avancer dans la vie pour garder le cap, sinon on prenait le risque de toujours se jeter contre les mêmes récifs. Alors si cette rencontre impromptue lui coupait un peu le souffle, c’était aussi peut-être une occasion offerte par l’univers, si ce n’est de se réconcilier, au moins de pouvoir calmer les tempêtes.
    Et puis son ex n’allait pas bien. Physiquement de toute évidence ; et elle le connaissait assez pour se douter que cela devait également impacter son moral. Elle ne pouvait pas l’abandonner, là, à son bus, comme si de rien n’était. Pas quelqu’un qui avait autant compté, quelqu’un qu’elle avait aimé, qu’elle aimait encore quelque part, même si ces sentiments étaient depuis devenus plus douloureux qu’autre chose. Alors la proposition s’était échappée et elle attendait désormais le verdict tranchant – même si ce n’était pas dans la nature profonde de Jay d’être méchant ou cruel, voir même vengeur, peut-être avait-il changé ces dernières semaines. Aucun rire moqueur ne s’élève cependant pour t’oublier l’ambiance automnale ; aucun geste désabusé non plus. Il accepte, propose même le lieu. La cafétéria de l’hôpital n’est pas très éloignée, et même si le lieu peut faire remonter de mauvais souvenir, sans doute est-ce moins délicat que de se retrouver en tête à tête dans un petit café, serrés sur une banquette. Rien que vis à vis de sa nouvelle copine, ça ne serait pas très respectueux ; et même si Joyce, de prime abord en tout cas, n’apprécie pas cette fille – pour des raisons absolument subjective dont elle prend bien conscience –, elle ne la connaît pas et n’a pas envie de lui infligé ça. Que quelque chose de leur ancienne relation puisse éclabousser cette nouvelle femme dans la vie de Jay, qui n’a rien demandé à personne et dont le seul “crime” est d’avoir été attirée par le biochimiste. Après tout, l’amour n’est pas une tare en soi, et elle est bien placée pour savoir qu’il est difficile de résister aux charmes du jeune homme.

    Lui emboîtant le pas, bon gré, mal gré dans ses grandes enjambées qui la dépassent complètement – il était résolu le temps où les mains glissaient chaudement l’une contre l’autre, permettant ainsi d’aligner les démarches dans une allure commune – ils retournent en direction de l’hôpital, l’arrêt de bus s’effaçant peu à peu dans leur dos. Trajet silencieux, gouttes de pluie qui collent à la peau et aux cheveux, elle rentre ses mains dans ses poches pour se donner un peu de contenance plus que pour vraiment contrer la morsure du froid.
    Une fois avalés par les portes automatiques, ils prennent quelques instants pour se repérer dans cette espèce de ville miniature et complexe, avant de trouver le chemin e la cafétéria grâce au fléchage installé. L’endroit est relativement chaleureux compte tenu du lieu général ; probablement pour faire oublier un peu aux patients qui passent plusieurs jours entre ces murs, l’ambiance parfois maussade d’une hospitalisation. Avec leurs proches, ils peuvent se couper des lits et des perfusions le temps d’un café ou d’un plat. Il en va de même pour les médecins qui ne doivent pas toujours sauter de joie à la sortie d’une opération. Au moins, ici, pas de sang sur les mains ou de machines au bip… bip… inquiétants. Il faut espérer que ça éloignera également un peu leurs pensées de ce rein qui a l’air à bout de souffle ; elle n’en est pas certaine cependant – peut-être même que ça pourrait soulager Jay d’en parler directement ?

    –… un thé au jasmin, s’il vous plaît, complète-t-elle la commande.

