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I LOVE HARVARD
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    Lien du postSam 13 Mai - 16:04
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    You said I move like water

    Habitations along Charles River
    13 mai
    @Austin Boehringer
    -

    Si Joyce n'avait pas vraiment le coeur à la fête, et encore moins à une fête d'enterrement de vie de jeune fille, elle avait fait comme tous les jours, flanqué un sourire sur ses lèvres, recouvert ses cernes grâce au maquillage, et était allée au rendez-vous fort matinal. La journée avait commencé par un brunch arrosé de Mimosa, puis la future mariée avait eu le droit à un saut à l'élastique avant qu'elles ne se rendent toutes à un cours d'œnologie. L'alcool avait donc commencé tôt à taper dans les crânes et la soirée en perspective ne promettait pas de calmer les choses ; entre karaoké et fut de bière, la doctorante avait au passage entendu des rumeurs sur la venu d'un strip teaseur. Sans compter tous les jeux divers et variés autour de la future mariée qui étaient venus rythmer la soirée.
    Aux portes de l'ivresse, Joyce essayait de ne pas verser trop loin dans le malheur et de se rattacher aux rires plutôt qu'à ses propres pensées. Mercredi, elle était sortie avec Haley et la bière de trop avait débloqué un flot de larmes et de mots - le lendemain matin et la gueule de bois qui avait suivi au labo avait été compliqué à gérer. Or, la perspective de célébrer l'amour quand il avait foutu le camp en tout point dans sa vie ne l'enchantait que peu. Mais même si elle connaissait Delphine - la fiancée - depuis son arrivée à Harvard puisqu'elles avaient partagé les mêmes bancs des auditoires, elle n'était pas aussi proche d'elle que de Haley et n'avait pas envie de s'écrouler devant elle et ses amies.

    La biologiste fuit donc les conversations trop profondes sur la beauté de l'amour, le mariage et toutes ses bêtises, sirotant plutôt son verre de punch et grignotant des muffins, écoutant d'une oreille les discussions sur un bout de canapé. Place privilégiée qui fait d'elle la personne la plus proche de la porte et donc la plus à même d'aller l'ouvrir lorsqu'on sonne à cette dernière.

    - Bougez pas, j'y vais !

    Verre à la main, elle traverse la pièce pour rejoindre l'entrée et déverrouiller la porte. Air un peu morose et songeur sur ses traits, son visage s'illumine cependant quand elle aperçoit l'homme situé juste derrière la porte et, surtout, l'uniforme qu'il revêt.

    - C'est pas vrai ?! Elles l'ont vraiment fait ! C'est la première fois que je vois ça.

    Le strip teaseur justifie un peu mieux les billets alignés pour cet enterrement de vie de jeune fille et, surtout, promet d'être un expérience intéressante. Il ne faut pas mourir idiot et voilà l'occasion rêvée pour découvrir les talents de danse et de déshabillement de l'homme qui lui fait face.

    - Entrez seulement ! Vous avez besoin de musique ? D'une chaise ? Je suis désolée, je n'y connais rien. Je me réjouis déjà de découvrir ce que vous avez là-dessous.

    Sa main s'aventure vers le col de son uniforme, un peu trop téméraire et sans doute portée par l'alcool, mais on ne vit qu'une fois et il a dû en voir d'autres avec son métier...
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    Lien du postDim 14 Mai - 22:56
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    Habitations along Charles River
    13 mai
    @Joyce Millett
    alcool

    L’absence de personnel ce soir fait qu’Austin se retrouve à nouveau dans les chaussures d’un officier de police sur le terrain, quittant momentanément son rôle dans le service renseignements. Entre les malades, les quelques blessés suite à la manifestation et ceux qui sont toujours absents, traumatisés par les événements du TD Garden, ils doivent se serrer les coudes entre unités. Cela n’empêche pas le blond de soupirer lorsque la radio de sa voiture annonce un tapage nocturne signalé à deux blocs d’où il se trouve. C’est le genre de petites interventions insignifiantes qui ont tendance à l’ennuyer plus qu’autre chose, mais ça fait partie du métier, ce qu’il accepte.

