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I LOVE HARVARD
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    — Ta mère a dit qu'elle te trouvait étrange, en ce moment.

    T'as parlé de moi avec ma mère ?

    Tu te retournes vers Aaron, qui est en train d'ajuster sa cravate alors que tu termines ton maquillage devant le miroir de la salle de bains.

    — Elle m'a appelé. Elle s'inquiète.

    Tu roules des yeux, ruinant ton mascara fraîchement appliqué par la même occasion. Passant un doigt sur ta paupière tachée de petits points noirs, tu soupires longuement.

    Elle s'inquiète de tout, au cas où tu l'avais pas encore remarqué.

    — Ça me rappelle quelqu'un...

    Il se penche pour embrasser ton épaule nue et tu frissonnes à ce contact. Depuis la fois où Lexie est venue à la maison pour votre cours de cuisine, Aaron a adopté un comportement plus... affectueux à ton égard. Les baisers sont devenus plus fréquents, et il t'a même proposé de te faire un massage l'autre soir alors que ce n'était pas arrivé depuis au moins trois ans. Comportement de celui qui se sait menacé, même inconsciemment. Le problème, c'est que tu ne sais pas comment réagir face à ce nouveau Aaron. Ou plutôt, le retour de l'ancien. D'une part, c'est... étrangement agréable. Comme si tu retrouvais enfin la personne dont tu étais tombée amoureuse, il y a une éternité. De l'autre... son attitude ne fait qu'amplifier ton malaise et les contradictions avec lesquelles tu te débats constamment, même dans tes rêves.

    Il va falloir faire un choix, Mia.

    Je me noie sous les piles de rédactions à corriger. C'est peut-être pour ça que je suis un zombie. Sans parler des cours à préparer, des élèves à conseiller, des collègues à éviter, des papiers à remplir...

    Harvard... ce vieux rêve que tu as enfin accompli. Et pourtant... tu as beau adorer ton métier, tu te demandes parfois si tu as ta place au sein de cette école. Ses valeurs traditionnelles, sa... rigidité te donnent parfois l'impression d'être un poisson hors de l'eau. Récemment, un aîné t'a même reproché ton "manque de sérieux," dû au fait que tu mènes tes cours d'une manière peu orthodoxe. Ils sont allergiques à la créativité et l'originalité. Ce sont tous de vieux blancs coincés des fesses qui n'apprécient pas mes efforts pour rendre mes cours fun et intéressants, pff !

    — On devrait se faire un weekend quelque part. T'en penses quoi ? Histoire de décompresser... de se retrouver un peu.

    Un sourire pincé étire difficilement tes lèvres écarlates lorsque tu sens les mains d'Aaron glisser autour de ta taille.

    J'peux pas - j'ai trop de boulot ! Ça attendra Thanksgiving. Allons-y. On va être en retard.

    ***

    Ce n'est pas la première fois qu'Aaron requiert ta présence à une de ses soirées business. Ces derniers mois, il avait cessé de te proposer de l'accompagner, sans doute dû à la distance qui semblait s'approfondir entre vous. Mais lorsqu'il t'a invitée à un dîner pour fêter une affaire récente avec un de ses collaborateurs et d'autres collègues, la culpabilité t'a forcée à accepter et jouer les épouses modèles. Espérons qu'il y aura de bons petits fours. Il y a toujours de bons petits fours à ce genre de soirées mondaines. Vêtue d'une robe longue, tu parades au bras de ton "prince charmant" en souriant à toutes les têtes qui se présentent sur ton chemin. L'organisateur est un vrai con, prétentieux et suffisant malgré son attitude avenante. Qu'est-ce que je fous là...? La question te traverse encore une fois l'esprit au moment où la porte s'ouvre sur une nouvelle invitée. Une blonde en chemise blanche et pantalon à pinces noir.

    — Oh, tiens... ce n'est pas la gamine qui est venue prendre un cours de cuisine ? murmure Aaron à ton oreille.

    Bouche bée, tu observes la jeune femme entrer dans les lieux comme si elle les connaissait par cœur. J'suis encore en train de cauchemarder, c'est ça ?

    (c) mars.
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    Lien du postLun 16 Oct - 23:15
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    Lexie inspecte son reflet dans le miroir de sa salle de bain et se dédie un petit sourire satisfait. La tenue est classe, une chemise blanche, un pantalon à pinces, noir, plutôt classique mais qui ira très bien avec l’ambiance de la soirée qui sera, elle peut déjà l’annoncer : morose. Voilà. C’est aussi pour ça qu’elle a choisi délibérément de mettre cette tenue. Puis le reste du coquard qui décore son œil droit apporte une petite touche de maquillage en plus. Et ça la fait doucement ricaner.

