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I LOVE HARVARD
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    Lien du postSam 9 Juil 2022 - 19:34
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    20 juillet - @Céleste Courtin-Clarins Assise sur la plage, les pieds dans la mer Méditerranée, je regarde les vagues qui s’écrasent sur le sable et celles qui n’arrivent même pas jusqu’ici, sur la terre ferme. L’eau a toujours été quelque chose qui me calme et me fait beaucoup de bien et celle-ci ne déroge pas à la règle. Il est vingt heures, je suis arrivée il y a deux heures à l’hôtel et j’attends que les employés missionnés terminent de préparer mon petit coin de paradis. Les coussins couleurs sur le sable, un large drap blanc tout autour pour laisser un peu d’espace à Anaé, j’espère que la soirée va faire du bien à Céleste mais aussi à la petite. La température est encore assez lourde mais je nous ai prévu deux gilets plutôt épais si nous venions à tarder. Pour la petite, je sais qu’elle aura tout prévu mais dans le coffre qui sert de table, il y a tout pour nous tenir au chaud une bonne partie de la nuit. Je lui envoie la position géographique exacte  sur meetsenger et ajoute un petit commentaire - L’entrée sera servie dans une demi-heure, n’arrive pas en retard sinon je serai contrainte de manger ta portion et la mienne. J’en souris légèrement. Ce serait tellement mon genre. Je n’ai pas trop fait attention au menu mais vu le luxe qui nous entoure, aucun doute que nos papilles seront ravies. Je reste encore ainsi une petite dizaine de minutes et lorsque tout est prêt, je rejoins les employés. Ils m’expliquent que nous que le service est réglé pour qu’il y ait du temps pour chaque plat et que si nous avons besoin de quelque chose, un message à l’accueil et ils répliquent rapidement. Je leur glisse un billet pour le pour boire et glisse mes sandales Oran de chez Hermes dans la malle en question. Pour le moment, il n’y a rien dessus, tout arrive quand la seconde invitée sera avec nous. Enfin, la deuxième et troisième parce que Céleste n’est pas seule. Un large sourire se dessine sur mon visage lorsque je les vois arriver et je me dirige vers elle, laissant toutes mes affaires personnelles dans notre petit coin. J’ai réussi à m’arranger pour être un peu en retrait et ils ont vraiment assuré. Bonsoir mesdames. Vous êtes ravissantes. L’une comme l’autre. J’embrasse la joue de Céleste et me penche sur Anaé dans son cosy. Oh les bonnes couleurs que t’as pris toi ! Je caresse sa joue et me redresse rapidement. T’as besoin d’aide ? Que je demande à mon amie, reportant mon attention sur elle. Entre la petite, ses affaires et ses chaussures toujours aux pieds, elle va galérer jusqu’à la table. Le sable, c’est traitre.

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    Lien du postDim 10 Juil 2022 - 18:07
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    20 juillet - @Adriana Escamilla Ton message me fait rire, et je tape une réponse dans la foulée : Tu n’oserais pas ! Et tu sais très bien que j’adore me faire désirer…. En réalité, je suis sur le départ, prête à quitter la chambre un peu climatisée pour affronter la chaleur encore lourde de l’extérieur en ce début de soirée. Je remonte les manches de ma chemise, les boucle au-dessus de mes coudes avant d’attraper mes affaires et ma princesse. Te rejoindre le plus vite possible, profiter de la soirée en ta compagnie et celle d’Anaé. C’est tout ce que j’ai en tête, à vrai dire. « Bonsoir mon Adriana. Grand sourire quand tu nous rencontres à mi-chemin, à ton baiser sur ma joue. Je veux bien un peu d’aide, oui. Tiens, prends le bébé. » La anse du cosy entre de bonnes mains – les tiennes –, j’en profite pour poser le (gros) sac qui m’accompagne sur le sable. Ça commence à faire lourd, tout ça. Je suis peut-être une maman trop prévoyante ? Je suis sûre que je ne vais pas me servir de la moitié des choses que j’ai glissées dans le sac ‘’au cas où’’. À part le biberon d’eau, les langes, les couches, les produits pour le change, le gilet et un petit legging qui va avec sa robe du jour pour la fin de soirée, plus quelques petits jouets, le reste ne va pas me servir. Ne risque pas de me servir, plutôt. Ne sait-on jamais. Maman prévoyante, je vous dis. « Fais voir ce tu nous réserves ? » que je souffle tout en retirant mes sandales et en faisant glisser tous les grains de sable qui s’étaient blottis entre mes pieds et les semelles. Je récupère mes affaires et te suis jusqu’à notre point de rendez-vous, sentant mon cœur se gonfler face à ce coin que tu as réservé. Juste pour nous. « Eh bien, tu n’as pas fait les choses à moitié… C’est très beau. » Un peu plus et je pourrais penser que nous sommes au début d’un rendez-vous romantique. Le cosy d’Anaé posé sur le drap blanc, je t’imite en me débarrassant de mes affaires et en détachant ma fille, elle qui meurt d’envie de s’asseoir et de vaquer à ses occupations de bébé. « Oh, Anaé ! Ses beaux yeux bleus se posent sur moi alors que je m’assure qu’elle tient bien sa position assise. Je lui souris, me penche vers elle. Montre à Adriana ce qu’il s’est passé la dernière fois. Là, dans ta bouche. Fais aaah. » Je profite que son attention ne soit pas encore portée sur l’un de ses jouets pour lui relever le menton et appuyer sur sa lèvre inférieure. Elle m’imite, fait réellement aaah. Tu les vois, ces nouvelles petites pointes blanches au milieu de sa gencive du bas ? Ça y est, ses deux premières incisives ont percé. « Ça n’a pas été drôle parce qu’elles sont arrivées en même temps- Anaé pousse ma main pour que je la laisse tranquille, préférant tirer sur la anse du sac et en renverser presque le contenu, mais ça y est, c’est passé. Mon bébé devient grand. » Je tire une mine boudeuse en te regardant. C’est dur, de voir que ma crevette est en train de grandir. « Ça va, toi ? » Je me rapproche de toi, dégage tout ce qui pourrait cacher cette partie de ton visage, abîmée il y a peu par le plus grand des abrutis (pour être polie). « Tu es belle. » Et je le pense vraiment. Exactement comme la fois où je te l’ai dit – quand nous nous sommes retrouvées à Paris, avec un hématome bien présent. « Je tenais juste à ce que tu le saches. » Promis, je n’y ferai plus allusion de la soirée.