    Elle n’a pas le temps de sortir son porte-monnaie ou de proposer de partager l’addition ou même de lui offrir son café, que Jay a déjà payé. Elle sait que, par le passé, c’était quelque chose qui comptait pour lui, de se faire un point d’honneur à toujours régler l’addition lors de leur date. Mais désormais ils n’étaient plus ensemble et ils auraient pu partager – d’autant plus que c’était elle qui avait lancé l’invitation. Enfin… elle aurait peut-être l’occasion de se rattraper. Ou pas. Qui sait où tout cela pourrait bien les mener ?
    La machine laisse échapper de la vapeur dans l’arrière fond sonore et leur commande se retrouve sur un plateau que le doctorant attrape afin de le porter jusqu’à une table non loin. Prenant place en face de lui, Joyce ôte son manteau u’elle laisse pendre sur le dossier derrière elle. La chaise fait un bruit de râlement alors qu’elle la tire pour se rapprocher de la table et saisir la tasse encore brûlante sur laquelle elle s’applique à souffler pour refroidir le liquide fumant. Elle aurait aimé prendre un thé à la menthe, mais s’est retenue au dernier moment, consciente qu’il n’en aimait ni le goût, ni l’odeur et n’ayant pas envie d’envahir ses sens avec la puissance de la plante. Et puis la douceur des fleurs lui correspond bien aussi ; il faut savoir apaiser les âmes troublées.
    Au-dessus des effluves, le silence s’installe. Joyce se sent bête d’avoir proposé ce verre si c’est pour rester ainsi, à se regarder dans le blanc des yeux – ou plutôt à se fuir des blancs des yeux vu que son vis à vis semble avoir de la peine à relever les yeux vers elle. Sautant sur la première idée venue, elle se réfugie dans un sujet un peu bateau, mais sur lequel, elle le sait, il y aura de la conversation. Au moins combler les blancs.

    – Ton doctorat avance bien ?
    Ji-hun HwangMembre de la Pforzheimer House
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    Ji-hun Hwang
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    Quartier.s d'habitation & Colocation : Il a vécu la Pforzheimer House durant une année, l'a quitté en juillet pour s'installer provisoirement chez un ami, à Chinatown, Boston, le temps de déménager dans un studio au 499 Beacon St.
    Situation sentimentale : Il a retrouvé les champs, un petit peu plus d'un mois avant le printemps. Maintenant que n'existe plus de pression, la relation peut enfin préparer sa floraison ; dans une relation avec Lilia, demoiselle qu'il connaît depuis un an déjà ; 2024년 2월 16일
    Études & Métiers : doctorant en pharmacologie, au sein du laboratoire de l'école de médecine, il assiste également son superviseur dans ses recherches et participe activement à des conférences. En-dehors de ça, il fait du tutorat en sciences et en coréen ; ça paye bien mieux que serveur à la Luna Caffe, même si sa passion pour les latte art ne s'est pas envolée.
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    Lien du postMer 13 Déc - 14:19
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    Lorsque Ji-hun et Joyce arrivèrent à la cafétéria, aucune âme n'errait dans cette salle-là. Pas un chat, si ce ne fût ce pauvre homme vers lequel, accompagné de la doctorante, Ji-hun s'avança. Il se plaça face au comptoir, mais l'employé mit un petit temps avant de l'apercevoir, probablement trop captivé par ce qui se passait sur l'écran de la télé vers lequel il s'était tourné. Le Nord-coréen ne savait pas s'il y avait un match important qui était diffusé, ou si c'était sur une chaîne de jeu télévisé sur lequel il se concentrait, mais il fut patient, attendit sagement. Une fois remarqué, il commanda ce qui lui plaisait, laissant la demoiselle à ses côtés dire à son tour ce qu'elle voudrait. Il resta silencieux le temps de la préparation, yeux figés sur les machines qu'on avait actionnées sans pour autant être complètement intéressé – après tout il avait été serveur à la Luna Caffe, alors il en connaissait assez. Moment de payer arrivé, il sortit de la monnaie, somme exacte laissée à celui qui se permit de recompter. Il le fit machinalement, le garçon devait être posté là depuis quelques années maintenant. Le compte-est-bon validé, Ji-hun embarqua le plateau qu'on leur avait prêté et choisit une table pas trop loin de l'endroit où ils se trouvaient, parce que ça ne servait à rien d'essayer de se cacher, ils n'en avaient plus l'utilité : les conversations n'étaient plus tant privées qu'elles l'avaient auparavant été. Manteau retiré, il s'assit et, malheureusement, le silence s'installa lui aussi.