    « Ce soir 19h30. Viens en robe. Sois à l’heure cette fois-ci. »

    Elle vérifie la montre dorée qui orne son poignet : 19h30, et  sourit narquoisement. Voilà qui est parfait : Elle sera en retard et tant mieux. Ces soirées mondaines sont un calvaire. Pas seulement parce qu’il n’y a que des gens insupportablement imbus d’eux-mêmes et ennuyeux à mourir, mais surtout parce que depuis quelque temps, son cher tonton s’est mis en tête de lui présenter les fils ou les neveux de ses collaborateurs dans le but de la caser ! Bien sûr Lexie ne dit rien, elle sait bien ce qu’elle risque en tapant un scandale, mais si elle peut pourrir un peu le dîner, en faisant en sorte de se montrer la moins avenante possible, ça c’est dans ses cordes. C’est tellement contraire à ses principes et sa nature profonde, qu’elle rentre souvent éreintée de ce genre de dîners, mais… le jeu en vaut la chandelle comme on dit !

    Lex’ se saisit de son sac à main et regarde une dernière fois son téléphone. L’écran n’affiche rien. Aucune notification, à part celle d’uber eat, qui lui annonce la réduction de 30 pourcents chez sushis shop… mais… aucun message de Mia. Elle soupire et sent son coeur se serrer un peu plus. Depuis quelques temps, elle a le pressentiment que son amante s’éloigne, qu’elle impose une distance entre elles. Ça vient creuser comme un vide dans sa poitrine, un vide qui pourtant pèse lourd et l’empêche parfois de respirer quand elle y pense trop. Et l’évidence la frappe, comme un coup de poing, la projetant au sol, elle essaie bien de la combattre, de repousser ses attaques, d’ignorer cette vérité. Mais ça devient de plus en plus difficile, parce que la douleur n’est plus seulement psychique… elle la sent pulser là dans son coeur, dans son ventre, dans ses poumons, dans son crâne. Tout son corps hurle de concert avec son âme. Cette situation n’est plus vivable et en même temps… elle ne se voit plus faire sans. Sans tout ça, elle ne serait plus rien qu’une coquille vide.
    Tu peux pas rester comme ça… c’est ce que sa conscience essaie de lui dire, mais ses sentiments eux ne veulent rien entendre. Ils ne peuvent supporter la vérité, car cela impliquerait probablement de LA laisser partir… et cette pensée est insupportable.

    Lex’ glisse son téléphone dans son sac, espérant avoir une notification dans la soirée. Cela viendrait égayer ce dîner des enfers !



    Elle entend déjà le bruit de la foule d’invités et sent la migraine pointer le bout de son nez. Putain va falloir encore se coltiner ces connards et devoir accepter la drague d'un énième prétendant. Elle se pince l’arrête du nez, souffle un bon coup, et passe les portes.

    Elle n’a pas le temps de faire trois mètres que son oncle l’attrape par le bras et lui souffle à l’oreille :

    « T’es en retard ! »

    Elle hausse les épaules et répond sarcastiquement

    « Ouais pardon, j’ai loupé mon réveil. »

    Il lève les yeux au ciel et elle jubile en le voyant agacé. Il la toise de haut en bas et soupire.

    « Tu as l’air d’un boxeur en costume, c’est affligeant !J'ai quelqu'un à te présenter tout à l'heure, il est jeune, dynamique et son père est un ami proche, tu aurais pu au moins camoufler ça » Fait-il en désignant le bleu sous son œil. « C’est pas grave, on n’a pas le temps, laisse-moi te présenter aux invités. »

    Et il l’emmène de groupe en groupe, comme à chaque fois. La présente comme sa chère nièce qui fait ses études à Harvard, grâce à lui bien sûr. Lexie ne dit rien, se contente de sourires polis et de remarques banales. Putain quelle corvée ! Elle espère au moins que la bouffe sera bonne. Alors que son cher tonton l’entraîne vers de nouveaux convives, Lex’ se saisit d’une flûte de champagne dont elle avale une grande gorgée, quitte à être ici, autant en profit… elle manque de s’étouffer lorsque son oncle la plante devant… Mia… et son mari… ils ont mis quoi dans le champagne ?! Elle hallucine n’est-ce-pas ! Mais non, son oncle la présente :

    « Je vous présente ma nièce Lexie, elle fait ses études à Havard,  c’est moi qui lui ai permis de s’inscrire. » annonce-il avec un sourire fier "Je voulais qu'elle étudie la finance mais... elle en a décidé autrement." il lève les yeux au ciel

    Oh merde… oh putain. Et Aaron qui va faire le rapprochement. C’est la panique dans l’esprit de Lexie qui ne sait vraiment pas où se mettre.