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    Lien du postDim 10 Juil 2022 - 19:03
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    C’est un sourire qui se dessine sur mes lèvres lorsque je lis la réponse rapide - et tellement vraie - de Céleste. Je n’oserais pas. Pourquoi ? Tout simplement parce que je ne suis pas comme ça et il paraît que le repas de ce soir est une réelle expérience culinaire - je ne voudrais pas la priver de tout cela. Le personnel de l’hôtel est de toute façon bien assez flexible et ces mots, c’est plus pour nous éviter d’être encore sur la plage quand la température avoisinera les 20 degrés. C’est pour elle, pour la petite, pour éviter que l’on passe le reste de notre séjour dans nos chambres à combattre un coup de froid. Ce serait quand même le comble, quand j’y pense. Enfin, je n’ai pas le temps de me perdre dans mes pensées parce que les filles sont bientôt là et un large sourire se dessine sur mon visage. C’est la première fois depuis un petit moment que je suis aussi souriante. Elle a cet effet sur moi, la belle Courtin-Clarins. Quand je suis avec elle, c’est un peu comme si tout allait bien. Le cosy d’Anaé sur le bras, je ne lâche pas la jeune maman du regard et me charge de guider la petite famille vers notre petit coin. C’est simple, c’est typique mais c’est aussi plutôt joli, très meetsagramable en quelque sorte. Je n’ai pas fait grand chose mais je suis contente que l’idée te plaise. Parce qu’il faut laisser à Rome ce qui lui appartient, moi j’avais les pieds dans l’eau quand l’équipe du restaurant mettait tout en place. Je me suis dis que ce serait moins bruyant que le restaurant. Et plus intime aussi. On pourra parler de ce que l’on veut ici, pas comme dans un restaurant bondé. Le regard sur la petite, les sourcils froncés vers sa bouche, je ne peux m’empêcher de ressentir un sentiment de fierté quand je vois l’émail sur les petites gencives d’Anaé. Oh non, c’est beaucoup trop mignon. Que je souffle tournant le visage vers Céleste. Fais attention à toi, elle risque de te mordre maintenant… Nous n’avons pas trop eu le temps de discuter du passage de l’allaitement au biberon la dernière fois et je ne sais pas si la transition est définitive ou si vous combinez toujours les deux manières de faire. Une chose est sur, avec les quenottes qui débarquent, ce sont les seins de Céleste qui risque de se faire mordiller. Je souris à cette pensée et la proximité qui s’est installée entre nous m’arrache un frisson. Je ne quitte pas ses yeux mais suis incapable de répondre. C’est un peu comme si le temps s’arrêtait là. Perturbant. Et face à ses mots, je souris. Moi, belle ? Si on veut - ou plutôt dans un autre monde. Ma main sur la sienne, je la presse légèrement, comme pour lui dire merci et je souffle Ça va bien oui. Je suis arrivée il y a quelques heures et j’avais envie de passer du temps avec mes deux françaises préférées. Ma main sur la sienne, je retire cette dernière de mon visage mais la garde en mains quelques secondes de plus. Comment se passe vos vacances alors ? Une petite mise à niveau de l’avancée de ces quelques jours ici. Et toi, comment tu vas ? Ma main toujours avec la sienne, je l’invite à me suivre pour se mettre assise sur les deux coussins couleurs ocres. Ma main vient se poser juste à côté d’elle, lui laissant le choix d’y mêler ses doigts aux miens, ou pas. Après tout, on risque d’être souvent embêtées et je ne veux pas qu’elle soit mal à l’aise ou quoi que ce soit d’autre.
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    Lien du postDim 10 Juil 2022 - 23:32
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    20 juillet - @Adriana Escamilla Un petit coin de paradis. Des coussins sur le sable, un grand drap qui fait penser à ces pique-niques en extérieur, généralement dans des cadres idylliques. Tout près de l’hôtel, à quelques pas de la mer. Que demander de plus ? En ce début de soirée, c’est très agréable. Pas de soleil cuisant qui fend le crâne en deux. Non. Là, c’est plutôt l’heure du coucher de soleil. Et c’est beau. Canon, même. Quand je vous dis que ça a l’allure d’un date. Ou peut-être que tu as juste l’âme plus romantique, plus fleur bleue, que moi, en toute circonstance. « Comment ça, ce n’est pas toi qui as tout dressé ? Jouer l’offusquée, rire un peu, montrer qu’il n’y a vraiment pas de mal. C’est l’intention qui compte, n’est-ce pas ? Non, sincèrement. Ça me fait vraiment plaisir, c’est une chouette idée. » Et franchement ? Ça fait du bien, de terminer la journée dans un endroit calme. Contrairement à ce restaurant, peut-être un poil classique, aussi. J’ai beau avoir atterri ce matin, il a fallu que je m’occupe en attendant l’arrivée de celles et ceux qui suivent à la lettre le programme du Summer Camp. Et tout semble bondé. J’ai l’impression d’avoir passé la journée dans le bruit constant avec, pour seul répit, les moments de sieste de mademoiselle. Probablement fatiguée par ce nouveau voyage et ces nombreux derniers jours à subir cette première et double poussée dentaire. Maman m’a toujours dit qu’un adulte ne supporterait pas une telle douleur… Ma pauvre doucette. « Tu as vu ? Je me suis toujours demandé à quoi elle allait ressembler, avec ses premières dents. Mais en effet, c’est trop mignon. » Et encore, elles ont à peine commencé à pointer le bout de leur nez. Et je ris à ta remarque sur ces futures (et probables) petites morsures. « Ah non ! Une de mes mains vient recouvrir l’un de mes seins, par réflexe. Ne me porte pas la poisse, s’il te plaît ! Elle n’a pas essayé et, franchement, j’espère qu’elle ne le fera pas. Elle me pince déjà par accident des fois… » Enfin, pincer est un bien grand mot. Mais comme sa motricité fine se développe chaque jour, il lui arrive de jouer avec ses mains au moment de la tétée. De toucher, tapoter, attraper ma peau. Mes cheveux, aussi – au point d’avoir pris le réflexe de dégager ma clavicule de n’importe quelle mèche pour éviter ce genre d’incident malencontreux. Incident clairement inintentionnel qui m’arrache de petits cris surpris. À la différence de ce qu’il s’est passé de ton côté, avec ton paternel. Comment un parent peut-il faire ça à son propre enfant ? Expliquez-moi. Car, s’il y a bien une chose qui m’échappe, c’est celle-ci. Quand bien même Anaé est actuellement un bébé qui ne contrôle pas encore la grande majorité de ses gestes, il se trouve que même lorsqu’elle sera plus grande, je ne me vois pas du tout lever la main sur elle, marquer son visage ou n'importe quelle partie de son corps, de n’importe quelle manière. Comment a-t-il pu ? Face à cette jeune femme qu’il a vu grandir ? Faire ça à sa fille ? Je ravale ma salive quand je me remémore ton image, l’œil et son pourtour noircis par le poing de celui que tu appelles papa. Quel enfoiré. Heureusement, notre peau fait bien les choses – et la tienne a retrouvé son éclat. Si, si. Je t’assure. Tu es toujours aussi belle. Je sais que tu as un peu de mal à y croire, je le vois à ce petit sourire que tu m’offres – mais c’est la vérité. « Je suis honorée d’être celle qui te pique ta première soirée de