::  :: RPs Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

(flashback) Milys & Milan ✗ It's a Plane, It's a Bird, NO, IT'S SUPERMAN

Invité
Invité
Anonymous

(#) Mer 2 Jan - 16:49
Invité
C'était une soirée comme les autres. Une soirée tranquille. Et sur l'instant, Milan n'avait même pas eu la motivation de bouger. Il n'avait même pas envie de bouger ses petites fesses, même pas pour draguer, même pas pour boire. Rien. Il s'était allongé - ou plutôt affalé- sur son canapé, attendant et zappant patiemment que les choses se fasses. Mais il se faisait clairement chier. Rien à la télé, rien à faire à la maison. Une maison bien trop grande achetée par papa pour se faire pardonner, encore et toujours, d'avoir épousé l'ex de son fils.... Bref, rien de bien folichon.

Il soupirait une énième fois avant d'être interrompu par son portable. Il décrochait, et après une petite conversation avec un ami, il se laissait convaincre de bouger son cul. Il se levait donc du canapé, remontant les escaliers de la maison pour choisir une tenue adéquate. Rien de bien spécial, ils allaient juste boire un verre, histoire de ne pas rester avachi sur le canapé. Il se laissait donc tenter simplement par un jean et un tee shirt gris, une veste en cuir pour accessoiriser le tout et c'était parti.

Le bar qu'il fréquentait, il le fréquentait depuis un bon moment. Le gérant le connaissait bien, et le considérait un peu comme son fils. C'était bien l'une des seule personnes, d'ailleurs, avec qui Milan était toujours agréable. Il posait sa voiture sur le parking du dit bar, saluant son ami avant de rentrer dans l'établissement. Ce n'était pas le genre d'établissement hyper fréquenté, ni hyper fréquentable. Milan n'avait jamais eu de problème là dedans, et il aimait le fait , justement, qu'il n'y ai jamais beaucoup de monde.

Et puis ça évitait les filles qui pétaient plus haut que leurs cul, et les fils à papa qui traitaient les gens comme de la merde. Bon, c'est pas faux, ça décrit bien Milan, MAIS, ici, il n'était pas comme ça. Il saluait le gérant, s'asseyant sur un tabouret directement au bar. Puis il scannait l'établissement. Quoi ? Il n'allait quand même rentrer seul, si ? Commandant une bière, il repérait de loin une petite blonde qui lui plaisait bien. Impossible de lui donner un âge à vrai dire. Il n'était pas sûr qu'elle soit majeure, mais en même temps le gérant n'était pas du genre à pas vérifier....

"Tu connais ?" Il indiquait la jeune fille du coin de la tête au barman, qui haussait les épaules en guise de réponse. Plutôt mignonne en tout cas, on pouvait pas dire le contraire. Il commandait une autre bière, demandant à ce qu'elle lui soit remise. "Cliché, ringard... T'as pas mieux, non ?" S'amusait son ami. Milan décrochait finalement un sourire. C'est vrai que ça paraissait ringard, mais il n'avait pas envie de l'aborder. C'était lourd. En vérité, il n'y a aucune bonne manière de signifier à quelqu'un qu'elle nous plaît. Il attendait que son verre arrive à la jeune fille avant de le lever en guise de "A la tienne", puis reposait son regard sur le barman, entamant la conversation.