    Ne la voyant pas réagir Niels Frye lui donne un coup de coude et Lexie murmure un : « bonsoir... » après s'être râclé la gorge, en évitant soigneusement, le regard de Mia et encore plus le coup d’oeil intrigué de son mari. Oh boy, c’est horriblement gênant. Elle l’entend justement interroger son épouse ( et ce mot la fait grimacer intérieurement) :

    -Vous vous connaissez donc de Havard ? 

    Shit… Mia esquive superbement la question en orientant la conversation vers Lexie.

    — Les domaines littéraires et artistiques sont toujours sous-estimés. Tu as fait un très bon choix, Lexie.

    Cette remarque lui fait chaud au coeur, puis elle vient directement mettre un uppercut dans la fierté de son oncle qui fait la moue et Lex’ ne peut s’empêcher d’esquisser un petit sourire, malgré la gêne ultime de cette situation. Elle ouvre la bouche pour répondre afin de remercier son amante, sincèrement, quand son oncle la coupe :
    « Certes, mais à moins d’être Picasso ou Stephen King, ça n’aide pas à gagner sa vie convenablement tout ça… »

    Lexie lève les yeux au ciel. Combien de fois il lui a râbaché ce discours. Elle commence à le connaître par coeur, à la virgule près. Quelle honte devant Mia putain. Elle se contente de serrer les dents, n’osant rien dire, contenant sa colère, sa frustration et sa gêne qui viennent toutes les trois demander la parole. Bon sang, la soirée va être longue !

    Mia avale une gorgée de son vin.
    — Pourtant je gagne très bien ma vie…

    Et toc ! Victoire par KO pour Mia ! Si la situation n’était pas aussi… tendue, Lex' aurait ricané.

    Aaron intervient rapidement en demandant à Lexie :
    — Alors, tu as abandonné les cours de cuisine ?

    Oh shit, je dis quoi, je dis quoi, je dis quoi, je dis quoi ?!!
    Pour se donner une demi-seconde supplémentaire de réflexion Lexie boit une grande gorgée de champagne, puis deux… elle s’arrête là avant que ça devienne suspect et renchérit.

    « Haha ouais, j’avais juste besoin de quelques bases pour l’anniversaire d’une amie. Grâce à Mia j’ai pu faire quelques gâteaux délicieux. »

    S’il te demande le nom de cette amie, ne panique pas et ne réponds pas Robert… je sais que c’est le premier prénom qui te viendra à l’esprit.

    Niels Frye hausse un sourcil interrogateur en la regardant. Quoi ? C’est si surprenant que ça qu’elle prenne des cours de cuisine ?
    Aaron passe un bras autour de ceux de Mia et lance un regard fier.
    — Elle ne s'arrête jamais, même à la maison. C'est... inspirant, une telle passion pour l'enseignement.

    Le sang de Lexie ne fait qu’un tour, sa jalousie est quasi palpable et elle se retient de lui jeter son verre de champagne dans la figure. Mais Mia interrompt ses envies de meurtre :
    — Excusez-moi, je vais faire un tour aux toilettes.

    Et s’eclipse.

    Ok elle a compris le message : Lexie attend quelques secondes avant de lever les yeux vers son oncle et de dire le plus naturellement possible :

    « Elle ne sait probablement pas où c’est j’vais… lui montrer»

    Il semble convaincu, de toute façon elle le voit ensuite emmener Aaron vers d’autres convives. Elle boit cul sec sa coupe, la pose sur un plateau et se met en quête de Mia.
    Bon il s’averait que les toilettes n’étaient pas difficiles à trouver, puis le personnel a dû indiquer correctement à son amante, le chemin. Mais on sait tous que Lexie n’allait pas vraiment la suivre pour ça. Elle entre dans la petite salle de bain à sa suite. Elle referme précipitamment la porte derrière elles et s’appuie ensuite contre l'entrée.

    « Holy shit ! J’ai jamais été autant à deux doigts de frôler la crise cardiaque. » Elle pose une main sur sa poitrine avant de reporter son attention sur Mia : « Qu’est-ce que vous fichez là ?! » puis ajoute en baissant la voix consciente que si quelqu'un passe dans le couloir, il risque de les entendre : « Je suis contente de te voir, là n’est pas le souci, mais chez mon oncle?! C’est le pire endroit du monde pour un date hein ! »

    Et voilà ça y est… tu paniques, tu fais de l’humour. C’est vraiment pas le moment !









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    Lien du postMer 18 Oct - 23:36
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    Elles sont où, les toilettes ? T'en as aucune idée alors que tu déambules parmi les invités, ton verre à la main. T'aurais mieux fait de demander à Lexie, même si t'es quasiment sûre qu'elle a compris le message et qu'elle ne va pas tarder à te rejoindre. Un couloir ! Ça doit être par là, non ? Tu pousses une porte au hasard et... par miracle, tombes sur la salle de bains - ou une des salles de bains - de ce palace.

