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Cette nouvelle version est signée nympheas et persona. Comme vous pouvez le constater, des nouveaux codes ont été mis en place pour donner un petit vent de fraîcheur à notre beau forum et pour ce miracle, on remercie aussi persona. Merci aussi à dark dreams. pour l'installation et la personnalisation de plusieurs tutoriaux ainsi que pour son aide dans les réglages des nouveaux codes ainsi que leurs bugs. Nous remercions également cc crush (listings des membres), ange tuteur (messenger) et never utopia (barre latérale) pour leurs aides précieuse.



 

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LINK THIS POSTDim 13 Mai - 14:57

life is so ironic it takes sadness to know what happiness is, noise to appreciate silence absence to value presence. // AVGEROPOULPE,

j’avais mal au ventre. j’avais vraiment mal au ventre. et ça, depuis une semaine. depuis que nora-blue avait passé la porte du magasin de cupcake en fait. puis aujourd’hui, c’était le grand jour. donc techniquement, on était censées prendre la route pour aller à la nouvelle orléans. retrouver mes parents et avoir peut être des explications dans le lot. ouais, mais j’appréhendais. j’appréhendais énormément. d’autant plus que j’étais censée récupérer la blonde sur le parking d’harvard et qu’on allait donc prendre l’avion toutes les deux. sauf que clairement, je ne lui avait pas adressé un mot de la semaine hormis pour convenir de l’heure de rendez-vous et prendre les billets alors clairement, ça risquait d’être un peu étrange. d’ailleurs, on avait fait le peu de route dans le silence le plus complet et j’crois qu’en fait, on était toutes les deux complètement mal à l’aise. c’était dans le même silence qu’on enregistrait nos billets, qu’on patientait dans la salle d’embarquement puis qu’on montait dans l’avion. probablement qu’on ne savait pas quoi se dire en fait. ouais, ça devait être ça. et j’avais fini par mettre mes écouteurs partant dans un autre monde pour les quatre heures de vol qu’on devait se taper. […] poussant un soupir, je dépassais la foule pour pouvoir enfin respirer un peu d’air frais, nora-blue sur mes talons. j’savais que je ne pouvais pas continuer comme ça, à quasi l’ignorer. elle n’y pouvait rien, je n’y pouvais rien non plus, fallait pas qu’on commence à se rendre responsable de la situation. « tu verras, ça ira » en fait, j’en savais rien mais je tentais de me montrer rassurante. levant la main pour interpeller un taxi, je lui fournissais l’adresse et une vingtaine de minutes plus tard, on était à destination. « panique pas, ils sont sûrement encore au boulot, on va être seule » ce qui lui laisserait le temps de se familiariser un peu à l’endroit avant qu’on fonce dans la gueule du loup. sortant mes clés de mon sac, je déverrouillais la porte d’entrée la laissant alors entrer à ma suite dans la maison. quelque part, c’était apaisant de revenir ici. ça me manquait terriblement. mais le contexte, lui, n’étais pas top alors je finissais par prendre la direction de l’étage jusqu’à ma chambre dont je poussais la porte. « tu peux poser tes affaires si tu veux »

@nora-blue burberry
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LINK THIS POSTMer 16 Mai - 23:14

life is so ironic it takes sadness to know what happiness is, noise to appreciate silence absence to value presence. // AVGEROPOULPE,

Les réponses que NB avait cherché tout au long de sa vie, elle les aurait à la fin de ce voyage. Et elle ne savait pas du tout ce qu'elle ressentait, ce qu'elle était censée ressentir parce que pour l'instant, dans sa tête, c'était... le vide. Le vide intersidéral. Sur le long du trajet, depuis le moment où Vega était venue la chercher jusqu'à l'aéroport, jusqu'à l'arrivée à leur destination, la Nouvelle Orléans, la Mather n'avait pas pipé un seul mot. Tout comme son sosie. La situation était bien trop étrange pour parler du beau temps et bien trop inconfortable pour pointer directement l'éléphant dans la pièce, donc elle ne préférait rien dire. De plus, le plus souvent, NB ne contrôlait pas ce qui sortait de sa bouche donc il était réellement préférable de rester muette, à s'imaginer les dix milles scénarios plausibles qui pourraient se dérouler ce week-end. Vega semblait faire de même. Jusqu'à leur arrivée, où celle-ci avait apparemment décidé de ne plus jouer au jeu du silence, avec un  mot d'encouragement pour NB, ce qu'elle appréciait secrètement. Cependant, sa gorge nouée ne lui permettait toujours pas de répondre, elle s'était contentée d'un simple sourire gênée. Et rien ne s'arrangeait quand elles arrivaient à la maison d'enfance de la jeune femme; maison qui en bouchait un coin à la Mather et lui tordait l'estomac. C'est ici que j'aurais pu grandir, pensait-elle, le cœur brisé en comparant cette demeure au pauve orphelinat où elle avait grandi jusqu'à ses six ans. Elle observait les alentours, les yeux grands ouverts, la bouche-bée, le cœur battant. Vega mentionna rapidement l'absence des parents et NB avait lâché un soupir de soulagement qu'elle ignorait détenir, avant de suivre son sosie la diriger dans sa chambre. Inutile de préciser que la pièce était tout aussi majestueuse que le reste de la maison.  « Très belle chambre.. » Elle partagea ses pensées à voix haute d'un murmure à peine audible mais elle était sûre que Vega l'avait entendu. Tout comme elle devait avoir entendu, aperçu l'envie et la pointe de jalousie dans sa voix. Elle aurait pu grandir ici, aussi. « Hm, à quelle heure ils seront là exactement ? » Pas besoin de préciser de qui elle parlait, tous deux avaient entreprit ce voyage pour une raison et une seule. « Est-ce.. est-ce que t'as.. peur toi aussi ? » Qu'elle lança ensuite, la voix tremblante, le regard fuyant et tripotant la manche de son haut anxieusement. Elle voulait savoir si elle était la seule dans cet état, parce que oui, elle avait plus que peur actuellement, elle était effrayée.
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LINK THIS POSTVen 18 Mai - 12:29