    Devant le café brûlant, il ne savait sur quel sujet les porter. Pourtant, avec Joyce, il avait toujours su converser, parfois il était même compliqué de l'arrêter, mais c'était étrange de se sentir autant coupable que blessé. Définition de l'amour violée, il était quand même retourné vers la piratesse en toute amitié. Il avait ensuite peiné à comprendre ce qui s'était passé quand, aux festivités, elle s'en était allée et n'avait plus donné suite à son envie de recoller les morceaux cassés. Rien de mal n'avait été fait, puisque plus rien ils ne se devaient, mais ça n'empêchait qu'il s'était senti dépassé et s'était mis à se questionner. Les nombreux essais pour renouer avec elle n'avaient rien donné, et puisqu'il s'était mis en tête que tout était terminé, il était prêt à se contenter de ce mutisme, car c'était plus que ce qu'il avait espéré ces dernières semaines passées. Mais Joyce prit les devants, l'interrogeant. Un peu moins vite que ça le devrait, répondit-il d'une voix monotone, enfin, c'est l'impression que j'en ai. Ça restait compliqué à évaluer, surtout quand il ne restait plus qu'un an et demi, on avait à l'idée que le temps passait plus vite qu'on le souhaiterait, et le stress se pointait. J'ai été un peu dépassé à un moment, ajouta-t-il sans cligner, concentré sur la vapeur qui s'échappait, j'ai même cru que j'allais tout abandonner. Il avait déjà un emploi du temps chargé, mais il avait quand même fallu trouver des créneaux pour les rendez-vous et les ateliers auxquels il n'appréciait pas participer.

    Il finit par redresser sa colonne contre le dossier, s'étirer en entier, moment où ses yeux aussi finirent par se relever sur le visage de celle qui l'écoutait. Peu à peu ses muscles souffraient et plus facilement la fatigue s'invitait, symptômes sur lesquels il faisait encore l'impasse, de peur de voir la vérité en face. Il n'était pas encore à un stade avancé, mais son train de vie n'était pas des plus adaptés. Ça me prend énormément de temps d'écrire, lui rappela-t-il qu'il était obligé de tout traduire, je me sens... épuisé. De passer par le coréen, un dictionnaire à portée de mains dans lequel piochait souvent le brun. Des mots compliqués qu'il n'avait jamais été habitué à utiliser, dans un langage qui ne lui était pas encore complètement familier. Il paraît que la saison joue énormément sur le moral des gens aussi, reprit-il ce qu'on lui avait dit, je deviens peut-être bien plus américain que je ne le pensais. Petit rire autorisé avant qu'il ne tente de boire une gorgée ; il n'aurait jamais imaginé autant se livrer. Il omit tout de même de signaler que son père manquait, qu'à l'aéroport il avait attendu des heures sans nul indice d'où il se trouvait. Depuis, aucune message reçu, et les envois restaient non lus. Et toi, tu t'en sors bien, lui retourna-t-il. Il lui espérait que ce soit moins compliqué, qu'elle puisse trouver du temps pour se reposer et faire ce qu'elle aimait.