    Il lui faut à peine une dizaine de secondes pour passer la porte après toi, visiblement dans le même état de choc. Tu l'observes sans ciller, te demandant encore une fois comment c'est possible que l'univers vous joue de tels tours de passe-passe. Presque comme si... vous étiez destinées à vous croiser, encore et encore, les situations devenant de plus en plus cocasses et difficiles à gérer.

    Je ne savais pas... que c'était ton oncle, commences-tu, la voix blanche.

    Évident, non ? Sinon, tu aurais passé ton tour.

    Aaron a bossé sur un projet pour lui et... on a été invités à célébrer son succès, c'est tout.

    — Bordel ça pouvait pas tomber plus mal...

    Le côté incongru du scénario te fait expirer sous le coup du stress et porter tes paumes à ta bouche en posant des regards inquiets sur le lavabo, la baignoire, le miroir qui vous renvoie vos reflets effarés.

    Bon sang... Et toi, qu'est-ce que tu fais à ce dîner de fonction ?

    Lexie soupire à son tour.

    — Depuis quelque temps, mon cher tonton tient à me présenter à ses collaborateurs et plus particulièrement à leurs jeunes héritiers, si tu vois ce que je veux dire. (Elle grimace.) Il veut que je me case avec l'un d'eux.

    Sourcil haussé, tu accuses le coup de la nouvelle avant d'y trouver l'humour.

    Oh. Oh... Mais de quoi il se mêle ? T'es pas assez grande pour trouver tes propres prétendants ? Ou... prétendantes... ?

    Tu fais un pas vers elle, portée par l'électricité qui gravite entre vos corps. Emportée par un élan de colère, Lexie lâche dans un grognement :

    — Je sais ! Il m’insupporte tellement à vouloir contrôler ma vie si tu savais ! C’est… (Sa grimace se mue en un sourire en coin lorsqu'elle perçoit ton mouvement.) Oh… je vois… (Ses mains se posent autour de ta taille pendant que ses pupilles détaillent ta silhouette de haut en bas.) T’inquiète, de toute façon, il n’y a aucune chance pour que son petit manège fonctionne, j’ai déjà une « prétendante » absolument magnifique ce soir.

    Quelque chose fond dans ta poitrine, mais un ingrédient acide se mêle très vite à la fusion. Pourquoi ça ne me fait pas cet effet quand Aaron me complimente ?

    On devrait y retourner... sinon, ils vont vraiment se poser des questions.

    Pour autant, ton corps ne s'éloigne pas du sien, l'aimant trop puissant pour résister à son attraction.

    — Juste deux minutes... proteste-t-elle avant de déposer des baisers dans ton cou. T’imagines même pas à quel point c’est l’Enfer dehors…

    J'ai déjà eu un aperçu...

    Tes lèvres effleurent les siennes avant de les embrasser, sans s'attarder cependant. Les mots de George Cavendish reviennent douloureusement en écho dans tes oreilles et tu t'écartes finalement en offrant un sourire pincé à Lexie.

    ... mais la soirée sera sûrement moins désagréable maintenant que tu es dans les parages.

    Sans lui laisser le temps de répondre - ou de te retenir - tu tournes la poignée de la porte, te retournant brièvement pour mimer un "shhh" de ton index sur tes lèvres avant de t'extraire de la salle de bains. Le cœur lourd de culpabilité, tu fais un crochet par la terrasse afin de t'en griller une avant le repas. Parce que tu n'es pas entièrement certaine de réussir à sortir vivante de ce dîner...

    (c) mars.
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    Lien du postVen 20 Oct - 0:14
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    Lexie quitte la salle de bains quelques minutes après le départ de Mia. Il ne s’agirait pas que quelqu’un les observe sortir de là ensemble. La soirée est déjà assez parsemée de dangers, tel un champ de mines, comme ça pour qu’elles se permettent de prendre davantage de risques. Les voilà en équilibristes improvisées à marcher sur ce fil tendu au-dessus du vide, fil aussi coupant qu’une lame de rasoir. Et même si, malgré le péril, Lex’ a apprécié ce moment suspendu dans le temps et l'espace, cette accalmie au milieu de la tempête, c’est le cœur serré qu’elle s’engage dans le couloir pour rejoindre la soirée qui bat son plein dans l’immense salon, manquant cruellement de personnalité et qu’elle a toujours trouvé ultra sobre à en mourir d’ennui. Cœur serré, parce que la présence de Mia ici, avec Aaron, lui rappelle tout ce qu’elle souhaiterait avoir et qui lui est refusé. Elle aussi aurait aimé être invitée à une soirée, y accompagner Mia, la présenter comme sa compagne, raconter aux autres convives à quel point elle est incroyable, qu’elle-même se sent chanceuse de faire partie de sa vie… ... La voilà bien atteinte.
    Mais il est là le problème, elle ne fait pas partie de sa vie, pas entièrement du moins. Elle sera toujours dans l’ombre. Et ça commence à la ronger depuis plusieurs semaines déjà. Ses sentiments, au lieu de l’élever, la rongent de l’intérieur… pourtant elle ne veut pas la perdre.  Et il lui devient de plus en plus difficile d'ignorer tout ça, ce dilemme qui se joue en elle...