    Sans déclencher la sirène puisqu’il n’y a aucune urgence, l’officier se gare devant le building d’appartements et s’annonce au concierge. Vu la luxure du hall d’entrée, il devine que ce ne sont pas des fauchés qui vivent ici. Il va, plus que probablement, avoir affaire à des gosses de riches pour qui les limites n’existent pas. Car c’est bien connu, l'argent vous permet d'être au dessus de la loi et des autres. Les zéros qui s’alignent sur le compte de son père ne fait pas de lui l’un d’eux, c’est une chose certaine. Dans l’ascenseur, Austin essaye de se débarrasser de ce pré-jugement établi avant même d’avoir frappé à la porte. Il parvient au onzième étage ou une dame âgée l’attend de pied ferme sur le pas de la porte, afin de lui raconter le bruit qui l’empêche de trouver le sommeil depuis plusieurs déjà. Une fois rassurée et à nouveau chez elle, sous les conseils du policier car il doute que les fêtards soient ravis de savoir qui les a dénoncé, il sonne à quelques reprises jusqu’à ce qu’une jeune femme vienne lui ouvrir.

    Boston police department. Il annonce en lui montrant son badge, par dessus la voix de la brune qui parle mais dont les mots n’ont aucun sens. Sourcil arqué lorsqu’elle mentionne une chaise et de la musique, Austin se retient de rouler des yeux lorsqu’elle mentionne les dessous de son uniforme. Il a un mouvement de recul automatique lorsque la main de la demoiselle vient s’accrocher à son col. Il comprend très vite le malentendu, car malheureusement la situation n’est pas inédite. Si ça ne lui est jamais arrivé, il y a pas mal d’histoires qui courent au commissariat.

    Vous allez être déçue. Il annonce froidement, n’ayant pas l’intention de se dévêtir pour les demoiselles. On a reçu plusieurs plaintes pour le bruit, il faudrait diminuer la musique et calmer vos copines où je ne vais pas avoir d’autre choix que de vous embarquer. Et personne n’a envie de finir ce qui ressemble très fortement à un enterrement de vie de jeune fille au poste.

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    Lien du postMar 16 Mai - 16:46
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    Habitations along Charles River
    13 mai
    @Austin Boehringer
    -

    Certainement qu’avec moins de verres dans le sang ou un plus grand amusement lors de la fête, Joyce aurait percuté la réalité à laquelle elle fait face bien plus rapidement. Mais non, les circonstances font qu’elle se retrouve à glousser bêtement devant celui qu’elle prend pour un faux policier, trouvant l’imitation de sa plaque de police très bien faite. N’est-ce pas illégal, d’ailleurs, d’avoir une fausse plaque de police ? Il lui semble avoir vu ça une fois dans une série, mais première ce n’est pas une source fiable, deuxièmement la doctorante a rarement eu l’occasion d’en voir de près et donc si ça se trouve ça ne ressemble pas du tout à ça. À moins que les stripteaser ait un passe droit à ce niveau là ? Sur ce milieu-là non plus elle n’est pas très bien renseignée puisque c’est bien la première fois qu’elle croit en voir un.
    Nouveau gloussement – et si elle n’était pas un peu ivre, elle se trouverait elle-même absolument insupportable.

    – Je vous cache pas que j’aurais préféré un uniforme de pompier, mais vous faites super bien le flic !

    Sérieusement, elle pourrait presque croire que le scénario probablement finement rôdé est une improvisation totale après le coup de fil d’un vieux – c’est toujours les vieux qui se plaignent du bruit, comme s’ils avaient oublié qu’ils avaient aussi pu être jeune dans leur existence – et qu’il travaille vraiment pour la police. Ha. Ha. Parfois il faudrait écouter son instinct, mais non, Joyce reste fixée sur cette histoire de danseur qui va bientôt se déshabiller et se demande d’ailleurs s’il a amené sa musique où s’il existe des playlists “striptease” sur Spotify. Probablement que oui, il y a de tout là-dessus.
    En attendant et sur la musique d’un tout nouveau gloussement – le troisième –, elle décide d’entrer dans ce qu’elle croit être un jeu, enroule une mèche de ses longs cheveux autour de son doigt avant de minauder bêtement :

    – Désolée pour le bruit Monsieur l’agent, on est des vilaines filles qui méritent une punitions.

    Des claques. Voilà sûrement tout ce qu’elle mérite pour remettre les idées qui semblent valser dans sa tête et dégriser un bon coup. Et, avec un peu de chance, s’assumer histoire d’oublier toute cette scène qu’elle regrettera profondément et amèrement dès qu’elle en aura compris tous les tenants et aboutissement. L’humiliation promet d’être belle et le trou qu’elle aura dès lors envie de creuser, profond. En attendant elle se redresse pour sortir de sa position d’actrice de pacotille et lui confier sur le ton de la confidence :

    – Je vous laisserai bien me passer les menottes, mais c’est pas moi la future mariée, ça serait sûrement plus approprié que vous commenciez votre show devant elle.