    @Ji-hun Hwang
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    Lien du postJeu 14 Déc - 18:23
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    Les notes fleuries du jasmin chatouillent le nez de Joyce avant de se perdre dans la grande cafétéria vide. Le silence se répercute d’autant plus fort, quand tout le reste de l’hôpital est lui agité, bat la mesure comme une fourmilière, entre les vies qui chancèlent, les nouveaux nés qui poussent leur premier cri, les urgences qui font hurler les biper. Tout un monde s’épanouit autour d’eux, derrière des murs qui les coupent e cette respiration là, plus affolée, expéditive, qui ne doit pas renoncer. Le bâtiment est un être vivant à part entière, une formidable machine entre les doigts de laquelle s’égrainent les secondes du temps, suspendues d’un coup de scalpels plutôt qu’avec la grâce des ciseaux des Moires. Alors le silence dans la cafétéria est un peu plus étrange, résonne très fort maintenant qu’ils sont sortis de ce tourbillon et que Joyce se demande ce qui lui a pris de lui courir après ainsi en pleine rue. Elle le sait, pourtant ; une forme d’attachement pour son ex qui ne la quittera jamais vraiment, une inquiétude qui réside et l’envie de ne pas l’abandonner au résultats qui couvrent la feuille et qu’elle devine à moitié, mauvais.
    Pour ne as laisser toute cette moiteur les envahir, elle se réfugie dans le sujet de conversation le plus facile. Il faut bien commencer quelque part après tout, là où la force ne nous a pas encore lâché, défaire les nœuds prend du temps et de la patience, tous les marins le savent. Leurs études a toujours été un point d’amarrage, quelque chose qui les ramenait l’un vers l’autre. Bien sûr, leurs sujets – bien que scientifique pour tous les deux – sont diamétralement opposés. Elle est loin de comprendre tout ce qu’il aborde, en particulière quand il dérive dans la partie plus chimique, celle qui lui a toujours un peu plus échappé. Et probablement qu’il ne doit pas saisir les milliers de noms latins d’espèces animales marines qu’elle est capable de balancer. Chacun son domaine. Mais le point commun, outre l’aspect biologique de chacune de leur spécialité, c’est la passion de leurs études. Tous les deux s’appliquent à être les meilleurs possibles et sont capables de passer des heures à lire et relire des articles pour avancer dans leurs recherches. Ce qui à l’époque cependant, ne les empêchait pas parfois de fermer leurs bouquins pour dériver vers d’autres activités… ils étaient parvenu à trouver un équilibre agréable entre travail, sport et plaisir… Ainsi, quand il lui parle du fait qu’il a pris un peu de retard dernièrement, elle ne peut s’empêcher d’imaginer que c’est peut-être à cause de sa nouvelle copine, qu’ils passent trop de temps ensemble à faire ce que Jay et elle ne peuvent plus faire et dans lequel ils étaient pourtant si doués… Ça lui manque. Pas seulement psychologiquement, mais également physiquement. Ça fait des mois qu’elle n’a pas eu de rapport sexuel, depuis la Grèce en vérité, et elle doit parfois se retenir d’installer une application de rencontre uniquement dans le but de satisfaire ce besoin primaire. Pourquoi d’ailleurs se retient-elle ? Elle n’en sait rien, c’est flou, elle n’aime pas tant l’idée de coucherie sans lendemain, en fait, mais ne se sent pas prête non plus pour une quelconque autre histoire. Et penser que de son côté son ex s’éclate au lit avec une autre étudiante… ravissante par ailleurs… Il ne faut pas qu’elle la ramène dans tout ça. Même si, oui, bien sûr, évidemment qu’elle a stalké Lilia sur les réseaux sociaux – c’est humain, non ? Mais Jay lui avait un jour dit par message de ne pas la lier à tout ça, et elle sait qu’il a raison. Sa nouvelle copine n’a rien demandé et Joyce ne peut pas lui en tenir rigueur… enfin le moins possible en tout cas, car une pointe de jalousie ne peut s’empêcher de la teinter d’amertume.
    Elle retient cependant l'acerbe, n’est pas là pour qu’ils s’engueulent une fois de plus. Surtout que le doctorant justifie son retard par les difficultés avec la langue et elle n’ose pas imaginer, en effet, comme cela doit être dur pour lui d’écrire dans une langue qui n’est pas celle avec laquelle il a grandi. Surtout lorsqu’il faut faire usage d’autant de termes scientifiques qu’il ne rencontre pas tous les jours dans des conversations.

    – Je comprends. Enfin… j’imagine plutôt. Je serais bien incapable d’écrire une thèse en espagnol. Et je dis espagnol parce que c’est la seule langue que je n’aie jamais étudié – et sans doute très mal. Et pourtant c’est plus proche de l’anglais que ne l’est le coréen alors… j’admire tes capacités à rédiger dans ces conditions.

    Si, en plus de ça, des soucis de santé s’ajoutent à la liste, elle ne peut que comprendre le retard qui a été pris. Un instant, un réflex démange ses doigts, celui de venir chercher les siens de l’autre côté de la table. Elle le contient cependant en serrant sa tasse un peu plus fort, allant jusqu’à presque se brûler pour ne pas s’égarer.

    – Oh moi, ça va. Ça avance plutôt bien, en fait.