life is so ironic it takes sadness to know what happiness is, noise to appreciate silence absence to value presence. // AVGEROPOULPE,

c’était étrange parce qu’un côté de moi aurait voulu que les choses soient plus faciles. qu’on arrive à.. communiquer ? mais j’crois qu’on était toutes les deux un peu trop sur le cul pour pouvoir avoir ce genre d’espérance. peut être que ça s’arrangerait avec le temps, qu’est-ce que j’en savais ? pour le moment, on était juste dans le flou le plus total. on ne comprenait pas forcément ce qui était en train de nous arriver et c’était pour la peine plutôt difficile de réellement réussir à tenir une conversation. sûrement qu’on avait bien trop de question et tant que ça ne serait pas réglé, on ne pourrait pas aller de l’avant. « merci » que je soufflais pour le compliment toujours aussi mal à l’aise. et je venais m’asseoir sur mon lit jetant un coup d’oeil dans la pièce. ma mère était passé par là sans le moindre doute. tout était clean, bien rangé alors que j’étais partie en laissant la pagaille derrière moi. regardant la montre à mon poignet, je finissais par répondre. « j’dirais dans une trentaine de minutes, quelque chose comme ça. » c’était aléatoire en soit. ça dépendant les clients, le trafic pour rentrer, tout ça quoi. et j’relevais mes yeux vers toi, l’air un peu perdu. « c’est pire que ça, j’ai la trouille. » vraiment. quelque part, j’avais l’impression d’être totalement paralysée. et ouais, je flippais de ce que l’on pourrait apprendre ou non. j’savais pas si j’étais prête à entendre quoi que ce soit en fait. me décalant légèrement, ma main tapait sur le matelas de mon lit comme si je l’invitais à s’asseoir si jamais elle en avait envie. « j’suis désolée si tu m’trouves.. froide ? j’ai juste.. j’sais pas. » du mal à assimiler tout ça. du mal à te regarder aussi parce que je trouve la situation profondément choquante. y a tout un tas de truc qui m’interpelle en fait et ouais, c’est compliqué. « je.. j’sais pas comment j’ai pu passer à côté de ça. t’es forcément ma soeur. » y avait pas d’autres explications en fait. mais moi, j’voulais comprendre pourquoi. pourquoi est-ce que je ne la rencontrais que maintenant. pourquoi est-ce que mes parents avaient eu l’air profondément affectés en la découvrant. ouais, y avait trop de chose que je voulais savoir en fait.
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LINK THIS POSTDim 3 Juin - 0:43

life is so ironic it takes sadness to know what happiness is, noise to appreciate silence absence to value presence. // AVGEROPOULPE,