    Mais il peut compter sur Joyce en tout cas pour se mettre au premier rang d’un spectacle qui promet du lourd. Et encore, elle n’a pas conscience à quel point…
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    Lien du postJeu 1 Juin - 16:00
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    Habitations along Charles River
    13 mai
    @Joyce Millett
    alcool

    Elle glousse comme une adolescente et Austin doit retenir un sourire moqueur de prendre place sur ses lèvres. C’est flatteur mais le policier est simplement blasé de devoir intervenir pour une soirée des plus banales et préfèrerait de loin être pris au sérieux. Il est bien conscient qu’au sein du service renseignement, c’est son physique qui l’aide à passer partout, à se fondre parmi les étudiants, mais en l'occurrence ce n’est pas ce qu’il essaye de faire ce soir. L’idée n’est pas non plus de les embarquer - ça ferait bien trop de monde et de bruit au commissariat. Et puis il n’est pas inhumain, loin de là l’idée de ruiner un enterrement de vie de jeune de fille avec un petit abus de pouvoir à la clé.

    Pas suffisamment pour être pris au sérieux visiblement. Il maugrée dans sa barbe, presque inaudible par-dessus la musique. Elle a osé lui dire qu’il faisait ça bien ! Sans blague. Ce n’est même pas le pire dans sa réflexion - il y a toujours un petit esprit de compétition entre la police et les pompiers. Peut-être qu’il pourrait leur envoyer Jayden, nul doute que son pote en serait ravi ! D’un coup de menton, Austin désigne l’intérieur de l’appartement avant d’y pénétrer, désespéré face aux cris des jeunes femmes présentes qui pensent sans doute que le spectacle vient d’arriver.

    T’es certaine de ça ? Passer la nuit au poste est sur votre programme ? Il demande, on ne peut plus sérieux, lorsque la jeune femme lui assure qu’elles ont été vilaine. Sincèrement, l’idée de faire demi-tour et abandonner lui traverse l’esprit. Les voisins s’en remettront. Du regard, l’officier cherche le speaker d’où provient la musique et sourit à la nouvelle réflexion de la brunette qui ne lâche pas l’affaire. Son sourire n’a rien de chaleureux, il est plutôt à deux doigts de s’énerver pour du bon mais il se rappelle qu’elles ont bus et sont parfaitement inconscientes et innocentes. A peu près.

    Je vais peut-être commencer par toi afin de ne pas lui ruiner son enterrement de vie de jeune fille, qu’est-ce que tu en dis? Et pour accompagner les gestes à la parole, il sort ses menottes et en referme une seule autour du poignet de la demoiselle qui lui tient la “conversation” depuis son arrivée. Tout en l’entrainant avec lui, Austin se rapproche du speaker qu’il éteint avant de se tourner vers le groupe qui se plaint dans un brouhaha insupportable. Bien, maintenant qu’on peut s’entendre. Il signale, pose un doigt sur ses propres lèvres pour faire signe à la blonde qui s’apprête à objecter de se taire. Officier Boehringer. On a eu plusieurs plaintes du voisinage concernant le bruit, il y a des endroits plus appropriés pour ce genre de célébration qu’un building résidentiels. Je vais donc vous demander de baisser le volume car ça me désolerait de devoir appeler des renforts et vous embarquer pour si peu. Elles auraient une histoire à raconter à leurs enfants et petits-enfants, certes.

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    Lien du postMer 7 Juin - 11:02
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    Habitations along Charles River
    13 mai
    @Austin Boehringer
    -