    Alors qu’elle est plongée dans ses pensées, elle sursaute presque quand une main agrippe son bras. Elle relève les yeux vers Niels Frye qui l’entraîne à sa suite en disant :

    « Te voilà enfin ! Je me demandais où tu étais passée ! Francis Jordans, le grand pdg d'une entreprise internationale d’import-export est ici. Et il est venu avec son fils. Je suis convaincu que vous vous entendrez bien »

    Lex’ soupire. Et c’est reparti ! Putain il peut pas la laisser tranquille avec ça, quand comprendra-t-il que c’est peine perdue ?

    Il s’arrête brusquement pour lui faire face et la fixer d’un œil menaçant : « J’te préviens : je compte sur toi pour faire bonne impression. T’as pas envie de me mettre en colère Lexie, j’ai pas raison ? »

    Elle grimace. Elle connaît ses colères. Non pas qu’il soit terrifiant, voilà longtemps qu’elle n’a plus 8 ans et que les hurlements ne l’effraient plus, mais il est capable de lui pourrir la vie de bien des manières. Ses sommations ne sont jamais à prendre à la légère. Elle ne répond pas cependant, mais il prend son silence pour un consentement tacite et l’emmène alors devant deux hommes, visiblement le pdg et son cher fiston. Elle le détaille des pieds à la tête. Il n’est pas moche, elle doit bien le reconnaître… Puis il a ouvert la bouche.


    Voilà trente minutes que l’autre abruti ne lui lâche pas les baskets. Non seulement il la drague lourdement avec des disquettes dignes du pire macho du coin, mais en plus il la bassine avec ses exploits en tant que commercial dans l’entreprise de son paternel qui fonctionne bien grâce à lui et ses talents de négociateurs. Bon sang ! qu'en en a-t-elle à foutre ? Durant leur conversation, Lex’ a cherché Mia du regard, a tenté de s’accrocher à ses yeux, bouée de sauvetage dans cet océan de tensions. Quelques coups d’oeil échangés, rien de plus, mais mieux que rien.

    Son oncle se râclant la gorge et annonçant le repas vient interrompre le monologue de… c’est quoi son nom déjà ? Vincent ? Gregory ?

    « Lexie, Dean installez-vous ici. » suggère, ordonne, Niels en leur désignant leurs sièges autour de la table. Le coeur de Lexie loupe un battement, lorsque l’hôte installe Mia et Aaron juste en face d’eux, tandis que lui se place en bout, présidant le repas. Dean, puisque c’est son nom, en parfait gentleman lui recule sa chaise afin qu’elle puisse s’asseoir, elle le remercie poliment. Les autres convives prennent place rapidement et du personnel vient apporter les bouteilles et les entrées.

    « Alors comme ça vous connaissez ma nièce ? » demande Niels Frye à Mia et Aaron, tandis qu’on leur sert champagne et le premier plat du plus loooong dîner de l’histoire de l’humanité, en ressenti du moins. Lexie déglutit sa gorgée d’alcool, priant toutes les divinités possibles pour qu’aucune d’elles ne fasse une bourde irrécupérable durant ce repas. Et son angoisse se met à croître quand elle observe Aaron, coudes sur la table, tournant la tête vers Mia en attendant qu'elle explique.

    Il se doute de quelque chose…

    — Lexie est une de mes élèves à Harvard.

    — Et à la maison. Ajoute le mari.

    Mia enchaîne rapidement :
    — Je lui ai également donné un cours de cuisine une fois, en effet. (Avec un sourire.) Je suis passionnée de pâtisserie…

    Niels hausse un sourcil alors qu’il entame son entrée et lance sarcastique à Lex’.

    « Et t’as payé ça avec quel argent ? Toujours celui que je te donne généreusement et que tu balances par les fenêtres ? »

    « C’est une amie qui m’a offert ça pour mon anniversaire. »
    Elle se félicite pour ce mensonge improvisé ! Se retenant de soupirer de soulagement. Heureusement qu’il ne se souvient pas qu’elle est née en Avril, sinon il aurait trouvé ça étrange qu’elle attende si longtemps pour profiter de ce cadeau. « Et c’était d’ailleurs très intéressant et instructif. » ajoute-t-elle en fixant son amante afin d’éviter de croiser le regard de son oncle de peur qu’il y lise son malaise. Satisfait de cette réponse, il reporte son attention sur Mia.
    « J’imagine qu’elle est une étudiante assidue ? Je l’ai toujours poussée pour qu’elle ait les meilleurs résultats possibles. » Il appuie sur les derniers mots de sa phrase, jetant un coup d’oeil à Dean et Lexie se sent soudain comme une bête dans une foire aux enchères… elle sait très bien ce qu’il essaie de faire. De la vendre. Et ça la dégoûte.