@Milys C. Musk
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

(#) Mer 2 Jan - 18:58
Invité
petite soirée. entre filles, ces nouvelles filles que tu fréquentes depuis trop peu de temps. plus simples, moins méchantes. sauf qu’elles sont comme toi. même porte-monnaie, même principes. la soirée avait commencé chez l’une d’elle. ton père te faisait confiance. passant la majorité de son temps à Los Angeles ou tu ne sais où depuis que tu as seize ans, ce n’est pas nouveau que tu sortes un soir de semaine. il ne saura pas. ou peut-être que si. dans tes followers certains doivent peut-être le connaître. malgré qu’il soit discret, qu’il ne laisse que très peu de monde l’approcher. il t’a dit de faire attention aux envieux. comme ta mère des années auparavant. mettant un simple gloss sur tes lèvres. que tu refuses de prêter à l’une des filles. peut-être amies, tu ne partages pas. tu ne veux pas de sa bave dessus, ni de ses bactéries. t’as dix huit ans. l’âge autorisé pour rentrer mais pas suffisant pour consommer. façon tu as déjà bu avant de venir. comme tu as déjà bu plusieurs fois avant. en Europe, au Canada. que ce pays pour laisser à vingt et un ans le droit de consommer de l’alcool. vous asseyant autour d’une table. appréciant la musique, ne supportant pas l’odeur du vieux parfum premier prix que vous respirez. il y a du bas peuple ce soir.
décidant de danser avec l’une des filles. tu reviens peu de temps après te désaltérer.  le temps passe, une des filles décide de parler. vous êtes moins nombreuses. une te complimente sur ta robe, tu renvoies le compliment. pour beaucoup cette soirée serait ennuyante mais c’est commun, une habitude pour vous. une ombre vient malheureusement apparaître. un des barmans arrive, déposant une bière devant toi et t’indiquant de qui elle vient. le garçon lève son verre. t’es gênée là. une des filles chuchote, disant que recevoir un verre d’un arabe ça ne se faisait pas. que c’était dangereux. elle t’exaspère. à ton tour tu lèves ton verre et en boit une gorgée. en même temps tu leur montres que tu ne crains rien. qu’il n’y a pas de poison à l’intérieur. à ton tour tu appelles le barman d’un signe de main. “un gin tonic pour le garçon.” s’il avait pu t’offrir une bière il avait au minimum 21 ans. puis c’était pas une boisson qui allait te ruiner. retournant à tes occupations, une nouvelle fille part suite à l’appel de sa mère. quel dommage pour elle. vous n’êtes plus que deux. il ne suffit que de quelques minutes pour que son uber arrive également. tu as commandé ton taxi toi, toujours pas là. qu’importe, tu patientes. tu n’as pas vraiment d’autre choix mais étant seule autour d’inconnu tu te rapproches du comptoir. celle qui aime être le centre d’attention n’aime pas pour autant se mettre au milieu de la fosse aux lions. trop dangereux, pas l’envie. sauf que les rapaces ont des yeux. il te voit seule, il t’avait sans doute repéré sur la piste de danse et profitait de ton moment de solitude pour s’approcher. sa main se pose sur la tienne. tu n’oses imaginer ce qu’il a pu toucher avant. tu repousses sa main, ce qui ne semble pas l’emballer. il avance d’un pas, tu recules de deux. bientôt tu ne peux plus, ton dos est contre le mur. certains détournent le regard. ils savent. d’autres doivent se dire que tu le désires. ses doigts caressent ton bras, son autre main te barre le passage. tu lui demandes de te laisser partir. prétextant que ton taxi était là. il ne bouge pas. t‘as peur. ce serait le moment de frapper là où on t’a appris mais il n’en veut peut-être qu’à ton argent. tout peut se régler facilement s’il le veut. tu le repousses une nouvelle fois, t’avançant vers la sortir par la même occasion mais sa main saisit ton poignet. il ne te laissera pas.  
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

(#) Mer 2 Jan - 19:22
Invité
La soirée commençait plutôt bien. Un pote, le gérant -qui était plus un père pour Milan que son propre père-, un verre. Au top. Ca ressemblait beaucoup à toutes les soirées qu'il faisait ces temps ci, noyant sa déception dans l'alcool. Ca faisait quoi, 3 mois ? 3 mois que son père avait épouser une gosse, une gamine de l'âge de son fils, qui était passé dans le lit de son fils. Lamentable. C'était pas tant pour elle. Il n'avait jamais amoureux d'elle, mais il avait confiance en elle. Non, c'était plutôt pour lui, c'était... Ignoble. y'avait pas d'autre mot. Milan était dégoûté de son propre père. Et quoi de mieux pour oublier que l'alcool ? Se fusiller le crâne jusqu'à ne plus rien éprouver.

Mais ça restait une bonne soirée. Il s'amusait, son ami lui racontait toute sorte de conneries, comme d'hab, la bière était bonne, et puis y'avait cette fille qui lui avait attiré le regard. Un peu princesse avec toutes ses copines, mais qu'importe. Il lui avait offert un verre, elle le remerciait d'un geste, il lui souriait. Rien de bien moins banale. Il finirait par l'aborder, mais pas maintenant. Et puis il était plus blasé qu'autre chose, même pas sûr qu'il l'aborde finalement." Je suis sûr de rester tard...." Son ami le chariait, le suppliant presque de rester, de savourer la soirée et se monter la tête comme avant, comme "au bon vieux temps". Mais Milan n'était pas vraiment convaincu.