vacances. Mais ça va aller, avec le voyage ? Tu penses réussir à tenir toute la soirée ? » Nos mains se sont retrouvées, presque comme toutes les fois où c'est nous qui nous retrouvons. Il y a toujours cette tendresse quand tu es là. Quelque chose de doux. Et franchement ? Ça fait du bien. Parfois, j’ai l’impression de vivre une vie à mille à l’heure, d’avoir peu de temps pour me poser. Mais quand je suis avec toi, je sais que peux souffler pour de vrai. Et le meilleur dans tout ça ? C’est qu’avec ta gentillesse, tu ne me laisses pas prendre soin de moi moi-même ; c’est toi qui t’en occupes. Tu me prépares de bons petits plats, tu viens me soigner, t’occuper de ma fille… et même ici, à des milliers de kilomètres de Boston, tu fais en sorte que nous ayons un petit coin rien qu’à nous. Tu es la meilleure, tout simplement. Un jour ou l’autre, je te rendrai la pareille, sois-en sûre mon Adriana. « Eh bien écoute, nous sommes arrivées ce matin. Les vols de nuit sont tellement pratiques avec celle-ci… Pas vrai, mon amour ? que je dis au moment où nous asseyons, récupérant un jouet qu’Anaé a maladroitement lancé vers nous et le lui tendant jusqu’à ce qu’elle l’attrape. Ça nous a fait deux jours de repos après être parties avec tonton Gaspard. Mais là, nous allons vraiment nous poser, ça va nous faire du bien. » Je m’étire puis pose à nouveau mes mains au sol pour m’appuyer. C’est à ce moment-là que mes doigts effleurent les tiens, presque timides. Curieux, aussi. Je n’ai pas le souvenir, par le passé, d’avoir été autant tactile avec toi ? Ou, du moins, pas d’une manière aussi… douce, presque intime. Ça me surprend de réagir de cette manière, d’ailleurs. Comme une peur de te brusquer. D’aller trop loin quand tu ne t’y attends pas, et quand tu ne le veux peut-être pas. Une façon de demander ton autorisation. « Ça va un peu mieux, merci. J’arrive enfin à me remettre de cette fichue bronchite ! Bon, elle n’est pas complètement partie, mais j’ai moins de quintes de toux. Plus de fièvre du tout. Je suis juste essoufflée plus rapidement, je trouve… C’est pénible. » Et pourtant, nous avions travaillé dessus avec Elias, dès ma sortie du coma. À croire que je vais me farcir ces séquelles jusqu’à la fin, mh. « Mais sinon, ça va. C’est canon ici ! Tu as pris une chambre dans cet hôtel, toi aussi ? »
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    Lien du postMar 12 Juil 2022 - 20:21
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    Une petite mine souriante se pose sur mon visage. Vous voyez la tête des gamins quand ils disent “oops” et font des grands yeux ? Bah c’est moi à ce moment-même. J’ai tout prévu pour ce repas tardif en extérieur mais je n’ai rien fait. Ce sont les vacances et je sais que ce serait plutôt mal vu de ma part. L’art de recevoir, tout ça et le commentaire qui suivra avec sur la page trip advisor de l’hôtel leur vaudra tout le dérangement. Et je me la jouerais bien gosse de riche en disant que c’est leur métier mais je n’ai jamais été comme ça et je ne compte pas commencer aujourd’hui. Au lieu de cela, je retourne à ce moment où on se retrouve l’une et l’autre, où j’entends parler de ces deux petites quenottes et c’est une explosion de joie qui m’envahit quand je les vois. C’est beaucoup trop mignon. Je n’arrive pas à quitter Anaé des yeux pendant quelques secondes. Cette douceur et candeur sur son visage, ses grands yeux bleus… Une vraie princesse qui risque de briser des coeurs, comme maman. Le réflexe qu’elle a me fait pincer les lèvres, cachant tant bien que mal ce sourire qui naît sur mon visage. Si ça arrive, dis le moi. Que je souffle rapidement. Qu’est-ce que je pourrais bien y faire ? Des bisous magiques ? Voilà que mon cerveau vogue et vacille vers des lendemains que nous ne connaîtrons peut-être jamais et c’est bien pour cela que je tente de me recentrer. Je lui achèterai plein de jouet à mordiller histoire qu’elle ne te fasse pas mal. Des anneaux gelés qui sont vraiment censés aider par exemple. Je sais que petite, j’avais toujours une espèce de bâtonnets à picots en mains et ma mère ne cessait de répéter qu’il n’y avait que ça qui me calmer. En même temps, si c’était l’heure du spa des gencives à longueur de journée, comment pourrait-il en être autrement ? C’est quelque chose que j’aime toujours autant, que l’on me masse, que l’on débloque ces noeuds qui se font et se défont dans mon dos. Elle doit bien s’en souvenir de nos dernières retrouvailles en date. Un moment à deux, un massage échangé qui nous a entendu soupirer de nombreuses fois. L’idée - enfin, réalité - de ses mains sur mon corps était déjà quelque chose mais la douceur des gestes était toute particulière aussi. Mais nous ne sommes plus là-bas, nous sommes désormais ici et c’est autre chose qui nous attend mais quelque chose d’aussi fort et important, je crois. Oui oui, ne t’inquiètes pas. Je me suis reposée dans l’avion et puis, je ne suis pas une grande dormeuse. Avec quatre ou cinq heures, je suis retapée pour la journée. J’ai des petites batteries mais elles sont plutôt économiques, il faut voir les choses comme ça. Et puis, si je devais dormir, je louperai ce moment et ça, je le refuse tout simplement. Mes yeux sur Céleste, je souris à ce surnom affectueux qu’elle donne à la petite. Mon amour. C’est vraiment beau. Ça sonne bien et je sais que ça vient du fond du coeur. Elle n’était pas prévue mais je crois que Céleste ne changerait cela pour rien au monde et je crois que c’est la plus belle preuve d’amour qui soit. Et vous êtes partis où déjà ? Que je demande rapidement. Tonton Gaspard. Ça me fait bizarre d’entendre tonton devant le prénom du français parce que je ne l’imagine vraiment pas comme cela. Il a toujours été si électrique pendant notre enfance et nos courtes entrevues. Mais pourtant, ça lui va bien, le tonton. Et je suppose que tonton Gaspard c’est le tonton foufou ? J’en ris doucement, essayant de ne pas me laisser surprendre par nos mains qui se touchent. C’est moi qui la mets si proche de la tienne est le contact est si anodin que je me dis que le hasard est quand même bien fichu quand il le veut. Et quand j’entends l’état des lieux de sa santé, je me redresse doucement. Il faut que tu te reposes Céleste. Vraiment. Parce qu’avec ses problèmes de santé, le coma, le déficit pulmonaire, ces petites bronchites peuvent lui être fatales. Je la regarde et balaye d’un coup de tête ses dernières questions. Si tu préfères dormir un peu, on peut reprogrammer tout cela. Je ne voudrais pas qu’elle s’épuise à cause de moi. Je m’en voudrais ad vitam aeternam. Bon, ce n’est pas que tu vas être fatiguée de notre soirée mais vraiment, si tu ne te sens pas bien ou quoi, tu me le dis. Je ne me vexerai pas. Loin de là même. Sa santé avant tout. S’il lui arrive quelque chose alors que l’on est ensemble, je n’y survivrai pas. J’ai vécu assez d’émotions pour les dix prochaines années et je crois que cela se voit dans mes yeux embués, sur ma peau qui rougit à cause de la colère que je ressens. Celle contre mon père mais aussi contre moi-même pour ne pas lui avoir laissé le temps de respirer, justement.