    Il y a un silence. Puis Mia répond enfin, tout en picorant son plat
    — Très assidue. Une de mes meilleures élèves, à vrai dire.

    Lex’ rougit. Pour plusieurs raisons. De un le compliment la renverse et vient faire danser les papillons dans son estomac. De deux, elles connaissent toutes deux les raisons d’une telle passion pour le cours de Mia… ahem.

    « J’trouve ça bien que les femmes aujourd’hui puissent faire autant d’études que nous, surtout dans les domaines artistiques, elles sont plus sensibles et moins cérébrales que les Hommes. » commente Dean.

    Lex’ qui allait prendre une bouchée, interrompt son geste, la fourchette en l’air.
    Il est sérieux lui?! Puis en plus personne ne lui a demandé son avis ! Et c’est ça qu’il veut que je date ?! J’crois j’préfère encore rester seule enfermée dans une pièce avec Aaron !
    Et alors qu’elle se retient de lui planter une fourchette dans l’oeil, il ajoute avec un sourire charmeur.
    «Puis j’aime les femmes dotées d'une grande sensibilité. »

    Tu vas voir où tu vas te la mettre ma grande sensibili…
    Niels interrompt sa pensée en demandant à son amante.

    « Vous enseignez depuis longtemps ? »

    Mia s'éclaircit la gorge.
    — Depuis trois ans. Deux à Harvard.

    L’étudiante s’apprête à dresser le portrait élogieux de sa professeure, mais Aaron ne lui  enlaisse pas le temps :
    — Qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras plus grande, Lexie ?

    Ok. Changement de cible. C’est lui qui mérite une fourchette dans l’oeil. Elle avale sa bouchée, contenant son regard noir et se contente de répondre.

    « Je sais pas encore. Ce qui me passionne. En tout cas pas avocate, ni pdg d’une entreprise d’import-export »
    Dean hôche la tête et commente avec un regard chargé de sous-entendus.
    « Te marier avec quelqu’un qui te permettrait de vivre de tes passions en rapportant l’argent à la maison serait donc une solution. »
    Putain mais ta gueule toi aussi ! D’où mais d’OU il me parle de mariage ?! J’ai pas assez de fourchettes pour tous ces abrutis, rage-t-elle intérieurement.

    Elle entend Mia tousser après avoir bu une gorgée de son vin.
    — Pourquoi pas les deux ? Vivre de sa passion et rapporter l'argent soi-même ? Plein de gens le font.

    Lexie s’empresse d’acquiescer et répond :

    «Totalement d’accord. Je ne vois pas en quoi c’est incompatible. »

    Niels secoue la tête.

    « Parce que t’es comme ton père. Lui aussi voulait vivre de sa passion. C’est moi qui lui payais ses factures. »

    Lexie serre les poings, à deux doigts de craquer. Comment ose-t-il ? Mais il poursuit.

    « C’est pourquoi je sais que c’est une mauvaise idée. Tu te fais des illusions Lexie, t’es plus une enfant. Je ne veux pas t’empêcher de vivre ta passion… ce n’est pas ce que je dis. » Ah bon ? Parce que c’est un peu comme ça que ça sonne quand même. « Mais tu ne peux pas le faire si t’as pas de quoi t’assurer un confort derrière… » Il ajoute sur le ton de la plaisanterie qui n’en est pas une. « Et Dean serait l’homme parfait pour te permettre ça ! Regarde-le ! Un homme accompli ! Un beau parti pour un mariage si tu veux mon avis ! » Mais elle ne veut pas de son avis. Il reprend plus sérieusement "Je vous ai d'ailleurs organisé un dîner en tête à tête demain soir et avec son père on aimerait envisager des.... fiançailles si tout sa passe bien et si Dean est d'accord. Cela lierait nos deux compagnies davantage."

    Lex’ qui était en train de boire une gorgée de champagne s’étrangle et se met à tousser. Elle se lève de table, toujours en pleine quinte de toux et s’excuse : « Je reviens... »



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    Tu le comprends mieux maintenant, le malaise qui avait semblé s'ancrer sur les traits de Lexie lorsqu'elle avait mentionné "son oncle" et ses exigences. Tu t'attendais au scénario classique du membre de la famille obsédé par la réussite et les résultats scolaires, certes... mais pas à une quasi déclaration de mariage arrangé. Et lorsqu'elle fuit sous le coup de l'émotion, tu ne peux que la regarder s'éclipser, impuissante. Une colère sourde rugit dans ta poitrine alors que tes rétines se vissent sur le profil de Niels, que tu aimerais bien enflammer sous la force de ton regard. Le pire, c'est qu'il paraît embarrassé de la réaction de sa nièce. Il réagirait comment, lui, si on lui mettait la bague au doigt de force ?! Abruti. Les dernières pièces du puzzle se rassemblent désormais... les crises de panique de Lexie, son anxiété par rapport à ses études et tout le reste. Tu n'as qu'une seule envie : quitter cette table de dégénérés et aller l'étreindre pour absorber sa peine.