C'était plus que de la peur à ce stade, faut se l'avouer. Nora-Blue était au bord de l'évanouissement tellement le stress, l'anxiété, l'appréhension, la frayeur lui rongeaient de l'intérieur. Yeap, tout ça en un. C'était la raison principale pour laquelle elle n'avait pas sorti un seul mot du voyage, la gorge trop nouée et le ventre retourné. L'arrivée sur les lieux n'avait rien arrangé. La vue de la maison, de l'environnement, de Vega heureuse malgré tout de retrouver son chez soi, rendaient NB plus mal en point qu'elle le laissait prétendre. Physiquement, elle tenait bel et bien sur ses deux pieds, moralement, c'était une autre histoire. Elle devinait que Vega devait être dans un même état, ce qui n'arrangeait rien et créait un malaise visible jusqu'au Japon entre les deux jeunes femmes. NB se forçait à afficher un sourire quand son copier-coller (il fallait encore qu'elle s'y habitue), lui avait montré sa chambre et avait répondu avec un merci tout aussi gêné à son compliment. Et le malaise persistait de plus belle, ce qui poussa la Mather à commencer un semblant de conversation. Enfin. Même si c'était sur les parents.  « Trente minutes.. ok.. » Trente minutes encore pour se préparer mentalement. Elle pouvait le faire. Enfin, à qui elle va faire avaler ça. Des heures de vol à s'imaginer tout type de scénarios sur cette rencontre, et elle était loin d'être prête alors trente minutes ? Le mieux à faire, c'était de faire semblant de ne pas être si paniquée. Peut-être que Vega l'était aussi qu'elle ? « Oh bordel, ça me rassure à un point, si tu savais ! » Un énorme soulagement. Elle n'était pas la seule à le ressentir, à agir involontairement comme elle agissait, détachée et froide. Et Vega confirma ses pensées à la réplique d'après, s'excusant de ce que NB se reprochait mentalement toute seule depuis le début du voyage, ce détachement. Sur le coup, son coeur se réchauffait légèrement : c'est sûr, il n'y avait aucun doute, elles étaient sœurs. En plus du physique, elles semblaient réagir de la même façon face aux événements. Ce qui fit rire nerveusement NB, soit dit en passant. « Non, c'est sûr, il n'y aucun doute, t'es ma sœur.. » Toutes ces années à croire que Carter l'était, sa sœur, et non - ça la faisait rire. Là, il n'y avait réellement aucun doute. Elles avaient réglé cette question, l'autre, le pourquoi du comment, elles n'allaient pas tarder à le savoir. « Je suis désolée de rire, c'est nerveux.. J'ai vraiment peur. J'ai l'impression d'avoir atterri dans un film teen des années 2010 à l'intrigue assez douteuse, en fait.  » Manquerait plus que les parents expliquent qu'NB a été sauvagement kidnappé petite ou échangé à la naissance ou une sottise de ce genre et ils avaient gagné le gros lot. D'ailleurs, en parlant des parents.. « Je.. Je rêve ou j'ai entendu un bruit ? Ce sont tes parents ? Tu n'avais pas dit 30min ? » Un bruit de claquement de portes avait en effet résonné et Nb avait direct stoppé son rire, pour regarder les yeux ronds derrière elle, la panique reprenant. Peut-être que c'était juste la femme de ménage ?
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LINK THIS POSTDim 3 Juin - 16:56

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bordel, je détestais me sentir comme ça. vraiment. j’avais juste l’impression que.. c’était un cauchemar. un mauvais rêve dont je voulais absolument me réveiller parce que clairement, j’étais pas fan de tout ce que c’était en train d’engendrer. j’avais peur de ce que je pourrais apprendre, peur de ce que ça allait changer dans ma vie.. peur d’un millier de truc en fait. la seule chose dont j’étais sûre et certaine était le fait que nora-blue était ma soeur. les clones, ça n’existait pas. et ouais, là, c’était le seul truc logique pour nos deux physiques identiques. donc, elle était ma soeur jumelle et en vingt-deux ans d’existence, je n’en avais jamais entendu parler. gé-niaL on pouvait quand même rêver mieux comme situation. et l’atmosphère, elle est lourde. vraiment lourde. c’est sûrement pour cette raison que je me décidais enfin à te parler. à te dire comment je pouvais me sentir et j’crois que quelque part, ça nous permettait d’un peu mieux respirer toutes les deux. bref, j’soufflais un coup cherchant à être un peu plus détendue, un peu plus moi et j’hochais la tête à tes propos. « si l’intrigue est douteuse, c’est forcément allemand. » non mais parce que les téléfilms allemand, c’était vraiment les pires. scénario pourri, acteurs médiocres.. j’étais quasi-sûre que notre situation avait déjà été scénarisée des centaines de fois. mais pour la peine je joignais mon rire au tien. j’crois qu’on avait le même humour douteux, c’était au moins un point en commun. et je tendais l’oreille quand tu reprenais la parole, arquant un sourcil. « je vais voir » et j’étais soudainement livide parce que ouais, s’ils étaient déjà rentrés, ça voulait dire que la confrontation n’allait pas tarder. inspirant un coup, je m’aventurais dans le couloir entendant des talons claquer au sol. ouais, ma mère. puis la voix de mon père qui s’élevait quelques secondes plus tard. le ventre serré, j’repartais vers ma chambre te faisant signe de venir. « essaye de te dire que.. c’est comme un sparadrap. on va tirer un bon coup, ça va faire mal et puis ça s’atténuera. » c’était ce que j’essayais de me dire moi quand on empruntait les escaliers pour descendre dans le salon. et très honnêtement, tomber nez à nez avec ses parents dans ce genre de condition, c’était pas le top. parce que j’avais l’impression qu’une sorte de froid polaire s’était installé alors que leurs regards passaient de nora-blue à moi sans sembler s’en lasser. « j’pense qu’on a pas besoin de tourner autour du pot. » j’voulais juste des réponses concrètes. « j’crois qu’on a le droit de sa voir. » autant toi que moi.
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