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    Lien du postMar 19 Juil 2022 - 23:48
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    20 juillet - @Adriana Escamilla Te le dire, mh ? J’arque un sourcil, légèrement intriguée. Et relativement intéressée. À cause de ce truc – cette espèce de tension – qu’il y a pu avoir entre nous lors de nos dernières retrouvailles et de cette tendresse dont tu fais preuve quand tu es avec moi, je n’arrive pas à savoir si cette perche était intentionnelle ou, bien au contraire, accidentelle. En général, je suis plutôt douée pour remarquer ce genre de chose, comprendre s’il y a moyen de moyenner ou si l’envie est présente chez l’autre. Mais avec toi, je ne sais pas trop. Il y a un truc que je ne saisis pas. Un truc qui m’échappe. C’est assez perturbant, figure-toi. Perturbant, mais… revigorant ? Intéressant ? Excitant ? Intriguant ? Je ne sais même pas quel terme utiliser tant cela me semble inédit. Alors, pour le moment, je fais la seule chose que je suis capable de faire, et que je fais tout le temps : je teste. « Et si je te dis qu’elle m’a mordu les seins malgré tous ces jouets à mordiller, (car c’est bien cela dont nous parlons, n’est-ce pas ?) qu’est-ce que tu ferais ? » Puis, il faut dire que tu as également piqué ma curiosité, donc c’est un peu de ta faute, quelque part. (Oui, je sais, c’est beaucoup trop facile de rejeter la faute sur les autres). Je t’offre un sourire, plus ou moins innocent hein, ne nous voilons pas la face… avant de laisser nos mains se retrouver, comme à chaque fois. Ou, du moins, comme les quelques dernières fois où nous nous sommes revues. Il semblerait que ce soit notre nouveau truc. Notre petit rituel. Notre tradition. Bien que ce soit plus instinctif qu’autre chose, malgré ces échanges silencieux. Une hésitation, une demande de permission, d’autorisation. Vraiment. Il n’y a qu’avec toi que je fais ça. Quand je dis qu’il y a quelque chose que je ne saisis pas vraiment… c’est honnête. Alors j’essaie de ne pas me focaliser dessus, laissant mon regard se perdre sur mon petit bout qui s’amuse à lâcher ce petit jouet qu’elle a déniché dans mon sac, à le récupérer, à le lâcher encore, le récupérer… et ainsi de suite. « Nous sommes partis sur l’île de Nantucket, à même pas une heure de vol de Boston. C’est beau comme tout, là-bas. Je recommande vivement, que tu aies envie de t’évader toute seule ou en bonne compagnie. » Qui sait ? En tout cas, personnellement, j’ai des souvenirs plein la tête. Et dans mon téléphone, aussi. Dans ma galerie photos, plus précisément. Alors, au lieu d’accaparer ton attention avec mille et un clichés, je sors mon portable, tape seulement sur l’écran pour l’allumer et te montrer mon nouveau fond d’écran. Une photo prise par Gaspard ; Anaé et moi, en train de partager un doux moment mère-fille dans le charmant jardin fleuri de la villa qui nous a accueillis pendant quelques jours. Une villa grise, typique de cette île splendide. « Tu peux dire ça comme ça, oui, que je dis, riant doucement. Gaspard, le tonton foufou. Il est aussi un tonton très investi, et je ne le remercierais jamais assez pour ça. » Il a toujours été là – depuis le début. Le tout début même, puisque nous nous connaissons depuis que nous sommes hauts comme trois pommes, lui et moi. Et, en ce qui concerne sa nièce de cœur, là aussi, il a été là dès le début. Par message, puis physiquement lorsqu’il a débarqué avec l’une de mes sœurs et son grand frère à lui. Gaspard, il m’a donné du temps, m’a serrée contre lui quand j’ai fondu en larmes, ne m’a pas jugée, s’est autoproclamé tonton. « J’ai entendu dire que vous vous connaissiez, lui et toi. » Le monde est si petit que c’en est fascinant. Mais la discussion redevient bien vite sérieuse, tout comme ta réaction. Ça me surprend un peu. « Hey, je vais bien, petit sourire alors que mes doigts exercent une légère pression sur les tiens – le genre qui se veut rassurante. J’ai beaucoup bougé et voyagé depuis le début des vacances, mais je vais me reposer à partir de maintenant. » Sourire qui disparaît par la suite, remplacé par mes sourcils qui se froncent quelque peu puis par un mouvement de tête négatif. « Non, nous n’allons rien reprogrammer car je compte bien profiter de notre soirée, qu’elle m’épuise ou non. Je ne vais pas m’arrêter de vivre à cause de ma santé. C’est… paradoxal dit comme ça, mais c’est la vérité. » Coup du sort ou facteur héréditaire peu sympathique, ma santé me met des bâtons dans les roues depuis toujours. Et elle m’en mettra jusqu’au bout. Seulement, il est hors de question que je jette et rende les armes. C’est une bataille qui n’engage que moi, et que je compte bien gagner. Ce n'est pas possible autrement. « Adriana, je vais bien. Vraiment. » Mes prunelles plongent dans les tiennes, que tu puisses voir à quel point je suis sérieuse. Et sincère. « Je n’ai pas la meilleure santé au monde, je le conçois ; et je t’en parlerais peut-être plus tard. Juste… Pas ce soir. Ça serait dommage de plomber l’ambiance quand nous sommes bien, là. » Je te souris en désignant d’un mouvement de tête tout ce qui nous entoure. Ce cadre (allez, disons-le) idyllique. La vue, le calme, la compagnie. Hors de question de gâcher tout cela avec la conversation déprimante qui accompagne généralement l’annonce de ma pathologie. Alors je dépose un bref baiser sur ta main, comme pour appuyer mes paroles et te faire la promesse de t’en parler un de ces jours, avant de briser ce contact que tu avais initié. Anaé commence à chouiner, à agiter les bras, prête à se faire vaciller. Elle se calme quand mes mains glissent sous ses bras, se concentre sur les boutons de ma chemise entrouverte quand je l’assois sur mes cuisses, attrape le tissu plus ou moins maladroitement. « Je ne veux pas sonner impatiente, mais est-ce que tu saurais quand est-ce qu’ils viendront nous apporter nos entrées ? Parce que si nous avons encore du temps devant nous, je me dis que tu voudrais peut-être lui donner le biberon ? » À moins que tu ne préfères que je l’allaite, ce qui sera beaucoup plus pratique pour toi dans le cas où ils décident de nous servir incessamment sous peu.