    Le reste du repas s'éternise, et tu n'écoutes les conversations que d'une oreille distraite. Lexie finit par revenir, et tu tentes d'émettre un rayon de compassion et de bienveillance dans sa direction à travers des sourires que tu veux encourageants, mais quelque chose semble éteint dans son regard.

    Plus tard, alors que l'alcool coule à flot et que les rires deviennent de plus en plus bruyants - et agaçants - et les blagues de moins en moins drôles, tu enjoins Aaron à entamer les au-revoirs.

    — Déjà, chérie ? Mais Niels voulait me faire goûter son nouveau whisky et...

    Sourcils froncés, bras croisés en sa direction, et il a compris qu'il était hors de question que vous restiez une minute de plus.

    — Bon, ok...

    Je vais dire au revoir à Lexie. On se retrouve à l'entrée ?

    — Tu ne viens pas remercier Niels avec moi ?

    Dis-lui que j'ai une migraine, que ça me rend photophobe et que j'ai dû aller me réfugier dans la voiture.

    — Original.

    Sourire pincé aux lèvres, Aaron recule pour aller saluer ses collègues. Quant à toi, tu te dépêches de rejoindre le balcon, où Lexie est en train de prendre l'air. Tu refermes les portes-fenêtres derrière toi pour éloigner les oreilles qui pourraient traîner dans les parages.

    Lexie... murmures-tu en avançant pour t'accouder toi aussi au balcon.

    — Hm… répond-elle, absorbée par ses pensées. Désolée, je suis pas… d’une bonne compagnie tout de suite.

    J'le serais pas non plus, à ta place. Ton oncle... (Tu lèves les bras comme pour donner une idée de taille de sa connerie, mais c'est impossible, tes bras ne sont pas assez longs.) Je ne savais rien de tout ça. Est-ce que... je peux faire quelque chose ?

    — Je me débrouillerai, soupire-t-elle, t’as déjà fait beaucoup, en m’aidant avec les dealers… je me charge de mon oncle. (Une pause.) Il veut constamment contrôler ma vie. J’pense qu’il le fait parce qu’il a peur, en plus. Peur que je foute le chaos dans la sienne… (Elle pousse un petit rire dénué de joie.) Il n’aurait pas tort. Puis… c’est vrai que ma vie est un beau bordel en ce moment.

    Un bordel...? Tu parles... de nous ?

    Elle marque une longue pause avant de répondre, sans quitter l'horizon des yeux.

    — Pas nous. Moi. J’peux plus supporter cette situation. Te voir à la dérobée entre deux cours, t’embrasser en gardant les yeux à moitié ouverts pour être sûre qu’on ne nous verra pas. Savoir que… toutes ces nuits que tu ne passes pas avec moi, tu les passes avec lui. (Elle renifle et essuie la larme qui roule sur sa joue.) Ne pas pouvoir te tenir la main quand on marche ensemble alors que j’en meurs d’envie, ne pas me réveiller le matin à tes côtés, ne pas pouvoir dire aux autres à quel point tu es incroyable et que je suis honorée de faire partie de ta vie, ne pas pouvoir dire à mon oncle tout à l’heure que ses fiançailles, il peut se les mettre où je pense, parce que mon âme, mon coeur, mon être entier est enchaîné à quelqu’un d’autre, à toi…

    Elle se tourne enfin dans ta direction, sa tristesse si évidente que ton corps se raidit en voyant son expression.

    — J’ai essayé de contenir ce que je ressens, mais j’y arrive pas. Et je me sens coupable parce que… parce que… je savais qu’en entamant cette relation avec toi, c’était ce que ça impliquait. Et j’pensais pouvoir… faire comme si ça m’atteignait pas. Mais ça me frappe de plein fouet. Ça me balaie comme un tsunami. À chaque fois que je te vois avec lui. Je t’aime Mia… et je suis désolée de t’espérer de la merde et de t’embarquer là-dedans, mais… je t’aime, et j’peux plus faire semblant, jouer un rôle devant les autres. Et… je ne veux pas te perdre non plus. (Elle reporte son regard sur l’horizon.) Tu dois faire un choix, annonce-t-elle, la voix tremblante. Je ne t’en voudrais pas si tu le choisis lui… si c’est ce qui te rend heureuse. Je suis prête à te laisser partir. Parce que je t’aime… Mais je dois savoir. Je ne peux plus continuer comme ça.