"De la part de ta demoiselle." Le barman déposait devant lui un gin tonic. Il arquait un sourcil, c'était pas son premier choix, mais c'était le geste qui comptait, non ? Il tournait la tête vers elle, répétant le même geste pour la remercier avant de se l'enfiler comme un rien. Ok, pas sûr qu'il rentre en voiture. Boh, il à conduit après plus de grammes que ça d'alcool dans le sang.... S'il s'arrête à cette bière là, il pourrait être capable de rentrer sans égratignure dans quelques temps. Et puis le temps passait. Allant de conneries en conneries, Milan se disait que finalement, ce n'était pas une mauvaise idée de sortir. Mais son ami bossait le lendemain, et la soirée qu'ils s'étaient promis partait comme du vent. Un geste pour un au revoir et il s'était déjà barré.

Mais le jeune homme n'avait pas vraiment de décoller, et physiquement il n'était pas sûr de s'en sentir capable honnêtement. C'est bien la seule fois où Milan Ogan est raisonnable. Il siffla sa dernière bière, tapant la discute avec le barman avant d'entendre une conversation légèrement houleuse derrière lui. Il se retournait, observant la foule, là, les bras ballant. Il remarquait sa petite blonde de tout à l'heure, seule, un homme l'emprisonnant le poignet. Clairement il savait qui c'était, mais elle n'avait aucune envie de le suivre. Il soupirait, déçu de l'humanité. Tout le monde la voyait, personne ne bougeait son cul. Si c'est pas malheureux.

"Hey ! Fou lui la paix, elle veut pas te suivre." Il posait une main sur son épaule. Lui ne quittait le poignet de la demoiselle. Clairement elle ne pouvait pas bouger des masses. C'était facile, pas vrai ? Une nana, toute fine, toute seule, à peine majeure. Trop facile à son goût. Milan était un enfoiré. Il était du genre à ne jamais te rappeler, à tromper ses copines... Mais il avait un minimum de respect pour les femmes. En restant avec lui, tu savais d'avance où tu t'embarquait, il ne se cachait pas. il prévenait même. Et puis surtout, il les respectait trop pour forcer qui que ce soit. S'il y'a bien un truc qu'il ne supportait pas, c'était ce non respect là. On ne force pas quelqu'un, peut importe la raison, peu importe l'envie.

Le mec se retournait, c'était clairement un gamin. Un peu bourré, tout jeune, très grand par rapport à la demoiselle, mais rien de bien insurmontable pour Milan."Je viens te dire de la lâcher." Le regard froid, persuasif, Milan sentait peu à peu la tension s'emparer de lui. Lui qui avait des problèmes à gérer sa colère.... C'était le genre de gars qu'on ne doit pas énerver. Sous aucun prétexte. Le gamin le poussait, raillait, lui demandant de s'occuper de ses affaires. Milan laissait échapper un rire narquois, se mordant la lèvres avant de jeter son regard sur le garçon.

"Je ferais pas ça à ta place....Dernière fois....LÂCHE.LA." Mais le jeune homme n'écoutais déjà plus, aveugler par la beauté de la jeune fille et l'alcool probablement. Alors Milan prit les devants, puisque personne ne se décidait. Puisque tout le monde restait là à observer la scène. Il empoignait la capuche du sweat du garçon, la tirant vers lui et lui faisait perdre l'équilibre. Pas compliqué avec ce qu'il avait ingurgité, et surtout pas compliqué pour Milan, puisque ce garçon s'apparentait à une brindille à ses yeux. Et là, comme un trou noir. Il ne se contrôlait plus, comme une autre personne prenait possession de son corps.

Comme s'il n'était plus lui même, les poings serrés, ces derniers finissaient dans la figure du garçon, déjà à terre, encore et encore. Là où un ou deux coups auraient suffit, Milan n'arrivait plus à s'arrêter. Il frappait, encore et encore. Le sang tâchait déjà ses poings, mais lui ne le voyait pas, il ne voyait plus rien. Il laissait la colère l'envahir, et ça lui faisait un bien fou.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