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    Lien du postSam 23 Juil 2022 - 13:04
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    Qu’est-ce que je ferai ? C’est une bonne question. J’ai bien une idée de ce que je ferai mais je n’ose rien dire, perdue et ne voulant pas me griller complètement. Je trouverai ce qu’il faut pour soulager le coup de dents de la petite carnivore. Une solution miracle, de l’arnica ou je ne sais quoi ? Peut-être même que la solution miracle serait les bisous magiques et je suis plus que partante pour le faire. Mais ça, je me garde bien de le dire, préférant t’offrir un sourire sincère et innocent de tout ce qu’il se passe dans mon esprit. Je ne sais pas si j’ai envie d’en parler ni même sûre de ce que je ressens. Entre ce qu’il s’est passé avec mon père et les évènements récents de Matian, je ne suis même pas sûre de ce que je souhaite faire ou ne pas faire. Il y a trop de choses qui se battent dans ma tête et mon corps. Je ressens tout et son contraire et ça me frustre terriblement. Il y a mon instinct qui me dit de faire une chose, mon coeur qui est prêt à suivre mais le cerveau, lui, met le tout sur pause. Il ne faut pas trop tenter le diable. Et je ne compte pas le tenter de manière frontale. Nos mains qui se touchent et se trouvent est déjà bien assez pour le moment et la visibilité que l’on a au milieu de la plage. C’est un lieu reculé, réservé à l’hôtel mais tout de même. Ah oui ? Je connais juste de nom. C’est un peu l’île des riches de Boston. Et ça m’a toujours fait rire quand j’entendais cela. C’est un peu comme les Hamptons, il n’y a du monde que lorsqu’il fait beau et que le temps permet de se dorer la pilule et boire des cocktails. Je me doute bien qu’avec Anaé, vous n'avez pas dû avoir ce type de vacances mais avec un Wertheimer, ça colle parfaitement au paysage. Je n’y ai jamais mis les pieds, peu intéressée mais le fait que tu mentionnes le fait de s’évader me donnerait presque des idées. Après tout, je suis ici pour cette raison non ? Pour sortir, pour souffler, pour ne plus ruminer et ressasser les événements des dernières semaines. Mais c’est une belle échappatoire, surtout maintenant que je passe ma soirée avec toi. Il n’y a personne d’autres avec qui j’aurais envie d’être de toute façon et je crois que mon choix s’est porté sur cette destination et ces dates pour cette raison - je savais que tu serais là. Alors, même si j’ai besoin de souffler, de me détendre et tout ce qui va avec, je savais aussi que tu ne serais pas loin pour m’accompagner dans toutes ces journées et soirées à me poser mille et unes questions. Parce que même si je tente de me convaincre qu’elles ne sont pas là à attendre un moment de calme pour surgir, elles le sont. Je souris à la description qu’elle me fait de Gaspard, l’imaginant totalement dans ce rôle. Le tonton foufou avec Anaé mais l’épaule dont tu as besoin quand tu en as besoin. Nos échanges de messages sont plus spartiates que je ne le souhaiterais avec le français mais nos vies ont pris tellement de tour et de détour qu’il est dur de se concentrer sur tout, sur moi. Je n’en dis trop rien mais l’accroc du téléphone que j’étais est aujourd’hui une gamine blessée qui ne voit que le reflet de déception dans l’écran noir du cellulaire. Oui, on se connait depuis qu’on a une dizaine d’années. Mais on s’était perdu de vue. Pendant de trop nombreuses années. C’est grâce à lui que j’ai développé mon sens de la mode, mon oeil critique et avisé en ce qui concerne les croquis auxquels je m’adonne en fin de journée. Nous avons des années à rattraper, des heures à discuter mais pour le moment, c’est toi et toi seule qui compte. Mon inquiétude face à ta fatigue et ta récente maladie infantile se fait ressentir. La douceur de ta voix me fait dire que tu sais ce que tu fais, ce dont tu es capable mais ce côté protecteur ne disparaît pas. Que ferais-je sans la douce Céleste ? Que ferait Anaé sans sa maman ? Parce que je ne peux pas être égoïste sur ce coup, je ne peux pas penser qu’à moi. Je t’écoute, mes yeux posés sur toi, incapable de les décoller de ton visage. J’essaye d’y voir ce que tu ne dis pas et quand tu te veux rassurante, je souffle Si ça va pas, tu me dis. C’est un peu ma manière de clôturer cette crise de panique qui naît en moi. Le sable, la chaleur, la poussière, je n’ai pas choisi le meilleur lieu qui soit mais je n’ai pas trop réfléchi. Je voulais être au calme, pouvoir discuter de tout et de rien et j’ai peut-être fait le pire choix qui puisse exister. Je m’en veux mais il y a aussi toute cette incompréhension qui surgit, toute cette colère que je repousse depuis des semaines. Ces sentiments que je tente d’enfermer tant bien que mal mais dont je ne contrôle plus rien. Promets-le moi. Que je souffle rapidement, retenant les larmes qui pointent le bout de leur nez dans mes yeux. Je tente de les ravaler, de les cacher, de ne pas les laisser tout gâcher. Tu ne veux pas plomber l’ambiance alors je ne veux pas la plomber non plus. Je ne sais pas si c’est mon stress qui agite Anaé ou pas mais elle est rapidement sur tes genoux et je caresse sa petite main du bout de mon index. Je ne sais pas trop… Que je lance en continuant de caresser la main de la petite puce tout en regardant autour de moi. Je dois appuyer sur ce truc si on a besoin d’eux. Je vais leur demander de nous laisser le temps. Que je dis rapidement. Ma main quitte celle d’Anaé et j’appuie sur le bouton en question. L’équipe arrive rapidement et je discute quelques secondes avec eux. Ils viennent avec l’entrée dans un quart d’heure, ça sera assez pour que je lui donne son biberon ? Je ne sais pas trop comment fonctionne les bébés, je n’en ai pas dans mon entourage et je ne sais pas si Anaé est une gloutonne ou si elle prend son temps. Ça te gêne pas t’es sûre ? Je sais que c’est votre moment… Que je souffle en ne quittant pas ton visage des yeux. Je ne voudrais pas te forcer à quoi que ce soit. Et partager cela, ça m’électrise un peu. Mais ça me fait aussi beaucoup de bien, énormément de bien. Est-ce que c’est mon petit pas dans votre intimité, dans votre famille ? J’extrapole probablement. En fait, c’est sur. Ce n’est rien. Calme toi Adriana.