    Tu es incapable de bouger, foudroyée par sa demande, par cet énième retournement imprévu. Partagée entre la joie de l'entendre admettre ses sentiments et la douleur qu'elle exprime et que tu ressens comme une claque en pleine figure. Inspirant longuement, tu finis par baisser les yeux en répondant faiblement :

    D'accord. Je comprends. Laisse-moi... laisse-moi réfléchir à tout ça.

    Ta main effleure brièvement la sienne avant que tu ne recules vers les portes vitrées. La laisser seule alors qu'elle est dans cet état te brise le cœur, mais Aaron t'attend. Bien qu'elle te tourne le dos, tu lui lances un dernier regard avant de disparaître.

    ***

    Plus tard, à la maison. Tu es en train de retirer tes boucles d'oreille devant le miroir de la salle de bains quand Aaron débarque, sa cravate à moitié défaite. Il s'appuie contre le lavabo, l'ivresse rendant ses gestes lents et maladroits.

    — Pourquoi t'fais la gueule ?

    Quoi ? Je ne fais pas la gueule.

    — Si, si. Toute la soirée, t'as tiré une tronche... comme ça... (Il grimace dans une imitation grotesque de "ta tronche.")

    Tu soupires, lasse de devoir expliquer tes états d'âme à quelqu'un qui n'y comprendrait de toute façon rien, puisqu'il ignore toute une partie de ta vie.

    J'suis juste fatiguée, Aaron.

    — Les seuls moments où je t'ai vue sourire... c'était quand tu t'adressais à elle.

    Un frisson glacé dévale le long de ton dos.

    Qu'est-ce que tu racontes ? J'essayais de la soutenir, c'est tout. Son oncle est un gros con, et même toi tu ne dirais pas le contraire si t'étais honnête.

    — J'trouve quand même ça étrange, hein... que tu m'aies jamais parlé de ces cours de cuisine. Et que t'en aies jamais donné d'autres, à personne. Juste à Lexie. Ton élève préférée.

    Tu déglutis, tournant lentement le menton vers ton mari. Eh merde. Quelle attitude adopter ? La fuite ? Miser sur le fait qu'il est saoul et qu'il aura sûrement tout oublié d'ici demain ? Ouais, faisons ça.

    Tu as bu. C'est l'heure d'aller se coucher.

    Esquissant un faible sourire, tu marches en direction de la chambre mais il te retient, refermant sa poigne sur ton avant-bras.

    — Pas si vite, Mme Campbell.

    Tu roules des yeux, feignant l'exaspération pour masquer ton tressaillement.

    Quoi ? J'ai envie d'aller dormir, M. Campbell...

    — Étrange aussi que t'aies attendu que je sois en voyage d'affaires pour l'inviter à la maison, tu trouves pas ?

    Bras croisés, tu le dévisages sans ciller alors que ton cœur cogne contre les parois de ta cage thoracique.

    T'insinues quoi, là ?

    Il fait mine de réfléchir, levant la tête vers le plafond dans une moue concentrée.

    — Je l'ai vue te rejoindre en direction de la salle de bains. Là aussi, c'était pour lui donner un cours de cuisine ?

    Fuck. Fuck, fuck, fuck !

    T'es complètement absurde. On a discuté, oui. En privé, oui, puisque Lexie se sent extrêmement mal à l'aise avec tous ces gens autour d'elle qui essaient de lui dicter son comportement.

    — Mais qu'est-ce que ça peut te foutre ? râle-t-il en haussant brusquement les épaules.

    Je me soucie du bien-être de mes étudiants. Ça te paraît vraiment si insensé ?

    Vous vous défiez du regard pendant de longues secondes, ta respiration devenant de plus en plus difficile à réguler et ton trouble à cacher. C'est que tu deviendrais presque bonne menteuse, Mia... presque.

    — Je crois que mon hypothèse n'est pas si insensée que ça. T'avais pas eu un crush sur une amie en colonie de vacances ?

    J'avais QUINZE ANS, Aaron ! hurles-tu en lui échappant cette fois-ci pour rejoindre la chambre d'un pas énervé. C'est quoi le rapport ?

    — J'te suffis plus. Admets que je ne te suffis plus.

    Tu t'assois sur le lit, fermant les paupières pour calmer ton souffle de plus en plus erratique.

    Tu veux vraiment... me pousser à bout, c'est ça ?

    — Je veux que tu me dises la vérité, bon sang ! Est-ce que oui ou non t'as couché avec cette gamine ?

    Ce n'est pas... une gamine...

    Son silence est si long que tu finis par rouvrir les yeux. Posté contre la coiffeuse, il te fixe sans bouger pendant de longues secondes.

    — Ça répond à ma question, tranche-t-il avant de quitter calmement la chambre.

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