    Décidément. Joyce creuse un trou et s’y enfonce toujours de plus en plus, sans penser un jour pouvoir remonter à la surface. Il faut dire que le flic devant elle sort aussi de tous les clichés qu’elle a bien pu imaginer sur la police. Il n’a pas la bedaine rebondissant qu’on aurait pu imaginer, ni donut à la main – ok, probablement aussi qu’elle va trop loin dans le cliché. Quelle idée d’engager des bombes pareilles, aussi ! Si elle se doutait de la vérité, elle ne manquerait sans doute pas de lui faire remarquer qu’il aurait mieux fait de se lancer dans une carrière de mannequin ou de strip teaser – il en a la carrure. Bien sûr, il faut aussi savoir danser, mais ça s’apprend ça. Elle serait prête à se porter cobaye, d’ailleurs, s’il venait à considérer un changement de carrière.
    Enfin pour l’instant, la seule carrière qu’elle lui prête c’est celle qui va lui permettre bientôt d’assister à son déshabillage en règle et elle s’en réjouit d’avance. C’est vrai qu’il a l’air un peu de mauvaise humeur, peut-être que son show précédent s’est mal passé ? Qu’importe, elle compte le mettre à l’aise Joyce, au milieu des fous rires et des verres en trop. Et vu les cris qui s’égosillent dès que l’homme pénètre dans le salon, elle n’est pas la seule sur cette longueur d’onde. Drôle comme chacune pense que ce sont les autres qui se sont chargées de faire appel à ses talents, alors que la seule qui a décroché un téléphone pour le faire venir dans l’histoire, c’est probablement une vieille voisine aigrie et qui ne supporte pas que d’autres fassent la fête un samedi soir.

    – Attendez, c’est un combo strip-tease et escape game ? demande-t-elle, l’exciteront à l’idée de ce programme palpable dans sa voix.

    De pire en pire, elle aggrave sa situation chaque instant un peu plus et aucune des filles présentes dans la pièce ne s’en rend compte ; au contraire, elles piaillent et rigolent, l’air ravie de ce revirement de situation complètement absurde et pseudo évasion d’une prison considérée comme fausse. Les barreaux risquent de paraître bien glacés une fois qu’elles auront pris conscience que tout ça n’est pas un jeu et qu’elles risquent plus de passer la nuit en cellule de dégrisement que de voir les fesses du faux-vrai policier. Pour l’instant cependant, le scénario tient encore à peu près la route alors qu’il sort une paire de menotte pour en passer l’un des bracelets autour de son poignet – elle n’est pas la future mariée, mais bon elle ne va pas non plus trop se plaindre, après tout elle est désormais célibataire et elle ne dirait de loin pas non à un show privé –, mais ça tourne légèrement au vinaigre lorsqu’elle se fait attirer à sa suite et de manière fort peu délicate en direction de la sono. Les gestes sont trop brusques pour être ceux d’un homme payé pour être là, de même que l’énervement avec laquelle il étaient la musique. Pour ne la remplacer par aucun morceau suave et entraînant sur lequel il aurait pu se déshabiller. Oups. Et cette fois-ci, quand les morts sortent de la bouche de l’officier Boehringer, elle commence enfin à réaliser la portée de toute la scène et le qui-pro-quo digne du théâtre de boulevard.

    – Et merde.

    Dégrisement quasiment instantané, la gêne et le silence tombent sur la pièce alors que Joyce se laisse tomber en arrière sur le canapé juste sous ses fesses. Echec cependant cuisant de la mission quand un tiraillement la ramène à la réalité ; menotte accrochée à son poignet qui l’empêche de s’asseoir et lui donne un air bien malin. Se redressant alors, elle lance un regard médusé au bracelet de métal, qui lui en rappelle d’autres qui ont marqués des moments de sa vie. Certaines manifestations, surtout, pourtant pacifique et où la police a trouvé bon de s’infiltrer. Et soudain, une vague de ressenti et de colère remonte dans son échine et elle ne peut s’empêcher de s’énerver.

    – Attendez, attendez, attendez. Vous êtes en train de dire que vous êtes vraiment policier – soit dit en passant, vous auriez pu être plus clair quand vous êtes arrivé plutôt que de me laisser me ridiculiser en vous prenant pour un strip teaser – et que vous avez rien de mieux à faire que de venir interrompre une fête un samedi soir ? C’est marrant, parce que bizarrement quand il s’agit d’arrêter les vrais méchants qui polluent illégalement les océans et la nature, là soudain la police n’a plus les moyens d’envoyer des gens pour prouver leurs méfaits ! J’applaudirais bien vos propres incohérences, mais là je suis comme qui dirait, mains liées.