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    Lien du postMer 27 Juil 2022 - 23:16
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    20 juillet - @Adriana Escamilla Un test déguisé, tourné en question. Une perche tendue, histoire de voir ce qu’il peut en être de ton côté. Est-ce que je m’imagine de choses qui ne sont pas ou, au contraire, les ai-je captées car elles sont réellement là ? Eh bien, la voilà, ma réponse. J’ai vu (cru voir) certains petits signes là où il n’y en avait pas. Perche loin d’être rattrapée, complètement abandonnée. Et, pour une fois, je me remercie silencieusement d’avoir eu cette réserve, moi qui fonce généralement tête baissée lorsqu’une jolie fille me fait comprendre que l’attirance et l’envie sont réciproques. Cette réserve qui vient du respect pour ton orientation amoureuse et sexuelle, un tantinet différente de la mienne sur un point relativement primordial : je m’envoie en l’air sans ressentir quoi que ce soit de plus que ce désir charnel pour la personne. Sans avoir établi une connexion émotionnelle, particulière, avec. Un appétit sexuel peut-être trop grand, trop prononcé – je n’en sais rien. Ou peut-être est-ce seulement parce que je n’ai pas encore connu ce genre de sentiments ? Aucune idée. Mais une chose est sûre : nous sommes différentes sur ce point-là. Et j’ai bien fait de l’avoir pris en considération. Et d’avoir tâté le terrain. M’engouffrer dans une histoire où il n’y a que du vent, un vide, face à moi ? Non merci. Au moins, là, je sais à peu près à quoi m’en tenir – bien que je n’aurais pas dit non, si tu avais voulu aller plus loin. Quand bien même j’aurais eu peur de te faire du mal, puisque tu sembles sauter le pas avec les autres une fois bien attachée à eux. Attachée d’une façon qui me dépasse, la plupart du temps. Non pas parce que je ne suis pas capable de ressentir ça (mon côté fleur bleue vous dira que la seule et unique raison est que je n’ai pas encore trouvé ma personne – ou, du moins, que je n’ai pas réalisé qui elle était). Qui sait, je la connais peut-être déjà ? Ah. Trop de pensées gnangnans. Stop. « Ah, c’est bien gentil de ta part. » Léger sourire, et je clos le sujet aussi vite qu’il est arrivé. Oh non, je ne vais pas chercher plus loin. Tout comme je me dis que nos doigts entremêlés, eh bien, c’est simplement comme ça. Une tendresse spontanée et, surtout, amicale. Tu dois également faire ça avec Gaspard, peut-être même avec ton petit frère ? Et tes ami.e.s, ces personnes que je ne connais pas. Ou peut-être que si ! Nous avons bien mon meilleur ami d’enfance en commun. Lui qui nous a traînées, ma petite princesse et moi, sur l'île de Nantucket. J’arque un sourcil, surprise. « Déjà que je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce que je descende de l’avion, je ne savais pas du tout qu’elle était considérée comme tel ! Pensive un court instant, je finis par hocher la tête, il est vrai que les villas étaient somptueuses, ça ne m’étonne pas finalement… Mais ça en vaut le détour, vraiment. Rien que pour la beauté du paysage. » Au-delà du fait que ce soit le repère des riches bostoniens. Oui, la majorité des jardins est bien entretenue ; un régal pour les yeux. Sans parler de la plage. Et de tous les souvenirs qui vont de pair avec un voyage quelconque, en bonne compagnie. Je ne peux même pas compter les selfies avec Gaspard, ceux avec Anaé, les fois où je les ai pris tous les deux en photo ou séparés, ou nous trois… Les repas relativement gourmands que nous avons partagés. Tout comme les crises de rire, les longues conversations qui traînent jusque tard dans la nuit, les activités, les moments plus calmes où nous baignions simplement dans la présence de l’autre. Je pourrais en faire un album photo – d’ailleurs, à mon retour du Summer Camp, je vais en avoir, des impressions de photos à faire ! Car, contrairement à l’été dernier, je peux entièrement profiter des vacances. « Ah oui, en effet, vous vous connaissez depuis un bon bout de temps ! » Je suis surprise de ne l’apprendre que maintenant, même si ce n’était pas quelque chose que je me devais à tout prix de savoir. Mais c’est surprenant. Gaspard et moi, qui nous connaissons depuis les couches-culottes ; toi et moi, qui nous connaissons depuis mon adolescence, tes premières années en tant que jeune femme ; et lui et toi, qui vous connaissez depuis vos dix ans environ. C’est fou. « D’accord, je te dirais s’il y a quoi que ce soit. » Comme une impression que tu sais quelque chose, quelque chose que peu savent, mais une chose que je n’ai jamais réellement abordée avec toi. Ma pathologie. Tu as l’air beaucoup trop inquiète pour quelqu’un qui se remet d’une bronchite. Ou est-ce parce que tu as réalisé que j’avais eu plus de mal à m’en remettre que la plupart des gens ? Ou est-ce parce que tu enchaînes les mauvaises nouvelles, les mauvaises périodes, et que ça te bouscule plus que ça ne devrait ? Tes yeux larmoyants me prennent au dépourvu et, glissant mon bras dans le dos de ma fille pour ne pas qu’elle vacille, je lève ma main libre entre nous deux, l’auriculaire dressé. Promesse du petit doigt. Je te le dis, si ça ne va pas. Mon petit bout de moi attrape mon poignet levé avec toute sa maladresse de bébé, faisant chanceler nos petits doigts, liés par cette promesse. « Ouh là ! » Avec mes réflexes de super-maman, je l’empêche de perdre son équilibre en allant en avant, la redresse sur mes genoux. Mais elle s’en fiche, regarde autour d’elle, fait des vocalises avant que ses yeux clairs ne se plantent dans les miens, puis sur toi et ta main qui se balade sur la sienne. Je crois qu’elle essaie d’attraper tes doigts. Avant d’être surprise par la venue du personnel de l’hôtel. Je te laisse discuter avec eux, la serrant contre moi. Bébé qui ouvre la bouche et tète ma peau, assimilée à ces temps d’allaitement. « Oui mon bébé, tu vas manger. » Un signe loin d’être trompeur. Je tire le sac vers nous, remarque le contenant avec le lait en poudre. Maman prévoyante, encore une fois – maman qui craint que papa ne pense pas à en ramener quand il viendra, car papa roucoule en étant en vacances en amoureux et il ne sera peut-être pas encore bien redescendu de son nuage dégoulinant à son arrivée. Maman qui a peur à l’idée que l’amour de sa vie décide de ne plus prendre le sein du jour au lendemain, aussi. Je sais que c’est possible. Des bébés qui refusent le sein à un moment ou à un autre. Et, très honnêtement, ça me terrifie. Parce que je ne suis pas prête pour ça. « Ça devrait être assez, mais je prendrais le relais si elle, elle prend un peu trop son temps. J’ai l’habitude d’avoir un bébé pendu à mes bras quand je mange, je te souris, avant de la déposer dans tes bras à toi, le temps de récupérer tout ce qu’il faut pour faire ce fameux biberon. Si je te le propose, c’est que ça ne me gêne pas ! Je peux bien m’en passer une fois de temps en temps… » En me voyant sortir son biberon, Anaé se met à pleurer. Probablement déstabilisant pour toi, mais pas pour moi. Je sais qu’elle fait ça quand elle voit quelqu’un lui préparer un biberon, même si je n’y assiste que lorsque j’accepte qu’on le lui donne ; car, quand je l’allaite, il lui suffit juste de se jeter sur l’un de mes seins, bien plus rapide pour accéder à ce trésor qu’est le lait. « Ça va, ça va. Ça arrive. Tu sais comment lui donner, d’ailleurs ? » Et, sans vraiment attendre ta réponse, je te passe le biberon mais accompagne tout de même tes mouvements pour que tu la tiennes correctement le temps de son repas, tout en essayant de te faire prendre une position agréable. « Voilà… Ça va, comme ça ? Et tiens, prends ce gros coussin pour le mettre sous ton bras, ça sera plus agréable pour toi. » Et hop, un coussin sous le bras qui soutient ma fille. Qui ne pleure plus. Et que je ne peux m’empêcher d’embrasser sur le front. « Bon appétit mon bébé. »