(#) Mer 2 Jan - 20:59
Invité
un soir comme les autres pour toi, pour vous. pour les soûlards, les étudiants de la ville. à croire que l’alcool était fait pour tous. qu’il réunissait parfois et que par moment il détruisait. tu ne boiras pas plus une fois avoir passé la porte. tu n’as pas de fausse carte d’identité. tu ne saurais même pas à qui la demander et tu serais bien trop rouge au moment du contrôle. t’étais pas une délinquante. une méchante fille. casier vierge, pas grâce à tes fréquentations mais à une inconnue. elle t’a sauvé. ton père, ta réputation et toi. se racontant les dernières actualités, les dernières rumeurs autour d’un cocktail sans alcool bien trop sucré. dans une musique presque ahurissante qui vous obligez à parler trop fort. aucune discrétion. un blanc et tout le monde risquait d’entendre de quoi vous étiez en train de parler. vous preniez le risque. après tout vous êtes jeunes, irresponsables.
le barman qui venait d’arriver avait sûrement tout entendu. il ne dirait rien parce qu’il doit en entendre tous les jours. vos regards voulaient déjà tout dire. vous ne compreniez pas. puis en posant la boisson devant tes yeux il avait répondu à la question que vous vous posiez toutes. qu’est ce qu’il faisait là ? une nouvelle question arriva. de qui cela venait il. la réponse ne tarda pas. un garçon leva son verre pour se montrer. puis en répondant à son geste il n’en fallait pas plus pour que des messes basses apparaissent. quelques secondes après elles étaient déjà passées à autre chose. critiquant la femme du professeur de littérature. à ton tour tu offris une boisson au garçon. ça s’arrêtera là, rien de plus. minuit sonna, une cendrillon partit. les autres ne tardèrent pas. tu te retrouvas seule. un trop court instant avant qu’on ne vienne te déranger. ce n’est pas la première fois que ça t’arrives mais tu as tendance à tomber sur plus compréhensible. le garçon a bu, tu pourrais jurer lire dans ses yeux sa mauvaise intention. les secondes semblent des heures. aucun échappatoire. il ne te laissera pas t’échapper. pas cette chance ce soir. pas de scandale te rappelas-tu. les mots de ton père qui t’avait attrapé par les épaules les jours de la mort de la pauvre petite. plus de scandale, jamais de scandale répétait il. une larme coule sur ta joue alors que tu agites ta main. un moment il en aura marre. avant toi. tu entendis enfin une voix, quelqu’un qui lui parla. il arrêtera et tu partiras. se retournant sa main agrippant toujours ton poignet, tu fus obligée de t’avancer. il n’était pas doux mais la sensation s’évapora quand ton regard tomba dans celui du garçon de la bière. il venait t’aider et subitement tu repensais à cette larme sur ta joue. elle te faisait honte. le ton monta, des curieux se tournèrent. tu ne voulais pas ça. une nouvelle fois le garçon lui demanda de te lâcher. «on peut tout oublier si tu me lâches maintenant. » tu n’en parleras pas. tu n’irais pas voir les policiers. le sale type te regarda avant de se concentrer sur le garçon de la bière. de sa main libre il le poussa alors qu’il resserrait son emprise sur toi. tu ne voulais pas qu’il l’écoute. qu’il te laisse avec lui. t’étais prête à l’avouer pour une fois, à ne pas te cacher derrière le masque que tu te forges. t’as peur et pour la première fois tu comprends ta mère. vous êtes des proies faciles et convoitées dès lors que papa ou le mari a de l’argent. tout se passa rapidement. il répéta une dernière fois avant de l’attraper. tu fis légèrement emporté par le garçon avant qu’il te lâche sans avoir aucun autre choix. tu reculas une fois tremblante, les gens s’approchèrent et tes yeux ne pouvaient quitter le corps de celui qui t’avait aidé. ton sauveur. c’était trop. il n’en méritait pas tant. tu t’en fichais qu’il meurt, il n’était pas important pour la société mais tu ne voulais pas que ton nom soit relié à un crime. puis pour tout avouer tu ne voulais pas que le garçon se retrouve avec un meurtre sur les mains. « arrête s’il te plaît. » tu attrapas son bras mais sans surprise il était bien plus fort que toi. « tu vas le tuer arrête. » une nouvelle larme coula avant que ta main ne vienne claquer sur sa joue. tu regrettais aussitôt. tu n’étais pas une fille violente, tu détestais juste qu’on ne t’écoute pas. ta main attrapa la sienne. tu ne l’invitais pas à sortir, tu voulais le forcer à sortir de ce bar avec toi. les policiers risquaient d’arriver. tu n’en savais rien en fait. tu ne voulais juste prendre aucun risque alors que le sang du coupable rentrait en contact avec ta peau.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