    Mieux que ce qu’elle avait projeté. Peut.être parce qu’une fois de plus Joyce agissait comme elle l’avait toujours fait quand elle avait le sentiment que le reste du monde s’écroulait : en s’enfonçant un peu trop fort, un peu trop loin, dans le travail. Histoire de ne pas sombrer, de ne pas se laisser submerger par des cauchemars, de reléguer le sommeil à simplement quelques heures nécessaire à sa survie. Mais elle n’avait pas vraiment envie de lui dire tout ça, de lui dire qu’elle se sentait trop perdue et que le doctorat et l’aquarium étaient ses seuls ancrages. Après tout, ils n’étaient plus ensemble, ça ne le concernait pas vraiment.
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    Lien du postLun 25 Déc - 15:20
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    Face à face, Joyce et Ji-hun se retrouvèrent assis, le brun trouva refuge dans l'or noir qu'on lui avait servi. Difficile de trouver comment interagir après tant de temps à la savoir souffrir. De leur soudaine séparation, de sa nouvelle relation. Peut-être un peu aussi de sa mauvaise déduction et qu'elle avait décidé de trouver ailleurs un peu d'affection. C'était compliqué, mais de la savoir à sa table avait tout de même de quoi le rassurer. Aux derniers échanges il avait déduit qu'elle pourrait l'effacer à tout jamais, sa bonne intention de ne pas le laisser devant des résultats mauvais tendait à lui faire penser qu'elle ne pourra vivre sans lui parler durant toute une éternité – quand bien même ça ne pouvait être que par pitié, il prenait. Bizarrement, ce fut le doctorante qui trouva de quoi converser, étrange quand on savait qu'il aimait bien commencer. Cela dit, quand bien même les habitudes avaient eu le temps nécessaire pour s'ancrer, ça faisait du bien aussi quand, parfois, les rôles s'inversaient. Le Nord-coréen fit part du retard qu'il avait pris, pas de quoi se sentir surpris maintenant qu'elle savait ce qui lui avait été annoncé. Les langues n'avaient jamais été son fort, au dictionnaire il avait toujours demandé du renfort. Malgré une année et demi passée à vivre comme un Américain, un étranger n'en était pas moins le brun.

    Il omit de présenter les autres difficultés qu'il avait rencontrées, notamment la disparition de son père qui continuait de l'inquiéter. Des heures il avait attendu dans les allées, avait perdu près d'une demi-journée à espérer que dans un autre avion il avait embarqué – ça pouvait arriver de se tromper, mais à Boston il n'était jamais arrivé. Pourtant à l'aéroport de Séoul il s'était bien fait enregistrer, plusieurs employés le lui avaient confirmé, et depuis aucun message ne lui avait été envoyé pour le rassurer ; qu'est-ce qui s'était donc passé ? Que lui était-il arrivé ? Je crois bien que je ne t'ai jamais entendu parler une seule fois en espagnol, lui fit-il remarquer. Ça n'empêchait que des paroles dans cette langue on avait pu lui en susurrer. Il ne savait pas le prénom de l'homme avec qui elle avait couché, mais Eduardo semblait être un petit nom sorti tout droit de Méditerranée. La prononciation ressemble un peu plus au coréen de ce que j'ai entendu, dit-il en se rappelant des touristes qu'il avait pu croiser cet été, ç'aurait peut-être été moins compliqué par rapport à l'anglais. Mais tous les défis il était prêt à relever, et s'il y arrivait, ce serait forcément une énorme fierté qu'avec les siens il sera heureux de partager, voire même de fêter au point où il en était ; il attendait toujours que la résidence permanente lui soit accordée.

    Il retourna la question à la demoiselle qui l'accompagnait, curieux de savoir si elle s'en sortait. La réponse fut brève, probablement parce qu'elle n'avait aucune complication à communiquer. Et c'était très bien, un sourire s'afficha sur les lèvres du brun. La fin se rapproche, mine de rien, laissa-t-il en suspens, de quoi se rendre compte du chemin qu'ils avaient été réalisé, tu commences à te projeter ? À voir sur quel projet elle allait embarquer pour naviguer, comme elle l'avait toujours rêvé, au point où Ji-hun s'était parfois questionné s'ils arriveraient à affronter la distance qui les séparerait. Confiant dans l'idée qu'il serait trop débordé pour s'ennuyer, heureux quand viendra le moment de la retrouver ; est-ce que ç'aurait été la réalité ? Sur la fin, il s' était mis à douter de pouvoir vivre éloigné de la personne avec qui il se marierait, trop dépendant de l'affection qu'on pouvait lui donner, ce n'était pas ainsi qu'il imaginait le meilleur des foyers, surtout depuis qu'il avait toute une famille à créer, parce que la sienne était complètement disloquée. Il but une petite gorgée de son café, avant de reprendre plus ou moins enjoué : je me rapproche du New Jersey... Ça avait été un sujet qui avait fait briller son regard foncé, il oubliait tout ce qu'il allait devoir laisser, loin d'être paniqué devant le fait de devoir tout recommencer, mais...