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    Lien du postMar 9 Aoû 2022 - 23:16
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    Au moment même où je prononce ces mots, je les regrette. Je les regrette parce que je ne dis pas tout. Seulement, là, en suspens, je suis incapable de me confier entièrement de finir cette phrase qui soufflerait clairement mon intention. Je trouverai de la crème mais je serai la première à me proposer pour l’étaler, pour faire passer la sensation de morsures. Ça pourrait presque être romantique. Ou complètement déplacée et creepy, je ne saurais trop dire. Tout ce que je sais c’est que ce que j’ai vécu il y a quelques semaines avec mon père m’a remis les idées en place et bien comme il faut. C’est difficile à accepter mais ces pensées, je décide donc de les garder pour moi et de laisser le temps faire ce qu’il fait de mieux : construire la vie. Si quelque chose doit arriver, ça arrivera. Si ça ne doit pas arriver, ça n’arrivera pas. Et pour le moment, nos mains qui se touchent, nos auriculaires qui s’accrochent, la conversation continue, mes yeux glissant de toi à Anaé et puis de retour sur ton visage. T’es beaucoup trop belle Céleste et j’espère que tu le sais. Et je ne parle pas forcément d’une beauté plastique mais bien de tout ce qui se dégage de toi. Ce rôle de mère et protectrice ajoute quelque chose au charme que tu as toujours eu. C’est fou quand j’y pense. Fou mais agréable, parfait, délicat. Il faudra que j’y aille un jour. Pour voir tout cela. Et puis, ça permet de prendre quelques jours loin du tumulte de la ville… Ce qui n’est jamais désagréable. J’ai grandi en ville, suis habituée des coups de klaxons à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit mais je sais apprécier le calme des endroits qui se veulent reculés. Je n’ai aucun doute à émettre sur le fait que Nantucket fait partie de ces villes où ceux qui ont plus de moyens se posent l’été pour profiter du soleil, de la plage de sable fin et qui gardent l’opportunité de se rendre au bureau, si besoin. Je crois que ça pourrait me plaire. Mais là, avec l’été à moitié consommé, ce n’est pas franchement ce à quoi j’aspire. Chaque chose en son temps, ce n’est pas ce que je me disais il y a cinq minutes ? Si, clairement. Rien ni personne ne pourrait me dire où je me trouverai demain, dans six mois ou même dans un an. Pas trop loin de toi, c’est ce que j’espère. J’ai toujours été assez proche puis distante avec toi, suivant tes relations amoureuses de loin et je me dis qu’au jour d’aujourd’hui, je serais presque prête à rester sans m’effacer si tu venais te mettre avec quelqu’un. J’aurais le cœur pincé, la déception de ne pas avoir été capable de me lancer parce que, même lorsque nos yeux se rencontrent à ce moment précis et que j’ouvre la bouche, je n’arrive rien à dire. Muette, incapable de trouver les mots. Mais en même temps, pour dire quoi ? Autant discuter des autres, s’occuper les mains autant que l’esprit et voir si la santé nous le permet. Enfin, te le permet. La maladie que tu me caches est importante mais je ne veux pas te brusquer alors je clos le sujet d’un mouvement de tête alors que l’émotion commence doucement à me submerger. Je me répète de vivre au jour le jour depuis quelques minutes mais est-ce que toi tu peux te permettre de faire cela ? Je n’en sais rien. La seule chose dont je suis sûre c’est que cette promesse, tu ne la trahiras pas. C’est la façon dont nos doigts s’attachent, s'emboîtent qui me fait dire ça. Il y a de la force, de la conviction et tellement de douceur dans ce geste pourtant tout simple. Un moment comme je les aime qu’Anaé vient briser mais qui ne me gêne pas le moins du monde. C’en est drôle. L’équilibre partiel, la bascule et tes réflexes. Je crois qu’avec moi, elle finissait la tête la première dans le sable. Pas glorieux mais je n’ai pas cet instinct maternel que toute femme est sensée développer à un moment ou à un autre. Ou peut-être que c’est ce qu’il se passe avec mon frère ? C’est un peu comme mon gamin ? Je ne sais pas trop. Je ne sais plus trop. On fait comme ça alors. On commence la dégustation avec tata Adriana et si ce n’est pas assez rapide, super Maman est là pour prendre la relève. Ces mots, je les souffle à la petite crapule qui est désormais dans mes bras. Je caresse son crâne et fais doucement battre ma jambe en espérant que ça la calme. Ce n’est pas du tout le cas et ses pleurs se font entendre un peu plus. Je ne suis pas douée avec les enfants mais aussi nulle, je ne pensais pas… Oui oui. Enfin, je crois. Je sais qu’il ne faut pas les allonger complètement, qu’il ne faut pas que le biberon soit trop plat sinon ça fait venir de l’air et c’est mauvais pour leurs petits estomacs. Je connais le côté théorique mais sur la pratique, il y a de nombreuses choses à voir. De toute façon, je sais que je peux compter sur toi pour me guider, pour me permettre de bien nourrir Anaé mais aussi de me sentir tout sauf idiote. La tétine dans sa bouche, elle ne pleure plus et va même jusqu’à poser sa main sur mon bras. Ce contact inédit m’arrache un sourire et je ne fais pas trop attention à ce que tu dis. Je profite juste de ce moment et me replace correctement lorsque le coussin est posé sous mon bras. Je te regarde et enchaîne la conversation Alors dis moi, vous avez prévu quoi pour ces vacances ? Tu restes jusqu'à quand déjà ? Je m’intéresse réellement à la question, espérant que nous pourrons trouver d’autres moments à passer ensemble. Avec ou sans Anaé, je ne sais pas si tu as de la famille ou des amis dans le coin qui pourrait avoir envie de s’occuper d’elle ou bien si son père est là pour le faire. Merci au fait pour l’autre jour et Paris. Je ne t’ai pas vraiment remercié… Mais l’échappatoire que tu m’as offert était tout ce dont j’avais besoin et ça m’a fait beaucoup de bien. Je me suis rendue compte que le comportement de mon père n’était pas normal - bien que je n’avais aucun doute là-dessus - mais aussi que je pouvais compter sur toi. Je te ferai bien un baiser sur la joue pour te remercier mais je ne voudrais pas déranger miss Anaé. Qui descend son biberon avec rapidité. Il va falloir que je lui tire la tétine de la bouche pour qu’elle fasse une pause et son rot de mi-consommation quand on y sera arrivé. Enfin, je crois. C’est ce que Google dit mais que dit la super maman ? Je verrai plus tard. Le moment présent. Restes ici Adriana. Merci.