(#) Mer 2 Jan - 21:31
Invité
Il ne se contrôlait déjà plus. C'était fini, il était comme parti. Son corps réagissait seul, son esprit, lui, était bien loin. Il était ailleurs, comme possédé. Il était plus loin, loin de tout, loin de tout le monde et tout ce merdier. Loin de l'humanité qui le décevait au plus au point, loin des conséquences qui lui tomberont sur la gueule. Parce qu'évidement, demain on l’appellerait, demain il serait convoqué, demain il risquerait gros, mais demain n'est pas encore arrivé. Et pour le moment il s'en fiche éperdument. Demain est un autre jour.

Pour l'instant, son corps réagit seul, emporté par une vague de colère, de haine. Il frappe sans relâche le pauvre garçon qui ne peut plus se défendre. Le sang s'écoule, et la petite blonde le supplie d'arrêter. Des flash lui reviennent en tête; Toutes ces bagarre à l'école, toutes ces fois où les mots ont dépassé les pensées, toutes ces fois où ses poings se sont rués sur un autre garçon... Toutes ces fois où sa mère à été déçue de lui, de sa colère. Toutes ces tentatives pour se calmer, en vain. Ses parents avaient tout essayer, l'inscrire en sport, lui trouver une activité plus calme, essayer le yoga, les méthodes de relaxation, mais rien ne fonctionnait.

Lui même ne comprenait pas d'où cette violence pouvait venir. Il n'en était pas particulièrement fan, c'était plus fort que lui, maladif. Il se contentait de penser que ça faisait parti de lui, que c'était dans ses gênes. Que ses parents, ses vrais parents, devaient être comme ça. Que c'était peut être pour cette raison qu'ils l'avaient abandonné, peut être qu'ils avaient peur de lui faire du mal, qui sait ... ? Ou peut être qu'il avait simplement du mal à contrôler ses émotions ? A vrai dire, il évitait d'y penser.

Un main se posait sur la sienne, ferme, mais douce, alors qu'il s'apprêtait à donner un énième coup à son adversaire. Il s'arrêtait net, comme s'il venait de retrouver ses esprits, alors que deux homme le plaquait déjà contre un mur pour tenter de le contenir. Pas de violence, juste du recul. Milan se laissait faire, contemplant le corps du garçon qui venait de perdre connaissances. "Laissez le !" Le gérant débarquait, s'adressant aux deux hommes qui maintenant le garçon. "Je vais te demander de t'en aller fiston..." Premièrement, le gérant en question n'aimait pas particulièrement qu'il y ai du grabuge dans son établissement, et deuxièmement, il se doutait que ce que son petit protégé venait de faire n'allait pas être bénéfique pour ce dernier.

Milan serrait les poings. Quelque part, il se décevait tout seul. Oui, il avait défendu la petit blonde, et il recommencerait sans hésiter. Mais ce combat n'était pas équitable, il aurait dû s'arrêter bien plus tôt, donner des coups bien moins fort. Pousser le petit con qui gisait sur le sol aurait suffit. Mais il avait laissé ses émotions le dépasser. Milan observait la salle. Les gens étaient entre la peur, l'admiration et le "je vais te casser la gueule aussi". Le garçon remit sa veste et s'apprêtait à sortir lorsqu'il aperçue la petit blonde.

Il s'arrêtait devant elle, prenant une légère inspiration. Il avait dû l'effrayer. Ce n'était pas son intention, c'était tout le contraire. Mais pour la plupart des gens présent ce soir là, il inspirait la peur. "On t'as demandé de partir !" Le jeune homme ne prêtait pas plus d'attention que ça à son interlocuteur, lui lançant un simple doigt d'honneur sans même poser le regard sur lui. A vrai dire son regard ne se détachait pas de celui de la demoiselle. "... Ca va ?" Simple, mais sincère. Il ne partirait pas avant de s'assurer que la petite blonde allait, en effet, bien. Il ne pu s'empêcher d'ajouter; "Je tenais pas à t'effrayer... Je voulais pas que ça parte aussi loin...." Ca aussi c'était sincère.