    Dans son dos, ses copines grimacent, conscient que la biologiste est peut-être un peu allée trop loin en hurlant ainsi sur un flic déjà passablement énervé de la situation. Et finir la nuit au poste – ou pire, avec un casier –, ne serait probablement pas beaucoup apprécié par Harvard et sa renommée. Mais tant pis, Joyce préfère encore crier haut et fort les injustices quitte à être arrêté pour désobéissance civile, qu’un bout de papier la nommant Dr. Même si c’est son rêve, il y a dans la réalité des choses bien plus importantes.
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    Lien du postSam 24 Juin - 14:07
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    Habitations along Charles River
    13 mai
    @Joyce Millett
    alcool

    Le travail de simple officier dans les rues de Boston ne lui manque absolument pas et cette soirée en est la piqûre de rappel parfaite. Après des études dans l’armée allemande, abandonnée pour une peine de cœur, c’est les rangs de la police que Boehringer a choisi de rejoindre, ce qu’il a parfois questionné. Une année de formation, si maigre comparé à celle qu’il suivait en master à l’université Militaire, pour ensuite finir dans les rues afin d’en protéger sa population. La plupart de ses arrestations étaient à l’époque pour des vols, de la drogue, parfois des événements un peu plus importants, parfois beaucoup moins. Comme ce soir, un stupide tapage nocturne pour lequel l’intervention des forces de l’ordre serait absolument inutile si les gens avait un peu de sens commun - ou de respect pour autrui. L’officier n’avait rien contre une grosse soirée, encore moins contre un petit verre, à condition que le lieu soit approprié. Ce qui, en l'occurrence, n’était pas le cas ce soir. Tu es désespérante. Il murmure, agacé, sans être certain qu’elle l’entende. Ce n’est pas grave, ce n’est pas forcément le but car malheureusement, lui est obligé de faire preuve de respect. Une escape game… Il aura vraiment tout entendu!
    Estimant qu’il a suffisamment fait preuve de patience pour que la jeune femme, ainsi que ses accolytes, s’excusent et diminuent la musique, Austin décide de prendre les choses en mains. Il n’a pas l’intention d’y passer la nuit et n’est clairement pas d’humeur à entrer dans leur petit-jeu. Même s’il l’était, il n’en a définitivement pas le droit. Elle souffle un “ et merde “ en réalisant qu’il n’a fait que lui dire la vérité depuis son arrivée et pour la première fois, il a le fantôme d’un rictus au coin des lèvres. Ouai, comme tu dis. Il faut avouer que c’est la partie qu’il préfère dans l’histoire; celle où les personnes réalisent qu’elle.s aurai.en.t peut-être dû le prendre au sérieux malgré son physique aux allures de mannequin plus que d’officier. Austin n’a pas un égo surdimensionné mais c’est un fait, on ne lui a assez souvent fait remarquer.
    Il part en avant lorsqu’elle se lance pour s’asseoir et fusille la jeune femme, qui vient s’en doute de se faire mal au poignet en essayant de lui arracher le sien, autour duquel le deuxième bracelet est placé. Un rire nerveux s'échappe de ses lèvres lorsque sa petite tirade commence et Austin vient secouer la tête, ne croyant pas aux propos de la jeune femme. Il faut qu’il se rappelle qu’elles ont bu et que, de ce fait, ses propos ne sont que le fruit de tout cet alcool ingurgité. Je pense avoir été très clair au contraire, mais tu étais bien trop désespérée à l'idée d’obtenir un petit show pour l’entendre. Il s’était annoncé, lui avait présenté son badge, la seule chose qu’il aurait pu faire de plus était de sortir son arme, chose qu’il refusait catégoriquement de faire sauf en cas de besoin. C’est bon, t’as fini? Il demande à la fin de sa tirade, décidant de ne pas la libérer tout de suite car elle est bien partie pour rentrer au poste avec lui. C’est la dernière chose qu’Austin souhaite faire mais d’un côté, ça l’occuperait quelques heures durant lesquelles il n’aurait pas à prendre d’autres appels aussi ridicules que celui-ci. La police aurait peut-être plus de temps pour sauver Némo si nous n’avions pas à intervenir sans cesse parce que certaines personnes sont trop égoïstes pour faire preuve de respect. En outre, il y avait des unités pour tout et la pollution des océans ne fait pas partie de ses fonctions. Je ne suis pas là pour gâcher votre soirée, je vous demande juste de baisser la musique, plusieurs voisins se sont plaint. Ca ne devrait pas être trop difficile, si ?
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    Lien du postMar 27 Juin - 10:34
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    Habitations along Charles River
    13 mai
    @Austin Boehringer
    écoanxiété