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    Lien du postLun 15 Aoû 2022 - 16:06
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    20 juillet - @Adriana Escamilla « C’est ça, et ce n’est pas plus mal. Et si tu n’as pas envie de partir toute seule et que tu n’arrives pas à trouver la compagnie idéale, tu sais que tu peux penser à moi. Ou à nous. » Si un séjour en présence d’un bout de chou ne te dérange pas. Mais ça, ce n’est que si tu n’es pas en bonne compagnie. Je me doute que tu dois avoir au moins une personne en tête quand tu penses à un potentiel voyage sur l’île de Nantucket. « Tata Adriana, dis-je en retenant un rire un peu moqueur – pas dans le mauvais sens du terme, plutôt dans le sens… amusé. Oui, c’est ça. Un rire quelque peu amusé. C’est chou ! » C’est qu’elle en a, ma crevette, des oncles et tantes de cœur. Tata Adriana, Tata Maxou, Tonton Gaspard, Tonton Elias (même s’il ne s’est jamais autoproclamé comme ça – mais je suis sûre que Louise et Anaé seront de grandes copines, alors il n’y échappera pas), Tonton Nate, Tonton Ilan, Tonton Cae… Comme Elias, certains ne se sont jamais surnommés comme ça, mais vu l’engouement qui a fini par entourer la naissance de ma fille, je suis sûre que beaucoup se considèrent intérieurement comme tel. Je repense à Nate et Caesar qui étaient doux et intéressés la fois où nous nous sommes vus après mon retour du Wyoming. Quand ils ont voulu la prendre dans leurs bras et la garder contre eux, lui donner un petit biberon… C’est à ton tour, maintenant. Mais comme tu n’as pas l’air très sûre, je préfère te donner les premiers conseils que la gentille sage-femme m’avait donnés, si jamais je ne voulais pas allaiter. « L’essentiel, c’est que tu la tiennes de manière à ce qu’elle soit toujours un peu relevée et pas complètement allongée et qu’il y ait toujours du lait dans la tétine. Et que tu te détendes. Pas besoin d’être crispée, ça va bien se passer. » Non pas que tu sois stressée, c’est juste à titre d’information. Car ça ne sert à rien, à part fatiguer les muscles plus vite et à potentiellement stresser le bébé. Donner le sein ou le biberon devrait être un plaisir, un moment vu comme particulier, calme et plein de douceur. Alors oui, au bout d’un moment, la crevette commence à se faire un peu plus lourde ; mais pas besoin de se crisper. On maintient sa tête, on ajuste sa position, et on continue de profiter du moment. Mais c’est bel et bien en prévision de ça que je glisse un bon coussin sous ton bras – ça sera mieux, crois-moi. Mes prunelles se posent alors sur vous, et je souris. Vous êtes belles comme ça, toutes les deux. Puis, finalement, ça a l’air de te plaire, de partager ce fameux moment avec elle. « Je n’ai pas vraiment de date de retour. J’ai beaucoup trop envie de profiter du Summer Camp cette année. » Puisque l’été dernier, ce n’était clairement pas le cas. Clairement pas la même chanson – loin de là. L’été dernier, c’était la chambre stérile, le visage des médecins penché au-dessus du mien, le masque à oxygène sur le nez, les premiers pas après avoir passé une vingtaine de jours dans un sommeil particulier. C’était également la machine à oxygène transportable, les promenades dans le parc de l’hôpital avec un fauteuil roulant, les exercices respiratoires. La rééducation musculaire, aussi. La fatigue et l’essoufflement – seules choses communes à cette année. Mais ça, c’est parce que la bronchite n’a pas été très sympathique. D’ailleurs, en voilà un reste : quelque chose qui se coince dans ma gorge et qui précède une quinte de toux. Pas de quoi s’inquiéter. Je m’éclaircis la voix avant de continuer, « Pardon. Nous avons prévu de nous reposer, déjà. Je croise le regard d’Anaé, aux yeux entrouverts. Ouh, ça sent la fatigue, ça. Histoire de nous remettre de toutes ces heures de vol. Puis nous verrons bien ! J’ai des amis à voir, et je compte zieuter le programme pour voir ce que je peux faire ou non avec Anaé. » S’il y a des visites que je peux faire avec elle, je compte bien les faire – un parc, un zoo, une ferme, un marché… sinon, ce sera la plage, la piscine, des balades aux heures les moins chaudes. Ce n’est pas parce que j’ai un bébé que je dois me (nous) priver de tout ; au contraire. Il y a tant de choses à voir, à découvrir. Et je suis intimement persuadée que si je l’habitue déjà à crapahuter partout et à voir autre chose que la maison, elle pourra devenir curieuse, s’intéresser au monde qui l’entoure. Tout comme je suis persuadée du fait que, si je l’habitue à voir du monde – comme mes amis – assez souvent, elle deviendra une enfant sociable. Dans tous les cas, ça ne peut qu’être bénéfique, puisque je fais également attention à respecter son rythme et ses besoins. Je ne vais pas aller me balader dans le désert en pleine journée avec elle. Je sais également dire stop quand elle a besoin de se reposer. Il n’y a pas de mode d’emploi, que les convictions de la jeune maman que je suis – et j’essaie de faire les choses bien. C’est le plus important, non ? « Et toi alors ? Jusqu’à quand es-tu en vacances ? » Car tu es une acharnée du travail, mon Adriana ; ce fut d’ailleurs un véritable plaisir de savoir que tu avais décidé de ramener ton joli minois en Afrique, toi aussi. « Je trouve ça bien, que tu aies pris un peu de vacances, toi aussi. Ça va te faire du bien, tu vas voir. Parce que je pense que ça fait un moment que tu ne t’es pas autorisée à lever le pied, je me trompe ? » Regarde : ne sommes-nous pas bien, là ? Les pieds pratiquement dans le sable et dans l’eau, ce beau paysage à perte de vue, le calme qui règne en maître. Un œil à ma petite princesse qui profite goulûment du repas que tu lui donnes, et je secoue doucement la tête. « Tu n’as pas besoin de me remercier pour ça, tu sais. C’est normal. Nous sommes amies, non ? Petit sourire qui se fraie un chemin sur mes lèvres. Je sais que tu aurais fait la même chose pour moi. Je suis là pour toi, je l’ai toujours été. » Même s’il y a eu des moments où nous n’avions aucune nouvelle l’une de l’autre. Mais je ne sais pas, je n’en ai jamais fait un (gros) drame – alors que, lorsqu’on m’abandonne, il y a toujours des répercussions. En général, il faut me réapprivoiser, me prouver que je peux avoir confiance encore une fois… Et j’en joue, aussi. Je le fais bien comprendre, je suis froide. Mais avec toi, c’est différent. Ça revient plus rapidement qu’avec les autres. Peut-être parce que je sais, au fond, que tu finiras toujours par revenir. Un jour ou l’autre. « Pfft, tant que tu ne lui retires pas le biberon de la bouche ! » Je ris et, amusée, m’approche de vous deux, tends ma joue pour que tu puisses t’exécuter. Si tu y tiens à ce baiser sur la joue, je t’offre ce moment ! Souris, ferme les yeux, patiente un bref instant.
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