"Ogan, casse toi avant que les flics ne débarquent." Milan fit un signe de la tête, puis quittait l'établissement en silence. A vrai dire, il se doutait qu'il n'y échapperait pas, qu'ils viendraient forcement le chercher vu l'état du petit. Il rejoignait sa voiture non loin de là, s'asseyant sur le capot et s'allumait une cigarette. Une pause. Il avait juste besoin d'une pause.... Ses mains couvertes de sang tremblaient encore.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

(#) Mer 2 Jan - 22:29
Invité
tu n’es pas responsable. la victime ne l’est jamais. les hommes sont des bêtes, pleine de testostérone. ne sont que des animaux tentant de protéger leur territoire ou d’en trouver un. certains sont bienveillants et viennent sauver ceux qui se font envahir. on a envahi ton intimité ce soir. tu as certainement loupé ton taxi mais tu n’y pensais même plus. tu n’as même pas pu lire si tes amies étaient bien rentrées. c’était le rituel après chaque soirée d’envoyer un message. on prend soin des gens qu’on aime maman disait. est ce qu’il pensait pouvoir bien t’aimer pour te sauver ? ou sauvait il toutes les demoiselles en détresse ? ta vision est trouble, tout semble flou. la musique n’est qu’en second fond. des gens parlent mais ce qui se fait davantage entendre ce sont les coups. on dirait presque que tu n’entends que ça. alors que de es yeux tu vois un liquide rouge s’écoulait. c’est trop. le gamin a ton âge et tu n’oses imaginer ton état si on te faisait ça. te relèverais-tu ? t’en doutes. inconsciemment tu le frappes et ta main attrape la sienne. tout redevient calme. tout le monde regarde, tout le monde se tait. t’aimerais oublier. sauf qu’à peine ta main en contact avec la sienne que la violence reprend. il se fait plaquer contre un mur trop brusquement à tes yeux. tu n’oses regarder le garçon encore au sol, tu ne quittes pas des yeux l’autre à qui on demande de partir. tu n’es pas responsable. immobile ses yeux se plantent dans les tiens quand il te fait face. sa voix est plus douce. elle est presque enivrante à ce stade. doucement tu hoches la tête de haut en bas. il n’a pas l’air de t’en vouloir. pour l’histoire, la claque. encore une fois silencieuse, tu souris poliment. t’as perdu ta langue alors que tes tremblements ne se calment que maintenant. Ogan. il s’appelle Ogan, c’est la seule chose auquel tu penses. papa ne devra pas savoir. il t’inscrivait aux cours d’auto-défenses qui ne t’intéressent pas. il ferait enfermer le petit jeune sans qu’aucun de vous n’ait de scrupule mais cela aurait d’autres conséquences sur ta vie. que tu n’assumeras pas. tu le vois quitter l’établissement et inconsciemment tes pieds le suivent à une voiture. brillant, tu ne sais plus quoi faire. il est assis face à toi. il te voit aussi bien que toi. tu te rapproches. « pourquoi tu as fait ça ? » il ne te devait rien et maintenant c’est toi qui lui dois quelque chose. il t’a sauvé après tout. dans d’autres circonstances tu te sentirais comme l’actrice principale d’un film d’action mais c’était la vraie vie. et la vraie vie ça craint. sortant de ton minuscule sac un paquet de mouchoir tu lui tendis. qu’importe si tu en avais encore un peu sur les doigts, tu n’étais pas responsable toi. il ne t’arriverait rien. « Ogan ? » tu attendus que ses yeux se reposent dans les tiens. « je peux te remercier comment ? je peux vous tutoyer d’ailleurs ? » comme si tout revenait à la normale. tu n’avais fait preuve d’aucune politesse à le tutoyer comme si vous vous connaissiez. il ne sait rien de toi. tu connais juste ce qui semble être son prénom.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

(#) Ven 11 Jan - 17:27
Invité
Le jeune homme s'était assis sur le capot de sa voiture, sortant son paquet de cigarette et en fumant une comme si ça l'aiderait à se calmer. Mais ça n'aidait pas. Ses mains tremblaient encore. Le sang séchait petit à petit avec l'air. Pas le sien, ce n'était jamais le sien. Et ce n'était pas la première fois que ça arrivait. Ca arrivait bien trop souvent si on en croyait sa mère. Il fermait les yeux un instant, tirant sur sa cigarette, soufflant lentement la fumée comme pour se concentrer sur autre chose.