    Il fallait reconnaître que la situation était pour le moins rocambolesque. Il faut dire aussi que s’il n’y avait pas eu ce fantasme du flic en uniforme et simplement celui du pompier, les choses auraient été bien moins floues. On confond rarement un pompier et un stripteaser, simplement parce que si quelque chose brûle, on le sent. Mais là il n’y avait pas de fumée, juste un véritable policier et une doctorante qui passait pour une idiote devant les forces de l’ordre. C’tait tellement ridicule qu’elle aurait pu éclater de rire si tout cela n’avait pas aussi une face bien plus tranchante. Parce que même si la surprise avait un peu douché son ivresse, on ne faisait pas partir un taux d’alcoolémie de ce genre aussi radicalement de ses veines. Et puis qu’elle était énervée Joyce. Énervée parce que ça faisait un an qu’elle découvrait des choses glauques avec William et qu’elle se disait que si une étudiante – certes aidée d’un agent du FBI, mais étudiante tout de même – pouvait enquêter avec les moyens du bord, la police devait forcément aussi se douter de quelque chose. Et que s’il ne foutait rien – ou plutôt s’il préférait passer leur temps à , c^’est qu’ils mettaient leurs priorités avenir casser des enterrements de vie de jeune fille ou pousser de la fonte à la salle – sérieux, on obtenait pas un tel corps en claquant des doigts – c’est qu’ils mettaient leurs priorités au mauvais endroit ou, pire, qu’ils acceptaient les pots de vin. Énervée aussi parce que – et là c’était pleinement de la mauvaise foi –, ile flic aurait pu être plus clair sur ses intentions et sa profession. Énervée également parce qu’elle venait de se faire plaquer, qu’elle avait les nerfs à fleur de peau, pas l’envie de réfléchir et une fichue frustration. Ça faisait beaucoup.
    Alors elle ne réfléchit pas beaucoup, Joyce, quand elle se laisse tomber sur le canapé, emportant au passage cette fichue menotte qui égratigne deux poignets en même temps. Tirade amère elle croiserait bien les bras pour bouder si sa main n’était pas toujours maintenue en l’air par ces fichus bracelets argentés. Super, ces stupides menottes l’infantilise, mais sans doute pas plus que sa réaction de lever les yeux au ciel quand il prétend s’être annoncé assez clairement. Dans les faits, c’est vrai. En toute subjectivité cependant, Joyce ne le reconnaîtra jamais, préfère nier la chose que d’avouer qu’elle a eu tort sur ce coup là. Cependant, tout ça est vite balayé quand elle l’entend ainsi dénigrer la protection de la nature.

    – “Sauver Nemo” ?! s’étrangle-t-elle, véritablement choquée qu’il ait pu ainsi réduire quelque chose d’aussi fondamental à un dessin animé. Et c’est vous qui parlez de respect ?

    Les gens se plaignent chaque jour de la chaleur, des feux de forêts qui enfument le ciel et de la montée des eaux qui fera bientôt disparaître certaines villes. Et derrière ils ne font rien pour arranger ça, préférant leur petit confort et se moquer de celles et ceux qui souhaitent sauver Nemo. Ça la tue d’entendre ça de la bouche d’un policier, un de ceux qui est engagé pour aider la population. Pas pour terroriser une bande de jeunes adultes qui ont eu le malheur de pousser un peu trop fort la sono pour célébrer un événement.

    – Et on est pas là non plus pour gâcher la nuit des voisins. S’ils avaient eu la décence de venir toquer pour nous demander de descendre le volume plutôt que d’appeler les flics, on aurait agi. Mais non, au final c’est toujours les même qui trinquent et qui sont punis ! Ces “égoïstes” de jeunes qui aimeraient bien oublier, juste le temps d’une soirée, que la planète est en train de brûler parce que des vieux idiots ont passé leur vie à gaspiller ses ressources et n’en ont maintenant plus rien à faire parce qu’ils vont de toute manière crever dans moins de dix ans !

    Des larmes de rage avait commencé à briller au coin de ses yeux, brûlant ses mots. Sûrement qu’elle confondait les luttes et qu’elle n’était pas dans l’état le plus normal qui soit pour tenir des propos cohérent et bien argumenté. Mais sur le moment, Joyce en avait surtout marre de devoir plier l’échine face à des uniformes. Et une chose était sûre, si un jour elle se mariait et que ses potes lui prévoyaient un enterrement de vie de jeune fille, elles n’avaient pas intérêt à commander un stripteaser en tenue de policier.
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