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    Joyce avait toujours eu une certaine facilité en cours, en particulier quand ça l’intéressait – et beaucoup de choses l’intéressaient, des sciences à la littérature. Les langues étrangères, cependant, n’avaient jamais été son domaine de prédilection. Pas assez de logique, trop d’apprentissage par cœur pour absolument rien de concret. Elle pouvait réciter des listes et des listes d’espèces animales et végétales marines en anglais et en latin, pour autant elle était certaine que si on la mettait en cours de latin elle décrocherait au bout de deux minutes. C’était dommage, à vrai dire, parler d’autres langues était aussi une possibilité de s’ouvrir à l’internationale et de simplifier les rapports dans d’autres pays. Mais il y avait tellement de langues différentes ! Qu’au final elle avait l’impression qu’on finissait toujours par communiquer avec le plus simple des langages : des gestes. Ça avait été ainsi sur la Méditerranée, étrange mélange sur le bateau de grec et, mais aussi des langues des rescapés et des bénévoles qui s’étaient engagés. On arrivait au final bien à tisser des liens ainsi. Mais Joyce resterait sûrement toujours hermétique aux structures grammaticales qui la lassait au bout de deux minutes.

    – Heureusement pour tes oreilles.

    Elle croyait volontiers Jay quand il disait que le coréen était plus similaire à l’espagnol qu’à l’anglais. Pour autant, même en effectuant son doctorat dans un pays hispanique, elle n’était pas certaine qu’il aurait pu rendre sa thèse dans cette langue. Le monde académique, et en particulier celui scientifique, s’était uniformisé pour beaucoup tendre vers l’anglais – ce qui facilitait les choses pour l’américaine. Et, même s’il avait pu rédiger dans une autre langue, la majorité des articles qu’il aurait trouvé auraient été dans la langue de Shakespeare. Alors jongler entre deux langues dont aucune n’était sa langue natale…

    – Je ne doute pas que, quelle que soit la langue, tu aurais fini par t’en sortir.

    Et elle était sincère. Le doctorant lui avait prouvé plus d’une fois à quel point il était un bosseur. Sans compter qu’il y avait pour lui une motivation supplémentaire à maîtriser l’anglais : c’était seulement ainsi qu’il pouvait poursuivre sa passion et obtenir le diplôme tant mérité. Diplôme dans lequel ils avançaient, désormais chacun de leur côté – il y a fort longtemps, il lui avait proposé être sa partenaire de laboratoire et elle avait décliné avant de devenir, pour quelques mois à peine, sa partenaire de vie, mais ça aussi ça s’était étiolé.

    – Pas vraiment… J’ai l’impression qu’il reste encore une montagne de chose à étudier, lire et écrire, j’arrive pas à imaginer qu’un jour cette vie là se terminera.

    Terminé définitivement le statut de doctorant, à mi-chemin entre l’étudiant et le travailleur, presque comme une sorte d’adolescence. On n’ose pas encore vraiment plonger dans le milieu professionnel, mais on s’éloigne déjà un peu du milieu académique… De quoi s’offrir une parenthèse. Quelques années. Car à un moment il fallait bien avancer, se tourner vers d’autres objectifs, d’autres rêves – et Joyce en avait des centaines !
    Elle ne pouvait cependant pas nier avoir un temps projeter son ex dans cette vie post-Harvard. Rentrer de trois longs mois en mer pour retrouver un appartement dans le New Jersey qui aurait été le cocon qu’ils se seraient fabriquer à deux, réaliser cette promesse qu’ils s’étaient faites d’avoir des enfants ensemble – 1, 2 ou 9, qu’importe ce que le temps leur offrirait –, s’installer dans une vie de famille, peut-être plus calme que les vagues qui l’avaient toujours bercée et dont elle avait paré son avenir. Mais avec la séparation, le New Jersey était revenu un état comme un autre et non plus un foyer possible. Il lui restait l’océan pour maison – heureusement il lui restait ça –, pour autant toutes les blessures n’avaient pas complètement cicatrisé.

    – Et moi d’une vie marine…

    Ils ne seraient même plus vraiment ces deux amants, séparés par les étoiles et qui se voyaient une fois par année pour s’aimer plus fort que la distance. Elle ignorait ce qu’ils demeureraient l’un par rapport à l’autre – un simple souvenir ? Un an auparavant, quand elle était tombée amoureuse, elle avait cru rencontrer son âme sœur, mais peut-être n’était-ce que de la naïveté… ou un mauvais timing. Impossible à dire, mais désormais l’écume avait tracé ses barrières sur la plage de leur relation.
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