Des bruits de pas, de talons, le fit sortir de ses pensées. Il tournait la tête pour y découvrir la petite blonde qui le rejoignait. Il roulait des yeux, reposant son regard sur l'horizon face à lui."Pourquoi tu as fait ça ?" En tant normal, il l'aurait envoyé bouler probablement. Mais il avait été assez en colère pour aujourd'hui, et elle avait été assez agressée pour aujourd'hui. "Parce que t'avais l'air d'avoir besoin d'aide et que personne ne bougeait son cul.... Et parce que ce genre de gars là.... Ca s'arrête pas avant d'avoir été frappés." Il baissait le regard sur ses poings. Il avait été trop loin, le pousser à terre aurait sans doute suffit. Il n'avait aucune idée de l'état du gamin, de son état de conscience non plus. Est-ce qu'il finira à l'hôpital, ou serait il seulement honteux d'avoir été amoché demain matin ?

"Ogan ?" Le jeune homme tournait la tête, arquant un sourcil. Elle l'appelait vraiment par son nom là? Puis il remarquait les mouchoir qu'elle lui tendait. Hésitant il en prit finalement un. "...Merci." S'essuyant les mains comme il pouvait . Il n'avait aucune envie de garder tout ce sang de toute manière. Et ça n'aidait pas vraiment à le calmer. Il enfouis le mouchoir dans sa poche avant de reposer son attention sur la petite blonde. "C'est mon nom de famille....Ogan. Le gérant m'a toujours appelé comme ça. Je m'appelle Milan...."

Qu'elle appelle les flics ou non, quelqu'un d'autre s'en chargera pour elle de toute façon, et beaucoup là bas le connaissait très bien. Ca ne servait à rien de mentir donc. "Je peux te remercier comment ? Je peux vous tutoyer d’ailleurs ? " Il riait un instant, il avait l'impression de respirer de nouveau. Comme s'il n'avait pas rit depuis des lustres. La voix de la jeune fille l'avait calmer quelque part. Douce, tendre. Ce genre d'intonation lui manquait en faite... "Par pitié oui, tutoie moi !" Il descendait du capot de la voiture, se rapprochant de la jeune fille qu'il dépassait largement, s'arrêtant à quelques centimètres d'elle. "T'as pas à me remercier. Pas pour ça.... Ecoute je suis désolé. J'aurais préféré que t'ai pas à voir ça..... J'ai été trop loin, j'en suis consciens. J'espère au moins que ça ne te donne pas une mauvaise image de moi ?" Il ponctuait sa dernière phrase d'un sourire.


C'est pas vraiment qu'il s'en fichait mais il se disait qu'il ne la reverrait sans doute jamais cette petite. Il reprit son sérieux, replaçant une mèche des cheveux de la blondinette derrière son oreille qui cachait son visage, avant de remettre ses mains dans les poches et de poursuivre. "Tu devrais pas traîner dans ce genre d'endroit. C'est dangereux pour les filles comme toi.... T'as l'air d'une princesse, et eux c'est loin d'être des princes." C'était plutôt remplis d'ivrogne et de gens plus louches les uns que les autres. Lui se savait en sécurité, personne n'osait vraiment l'approcher, presque tous les habitués savaient qu'il ne fallait pas énerver le garçon. Mais elle, visiblement elle ne faisait pas le poids sans quelqu'un pour la protéger.

Il écrasait son mégot par terre avant de se tourner vers sa voiture, ouvrant la portière, il s'arrêtait un instant, refermait la portière et se tournait de nouveau vers son interlocutrice. "Tu rentre comment ? T'habite loin ?" Ouai dit comme ça, ça fait pas du tout pervers ou stalker.... "Je veux dire.... Je suis peut être pas la meilleure compagnie du monde mais.... Je te laisse pas rentrée seule. Pas après.... ça.... Je te ramène ?" Elle pouvait dire non, il ne lui en voudra pas. Et il lui faisait probablement peur maintenant. Il lui restait quelques malheureuses gouttes de sang le long de quelques unes de ses phalanges, alors oui, elle pouvait faire demi tour. Mais il n'était pas tranquille à la laisser dehors, toute seule. A partir en ne sachant pas si elle pourrait rentrer. Marquez cette date sur le calendrier ; Milan se soucis de quelqu'un d'autre que lui même !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

(#)
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
I LOVE HARVARD ::  :: RPs-
Sauter vers: